L'équipementier automobile JTEKT supprime près d'un emploi sur cinq sur son site dijonnais. Alstom engrange au Maroc, pour le bénéfice de Belfort et Ornans. Les dossiers Viridian et Eramet pour le lithium retenus par l’Europe. L’avenir de trois aéroports du Grand Est mis en question par la Chambre régionale des comptes. Le Dijonnais Groupe Active à l’honneur au tour Microsoft à Paris. La station multiénergies vertes ouvre à Strasbourg.
Bourgogne
• L'équipementier automobile JTEKT supprime près d'un emploi sur cinq de son site dijonnais
Confronté à une crise sans précédent dans le secteur automobile européen, l'équipementier japonais JTEKT a annoncé, le 26 mars 2025, un projet de réorganisation de ses activités en France, impactant notamment son usine de Chevigny-Saint-Sauveur, située dans l'agglomération dijonnaise. Ce plan prévoit la suppression de 85 postes sur les 480 que compte actuellement ce site où l'équipementier a déménagé en 2012, spécialisé dans la production de systèmes de direction assistée, ainsi que de 112 postes à Irigny (Rhône), siège européen de JTEKT Europe SAS. Cette décision s'inscrit dans un contexte où l'industrie automobile européenne subit une contraction significative, affectant directement les carnets de commandes de JTEKT. « Les volumes produits sur le périmètre européen sont passés de plus de 4,5 millions en 2019 à près de 3 millions de pièces en 2024 », note l'industriel dans son communiqué.
Face à cette situation, l'entreprise a présenté un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) aux représentants du personnel, visant à « optimiser l'activité de production et à restaurer la compétitivité à moyen et long terme de l'entreprise en France. » La réorganisation envisage tout de même la création de 11 emplois et la modification de 32 contrats de travail. Yannick Lacour, directeur exécutif Europe de JTEKT, a souligné son caractère « impératif pour assurer la pérennité de l'entreprise en France » et il s'est déclaré engagé à mener cette transition « dans un cadre socialement responsable et en concertation avec l'ensemble des parties prenantes. » Présent en Europe depuis 1991, JTEKT est un acteur majeur dans la fabrication de composants automobiles (systèmes de direction assistée électriques, transmissions et roulements), notamment pour Toyota, son actionnaire principal. En France, ses activités représentent environ 30 % du chiffre d'affaires européen, soit 1,5 milliard d'euros, et elles emploient environ 1.500 personnes (5.300 salariés en Europe). A.Morel
Franche-Comté
• Alstom engrange au Maroc, pour le bénéfice de Belfort et Ornans

La commande de 18 TGV par le Maroc au groupe Alstom a été officiellement confirmée la semaine dernière par le constructeur ferroviaire. Elle avait été annoncée en octobre dernier lors de la visite dans le royaume chérifien du président Macron. D’un montant de 781 millions d’euros, elle apporte une visibilité supplémentaire à l’usine de Belfort (800 salariés) qui est chargée de la fabrication des 18 rames (soit 36 motrices) qui circuleront à plus de 300 km/h. La production devrait démarrer fin 2026, après la mise en service du bâtiment de 3.800 m2 qu’Alstom construit, via la société d'économie mixte locale Tandem, à Belfort de sorte à pouvoir assembler des rames de plus de 200 mètres des TGV de nouvelle génération. Le contrat entraîne également des retombées d’activité à l’usine Alstom d’Ornans (Doubs) : elle fabriquera les 144 moteurs nécessaires. M. Noyer
Les dossiers Viridian et Eramet pour le lithiuim retenus par l’Europe
L’Alsace concentre deux des 9 projets français retenus la semaine dernière par la Commission européenne au titre de sa stratégie de conquête de souveraineté dans les matériaux critiques (Critical Raw Materials Act). La future usine de raffinage de lithium pour batteries électriques Viridian à Lauterbourg (Bas-Rhin) est ainsi sélectionnée. Elle vise à convertir l’hydroxyde de lithium sur un site qui doit employer 250 salariés et mobiliser un investissement de 300 millions d’euros, pour mise en service en 2028, selon un volume de 28.500 annuels devant permettre l’équipement de 600.000 voitures électriques chaque année. Le dossier vient aussi de recevoir son agrément pour un soutien public sous forme d'un crédit d’impôt Investissements dans l'Industrie Verte (C3IV). L’Union européenne a également retenu, dans la catégorie extraction de lithium, le projet du groupe minier Eramet associé à l’énergéticien local ES (groupe EDF) pour extraire 10.000 tonnes annuelles du sous-sol géothermique de l’Alsace du Nord de quoi fournier 250.000 véhicules annuels, soit 15 à 20 % des besoins français, en 2031. Cette sélection n’ouvre pas droit directement à des subventions européennes, elle devrait par contre faciliter l’octroi de prêts par la Banque européenne d'investissement (BEI) et accélérer les procédures administratives pour la concrétisation des dossiers en les raccourcissant à quelques mois au lieu de plusieurs années. M. Noyer
Grand Est
• L’avenir de trois aéroports mis en question par la Chambre régionale des comptes

Les aéroports de Strasbourg-Entzheim, Metz-Nancy-Lorraine et Vatry (Marne) ont-ils un avenir ? La Chambre régionale des comptes du Grand Est s’est penchée sur la question et se garde d'apporter des réponses affirmative, allant jusqu'à souligne qu' « aucune option ne doit être exclue, y compris la cessation d'activité » Ces plateformes à la fréquentation limitée par rapport aux plus grandes en France, et au voisin Bâle-Mulhouse, fondent une bonne partie de leur modèle économique sur des subventions publiques, si bien que la pertinence de les poursuivre fait interrogation. Les magistrats financiers restent optimistes pour Strasbourg, au trafic situé à 1,2 million de passagers en 2004, qui dispose de réserves extension sur ses friches militaires et qui joue un rôle important dans la défense du statut européen de la ville. Ils sont beaucoup plus réservés sur les deux autres sites, pointant que « leur capacité à répondre aux besoins de mobilité aérienne des habitants est faible » et que « leur impact en terme de création de richesses et d'emploi est globalement modeste. » Lorraine Aéroport n’a enregistré que 115.000 passagers en 2024, « son avenir doit passer par le développement de nouvelles offres pour les passagers », l’activité fret n’ayant pas repris depuis le départ de DHL en 2006. La plateforme à Louvigny (Moselle) ne peut s'étendre, quant à elle. Tandis que Vatry vient d’être lâchée par Ryanair, ce qui réduit son potentiel à des niveaux symboliques. Pour cet aéroport, la Chambre préconise de l’orienter encore davantage vers le fret, une stratégie déjà adoptée par le passé mais qui n’a pas connu de succès pérenne. M. Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
• Groupe Active à l’honneur au tour Microsoft à Paris
La manière de recourir à l’IA de Groupeactive a valu à la PME dijonnaise d’être invitée par Microsoft à témoigner la semaine dernier lors d’un événement national de mise en exergue d’expériences. Ce Microsoft AI Tour était organisé au palais des congrès de Paris le 26 mars. Les dirigeants de Groupeactive ont pu souligner en quoi l’IA était en train de révolutionner la prospection commerciale de la société qui anime un réseau national de 80 experts pour l’accompagnement stratégique des TPE et PME, par l'occupation de fonctions de direction en temps partagé. « Depuis l’intégration de l’IA, nos experts gagnent en efficacité et nos propositions commerciales sont plus pertinentes et mieux structurées. L’avancée technologique est gagnante-gagnante et exerce un impact réel sur notre croissance », rapporte Frédéric Barbier, directeur général de Groupeactive. M. Noyer
Alsace
• La station multiénergies vertes ouvre à Strasbourg

La station multi-énergies dénommée V-Gas à Strasbourg a été inaugurée ce 27 mars après un premier mois de fonctionnement sur son site d’accueil, une ancienne station d’approvisionnement classique dans la zone économique de la Plaine des Bouchers, au sud de la ville. Elle est exploitée par l’énergéticien local R-GDS et l’opérateur de stations de recharge Proviridis, qui ont consacré un investissement de 2 millions d’euros à son installation. Elle fournit les poids lourds en carburant « vert » Bio GNC (gaz naturel comprimé) au moyen de 4 pistes, et de l’énergie électrique grâce à deux grandes bornes de recharge ultra-rapide de 300 KW. De quoi faire le plein de en moins de 6 minutes pour ce gaz qu’utilisent aujourd’hui un peu plus de 2.000 poids lourds dans l’agglomération de Strasbourg selon R-GDS, et de recharger en moins de 20 minutes un véhicule électrique, voiture ou camion. La station est raccordée au réseau gaz par une conduite de moyenne pression de 16 bars. M. Noyer







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