Métalliance fabriquera en Saône-et-Loire les engins électriques de sa maison-mère Gaussin. Duravit se modernise à Bischwiller. Metabolic Explorer produit ses premières biomolécules sur la plateforme de Carling-Saint-Avold. Les incubateurs du Grand Est intègrent le réseau national Greentech du ministère de la Transition écologique. La ville de Dijon rénove les installations nautiques du lac Kir.



• Métalliance fabriquera en Saône-et-Loire les engins électriques de sa maison-mère Gaussin

Quelques jours après l’annonce du rachat par la Société d’Économie Mixte pour la Coopération Industrielle en Bourgogne (SEMCIB) de l’ancien site industriel de Konecranes à Saint-Vallier,  sur le territoire de la communauté d’agglomération Creusot Montceau, en Saône-et-Loire, (Lire ici l’article Traces Ecrites News), le groupe franc-comtois Gaussin lève le voile sur le transfert de deux lignes d’assemblage de ses véhicules de manutention électriques au profit de sa filiale locale Métalliance. Elles occuperont 8.000 des 30.000 m² délaissés par le fabricant de grues il y a un an.
La traction électrique est en train de trouver son marché dans secteur de la manutention. Au premier semestre 2021, Gaussin implanté à Héricourt (Haute-Saône) et coté à la bourse de Euronext Growth à Paris, a rempli son carnet de commandes de 202 engins pour la logistique et la grande distribution (gamme ATM®) et de 36 unités portuaires (APM®) pour le terminal CIT d’Abidjan, que gèrent Bolloré Ports et APM Terminals, filiale du groupe Maersk (photo ci-dessous).

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© Gaussin


Ces lignes d’assemblage opérationnelles d’ici l’automne 2021 sont dimensionnées pour une capacité de production annuelle de 450 à 500 véhicules avec un effectif de 40 à 50 personnes.

Cette opportunité immobilière (l’industriel sera locataire de la SEM) concrétise la réorganisation de Gaussin ciblée par le rachat en 2020 de Métalliance, spécialiste des engins mobiles de travaux (ferroviaires notamment) implanté dans le même bassin d’emploi du Creusot Montceau, dans la zone industrielle La Saule de Saint-Vallier. Métalliance offre de nouvelles capacités de production pendant que sa maison mère se concentrera sur la R&D, l’ingénierie et le prototypage des nouveaux véhicules à hydrogène et électriques. C.P.

 

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• Un accord de performance collective avec les syndicats permet à Duravit de moderniser son usine de Bischwiller

 

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Duravit à Bischwiller, près d'Haguenau, au nord de l'Alsace, fabrique des toilettes en céramique. © Duravit

 
Le fabricant de pièces en céramique pour la toilette Duravit mène un double investissement dans son usine de Bischwiller (Bas-Rhin) pour un montant proche de 3 millions d’€. Il consacre d’une part une enveloppe de 500.000 € à l’installation d’une cabine de peinture pour sa production de baignoires à base de résines polymères. L’équipement répondant à la demande de coloris des clients entrera en service dans les prochains jours.
Par ailleurs, 2,2 millions d’€ sont consacrés à l’acquisition d’une presse de coulage sous haute pression et d'un séchoir pour l’atelier de production de cuvettes. Opérationnel au début de l’année prochaine, cet ensemble va fortement améliorer la productivité et augmenter les cadences possibles du site, lui apportant un gage de pérennité.
« Pour un tel projet, nous avons été mis en compétition avec les pays à moindre coût, et le décrocher auprès de notre maison-mère allemande a été rendu possible par un accord de performance collective avec nos organisations syndicales », souligne Michel Avrillier, directeur général du site de 250 salariés. Ce deal flexibilise les horaires de travail notamment. Les investissements s’accompagnent de dix créations d’emploi, dont cinq embauches déjà réalisées et ils doivent permettre une hausse du chiffre d’affaires de l’usine à 25 millions d’euros en 2023, contre 23 millions en 2019 avant la crise sanitaire. M.N.

 

B 4.0


• Metabolic Explorer produit ses premières biomolécules sur la plateforme de Carling-Saint-Avold

 

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Le procédé de fermentation de Metabolic Explorer permet de produire des molécules biosourcées non OGM alternatives aux solutions pétrochimiques actuelles. © Metex/Jérôme Palle


Le clermontois Metabolic Explorer (Metex) annonce avoir produit ses premières molécules biosourcées sur la plateforme pétrochimique de Carling Saint-Avold, en Moselle. La montée en puissance cette bioraffinerie représentant un investissement de 48 millions d’€ cofinancé par Bpifrance, devrait s’accompagner de la création de 50 emplois.
Concrètement, les deux partenaires associés dans la co-entreprise Metex-Nøøvista ont produit les premiers lots commerciaux de 1,3 Propanediol (PDO). Ce produit non OGM synthétisé par fermentation est destiné à se substituer aux composés pétrosourcés sur les marchés de la cosmétique et des polymères.
Parallèlement, une ligne de purification de l’acide butyrique (AB) a été mise en service, annonce Metex. La montée en puissance progressive de cette seconde biomolécule vise à répondre aux besoins du marché de l’alimentation animale.
Pour Benjamin Gonzalez, PDG de Metex, « cette étape est en ligne avec notre ambition de devenir un acteur industriel et commercial leader, grâce à ses innovations, dans le domaine de la production par fermentation d’ingrédients fonctionnels. »
A noter que l’entreprise a acquis au premier semestre 2021 l’entreprise Ajinomoto Animal Nutrition Europe à Amiens (Somme) devenue Metex-Nøøvistago. Le nouvel ensemble emploie 450 salariés pour 201 millions d’€ de chiffre d’affaires en 2020. P.B.

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• Les incubateurs du Grand Est intègrent le réseau national Greentech du ministère de la Transition écologique

Les incubateurs du Grand Est « Quest for change » (Innovact à Reims, Quai Alpha à Epinal, Rimbaud’tech à Charleville- Mézières, Semia à Strasbourg/Mulhouse et The Pool à Metz) viennent de signer une convention de partenariat avec le ministère de la Transition écologique pour rejoindre le réseau national des incubateurs Greentech. Ce réseau vise à favoriser l’innovation des start-up et PME pour développer de nouveaux produits, usages et services pour les citoyens, sur les différentes thématiques du ministère de la Transition écologique.
Rassemblant 28 incubateurs et 215 start-up et PME innovantes sur tout le territoire national, ce réseau est une réelle opportunité pour les incubateurs du Grand Est qui, en y accédant, bénéficient d’un espace d’échanges entre pairs et d’un lieu d’actions collectives.
 « Quest for change » accompagne actuellement une cinquantaine de projets industriels sur tout le Grand Est, dont une quinzaine de projets de la Greentech, auxquels s’ajoutent une dizaine de projets ayant trait à l’économie circulaire. Le réseau réfléchit déjà aux premières actions et aux premiers événements à destination de ses start-up de la Greentech et de ses partenaires. Ils devraient être mis en place à partir du deuxième semestre 2021. J.G.

 

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• La ville de Dijon rénove les installations nautiques du lac Kir

 

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Esquisse de la nouvelle base nautique du lac Kir à Dijon. © Mégard Architectes, Wolf Mugnier Architectes et JDM Paysagistes.


Lieu de promenade dominical des Dijonnais et de manifestations de plein air (Dijon Plage, D'jazz à la plage), le lac Kir qui s’étend sur 37 ha à l’ouest de Dijon, est aussi prisé des sportifs grâce à une base nautique (9.361 embarquements en 2019.) Les installations vieillissantes (datant de 1967 et 1989), vont être remises à neuf. La  ville de  Dijon mobilise une enveloppe de 5,5 millions d'€ hors taxes pour reconstruire le bâtiment principal abritant l’entrepôt pour les bateaux et des locaux mis à disposition des clubs sportifs  (canoë-kayak, aviron, paddle et planche à voile).
Un concours de maîtrise d’Eure organisé en septembre 2021 a abouti au choix du groupement Mégard Architectes (Lyon), Wolf Mugnier Architectes (Haute-Savoie) et JDM Paysagistes (Dijon). Les travaux de construction de 2 000 m² sur deux niveaux vont se dérouler en deux phases à partir d’avril 2022, après démolition de l’ancien, et jusqu’en 2023, afin de pouvoir maintenir les activités sportives. C.P.

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