L’espace de soins et de bien-être de Haute-Marne doit pouvoir séduire en dehors des cures thermales. Son offre en prestations de bien-être et les étonnants équipements d’accueil du casino surprennent par leur qualité. Reste à convaincre les entreprises pour attirer séminaires, mini-congrès et conventions d’affaires.
Pour tous ceux, de plus en plus nombreux surtout depuis la crise sanitaire, qui aiment le tourisme vert, Bourbonne-les-Bains (1.860 habitants) répond en grande partie à cette aspiration. La seule station thermale de Haute-Marne (*) qui concentre 1.200 lits de capacité hôtelière et accueille environ 5.000 curistes en soins conventionnés, soigne les affections respiratoires et les rhumatismes, avec pour programmes complémentaires l’arthrose et l'ostéoporose.

© Valvital
Au-delà de la médecine thermale, le site commercialise des soins de bien-être en spa. Il y en a pour tous les goûts avec les bains hydromassants, des douches et modelages sous pluie thermale, des gommages, ou encore des enveloppements d’argile. Sans compter un nombre impressionnant de massages de tout le corps avec des huiles végétales naturelles et des pierres chaudes.
Malivanh Clément, la responsable d’exploitation, veille sur la qualité de ces prestations auprès d’un personnel très à l’écoute et compétent. « Le tourisme d’affaires, encore peu développé localement, devrait pouvoir trouver sa place chez nous, d’autant que nous voulons miser fortement sur notre offre bien-être en la séparant des soins conventionnés. Par ailleurs, nous réfléchissons à des programmes sportifs avec un coach », explique la jeune femme qui compte bien prospecter les entreprises, avec le renfort d'un alternant.
Un véritable lieu de vie

Antoine Liénard, responsable de l’antenne touristique de Bourbonne-les-Bains, ne souhaite pas mieux que la création de produits packagés pour séminaires et congrès, alliant bien-être, nature, culture et loisirs. « C’est d’ailleurs un axe fort de notre toute nouvelle agence départementale d’attractivité », précise-t-il. D’autant que la station thermale possède comme autre atout, un étonnant casino. Il s’agit en réalité d’un véritable complexe de loisirs.
Édith Idriss, le directrice générale de ce site repris en 2019 avec l’acquisition du groupe Émeraude (8 casinos et 3 hôtels), joue les guides. Les jeux occupent l'intégralité du premier niveau avec une roulette électronique (sans croupier), deux tables de black-jack et pas moins de 70 machines à sous. Là n'est toutefois que la partie émergée de l’iceberg.


Pour recevoir des séminaires, petits congrès et autres symposium, le casino dispose d’un très bel outil qui peut être privatisé. La grande salle avec bar-restaurant de style brasserie (jusqu’à 100 couverts) et terrasse l’été (40 couverts), se complète en sous-sol d’un cinéma de 150 places, de deux salles de réunions jumelles pouvant recevoir 100 personnes au total, d’une magnifique salle de spectacle de 240 places assises et d’une discothèque un rien vintage.
« Nous possédons un véritable lieu de vie, ouvert aux habitants de la région, déjà fréquenté par des associations et offrant des spectacles. Il se destine aussi à toutes les entreprises. Pour un prix très raisonnable, celles-ci pourront ici séduire leurs clients, récompenser leurs meilleurs éléments ou tout simplement organiser un événement », assure avec force et vigueur Édith Idriss, qui sera bientôt regrettée dans ce tranquille coin de Haute-Marne (lire notre encadré ci-dessous).
(*) La station thermale de Bourbonne-les-Bains est confiée par délégation de service publique au groupe Valvital - de son nom juridique la Compagnie Européenne des Bains - qui exploite 14 autres sites en France dont, dans l’Est, Lons-le-Saunier (Jura), Nancy, les voisines Niederbronn-les-Bains et Morsbronn-les-Bains (Bas-Rhin) ainsi que Santenay (Côte-d’Or). Le groupe emploie 560 équivalents temps plein, accueille annuellement près de 55.000 curistes et frise les 39 millions d’€ de chiffre d’affaires.

© Traces Ecrites
Le directrice générale du casino de Bourbonne-les-Bains sait ce qu’elle veut et où elle va. Dire, en outre, que cette Parisienne d’origine de 37 ans aime bouger relève du doux euphémisme. Débarquée en Angleterre, sans arme ni grands bagages à la vingtaine tout juste dépassée, elle s’y fait rapidement une place dans la restauration, de simple serveuse jusqu'à devenir formatrice aux différents métiers de bouche. Ce sera Londres, puis Manchester, Norwich…, tout en parcourant à ses heures perdues l’Europe continentale. Un retour en France au sein du groupe Accor à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), après une décennie chez nos meilleurs ennemis au rugby, lui fait un jour connaître par hasard le monde des jeux d’argent.
Sa première expérience, elle la connaîtra en septembre 2019 au casino de Santenay (Côte-d’Or). La greffe prend. Trois années plus tard, elle emprunte la direction de celui de Bourbonne-les-Bains et s’implique fortement au sein de cette commune de Haute-Marne, qui cherche un second souffle, notamment au centre-ville. « Elle apporte beaucoup à notre cité thermale en terme d’animation et d’accueil », se félicite Nicolas Liernard, responsable de l’office du tourisme.
Comme les résultats sont-là, cette femme très dynamique, dont la seule crainte serait de s’ennuyer ferme tant elle aime imaginer et créer, prendra la direction, en novembre prochain, du casino de Besançon (Doubs).
Les trois casinos cités appartiennent au groupe Joa, le numéro deux du secteur en France derrière Partouche. Il exploite au total 33 établissements, possède 3.700 machines à sous, plus de 150 tables de jeux, un site de paris en ligne et emploie 2.100 personnes pour un chiffre d’affaires qui dépasse les 390 millions d’€.




























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