À Dijon, Son parvient à stocker l’hydrogène sous forme solide. Stellantis seul maître à bord de ses transmissions électriques à Metz. La région Bourgogne-Franche-Comté inaugure son bâtiment au pôle Viotte de Besançon. Amcor investit 13 millions d’euros à Ungersheim (Haut-Rhin). Vetoquinol (Lure) en croissance presque généralisée. Les thermes de Plombières en liquidation, celles de Bourbonne en sursis.
Bourgogne
• À Dijon, Son parvient à stocker l’hydrogène sous forme solide
L’hydrogène se stocke sous forme liquide ou gazeuse, mais chacune de ces formes présente de lourdes contraintes : la gazeuse exige une pression de 700 bars, tandis que conserver la molécule sous forme liquide demande de plonger à une température de - 253°C. À Dijon, le spécialiste des nano-particules Son entend contourner ces contraintes en stockant l’hydrogène sous forme solide. La molécule, présente à un taux d’environ 20 % dans le borazane (BH3NH3), est extraite lors d’une réaction chimique assez simple, à l’aide de nano-particules magnétiques servant de catalyseurs. Ces nano-particules peuvent ensuite être récupérées, et réutilisées 10 fois. Ayant développé une preuve de ce concept, la jeune entreprise cherche des partenaires industriels pour développer cette technologie. Celle-ci ne visera que les situations d’urgence ou le domaine militaire : le Borazane est très coûteux et le kilo d’hydrogène produit revient à environ 5.000 euros, contre 7 pour l’hydrogène industriel gris classique.
La SAS Son, avec ce nouveau développement, témoigne de son inventivité. L’entreprise, installée à Bretenière (Côte-d'Or), emploie 8 personnes et a réalisé environ un chiffre d’affaires d'environ 100.000 euros en 2024. Elle compte lever des fonds à l’été pour poursuivre son développement : entre 500.000 et 600.000 euros en equity, pour une levée globale de l’ordre de 1,5 million d’euros. A.Morel
Lorraine
• Stellantis seul maître à bord de ses transmissions électriques à Metz

Stellantis annonce le rachat de la participation du Belge Punch Powertrain dans la société créée conjointement en 2018 pour le développement des boîtes de vitesse électriques. Cette décision concerne le site de Metz-Borny et celui de Turin hérité de Fiat (Mirafiori). Le constructeur précise qu’elle « s’inscrit dans le cadre du plan stratégique visant à élargir et renouveler la gamme de véhicules PHEV et MHEV », respectivement les hybrides rechargeables et non rechargeables. Elle lui permet aussi de mener ses développements seule, en s’affranchissant des risques potentiels d’association avec cet ancien partenaire rencontrant des difficultés, en témoigne la très forte réduction en cours des effectifs de son usine de Strasbourg. Les boîtes de vitesse électriques, de type « e-DCT » à double embrayage, sortent des ateliers de Metz depuis l’été 2022. M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• La région inaugure son bâtiment au pôle Viotte de Besançon

Les nouveaux bureaux de la région Bourgogne-Franche-Comté situés sur le pôle tertiaire Viotte près de la gare de Besançon (Doubs) ont été inaugurés jeudi 30 janvier. Livré en fait en septembre 2023, le bâtiment de 7.000 m2, jumeau de celui d’en face occupé par les services de l’Etat depuis 2021, accueille 385 agents de 15 directions qui étaient auparavant dispersés sur plusieurs sites bisontins (La City, Bregille, Planoise, Castan). La collectivité a investi 24,12 millions d’euros dans cette opération qui lui permet de rationaliser son patrimoine immobilier.
Elle indique que ce regroupement sur un site unique génère « environ 640.000 euros » d’économie annuelle en loyers et charges. La région peut d’autant mieux maîtriser ses coûts de fonctionnement qu’elle a opté pour l’achat de ses locaux administratifs. Un choix différent de celui opéré dans l’immeuble voisin par l’Etat, locataire d’une société à actions simplifiées (SAS) détenue majoritairement par Aktya, la société d'économie mixte d’immobilier d’entreprise de la « grappe » Sedia BFC.
La société d’économie mixte régionale dédiée à l’aménagement et ses différentes filiales pilotent en effet le programme de reconversion de l’ancienne friche ferroviaire de Viotte en un écoquartier multifonctionnel. Après le pôle tertiaire de 27.000 m2 conçu par l’architecte Brigitte Métra, le secteur Viotte Nord, comprenant des logements, des bureaux et une crèche, devrait être finalisé en 2026. E. Prompt
Amcor investit 13 millions d’euros à Ungersheim
Le site Amcor Speciality Cartons à Ungersheim (Haut-Rhin) s’apprête à implanter une nouvelle ligne, sa quatrième, dans son activité d’impression de paquets de cigarettes. Il investit dans ce but 13 millions d’euros et créera 25 emplois s’ajoutant à son effectif de 130 salariés, indique l’Adira, l’agence de développement économique d’Alsace. Les trois lignes actuelles fabriquent 2,2 milliards de paquets chaque année, « entièrement destinés à l’export. » La « performance économique » du site, son « très bon taux de qualité » et le « haut niveau de compétences des salariés » lui ont permis d’obtenir cet investissement auprès de sa maison-mère alsacienne face aux concurrences internes venues d’autres pays, ajoute l’Adira. M. Noyer
Franche-Comté
• Vetoquinol en croissance presque généralisée

L’année 2024 a été fructueuse pour Vetoquinol. Le groupe de produits vétérinaires pour les animaux siégeant à Lure (Haute-Saône) l’a conclue sur un chiffre d’affaires en hausse de 2,2 %, à 539,2 millions d’euros. Conséquence, rapporte sa direction, d’une « croissance sur toutes nos activités et territoires », à une exception près les Etats-Unis ( - 6,9 %) qui représentent 1/5ème des débouchés. Vetoquinol n’y voit pas de signal d’alerte particulier, attribuant cette évolution à des « problèmes ponctuels », comme l’indisponibilité temporaire de produits qui a été le fait d’un sous-traitants. En Europe, premier marché du groupe familial, le chiffre d’affaires a progressé de 4,2 %, à 263,6 millions. d’euros. La croissance a été d’une même intensité pour les ventes de produits pour les animaux de compagnie (378 millions d’euros en 2024) et d’élevage. M. Noyer
Grand Est
• Les thermes de Plombières en liquidation, celles de Bourbonne en sursis

Les thermes de Plombières-les-Bains, dont l’origine remonte à Napoléon III, se retrouvent à l’arrêt. La société pour leur exploitation, propriété du groupe français Avec, a été placée en liquidation judiciaire en janvier. Elle avait accumulé les difficultés depuis plusieurs années et la fréquentation était tombée à moins de 1.000 curistes contre une moyenne de 8.000 par le passé. Les 16 salariés encore en poste sont licenciés. La mairie estime que cette liquidation « a le mérite de clarifier la situation » et d’ouvrir la voie à une potentielle solution de sauvetage. Le conseil départemental des Vosges avait mis sur la table ces derniers mois l’option d’une société d’économie mixte.
Un tel scénario de relance publique pourrait se dessiner pour les thermes de Bourbonne-les-Bains (Haute-Marne), elles aussi en difficulté. Propriété du groupe Valvital (l'opérateur entre autres à Santenay en Côte-d'Or et à Nancy), leur société d'exploitation a également placée en liquidation judiciaire en janvier. Mais la commune travaille à une reprise en association avec l'agence d'attractivité de la Haute-Marne, dans le but de maintenir les 39 emplois. Il s'agira de trouver le modèle économique adéquat pour un site dont l'exploitation a enregistré l'an dernier des pertes de l'ordre du tiers du chiffre d'affaires de 3,5 millions d'euros. M.Noyer












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