La chaire du vin de l’université de Bourgogne regagne son label UNESCO. Robin Aircraft liquidé, fin d’une aventure aéronautique en Côte-d’Or. « Créer Demain » : deux jours (et une nuit) pour innover en Bourgogne-Franche-Comté. Grand Est Energies, une SEM pour les grands projets de renouvelables dans la région. Le Workathon veut abattre les cloisons entre étudiants et entreprises en Alsace. Le cercle des labellisés du tourisme s'élargit en Bourgogne-Franche-Comté.
• La chaire du vin de l’université de Bourgogne regagne son label UNESCO
Quelques mois après avoir pris la décision exceptionnelle de suspendre la labellisation de la chaire « Culture et traditions du vin » de l’Université de Bourgogne, l’UNESCO a finalement fait marche arrière. Selon nos informations, confirmées par l’université, celle labellisation opère son retour. Elle est loin d’être anodine, ayant probablement joué un rôle significatif dans la décision de l’Organisation Internationale du Vin (OIV) de s’installer dans la capitale régionale, dans la continuité de l'affirmation de l'identité viticole de Dijon. « C’est une excellente nouvelle pour l’université, l’Institut Universitaire de la Vigne et du Vin Jules Guyot et, bien sûr, pour la chaire elle-même, présidée par Jocelyne Pérard », indique-t-on à l’Université de Bourgogne. L'intéressée, par ailleurs ancienne présidente de l’Université de Bourgogne, reste discrète, précisant qu'elle attend les documents statutaires de l’UNESCO avant de faire une déclaration officielle. La suspension du label de l'organisation internationale, annoncée le 16 janvier dernier, demeure mystérieuse. Aucun des acteurs n’a souhaité, sur le moment, détailler ses causes. Il semble cependant plausible que la mention du vin, une boisson alcoolisée parfois controversée, dans le titre de la chaire ait constitué la source du problème. A. Morel
• Robin Aircraft liquidé, la fin d’une aventure aéronautique en Côte-d’Or

Le constructeur aéronautique Robin Aircraft à Darois (Côte-d’Or) a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Dijon, le 16 novembre. Cette décision, rendue publique mardi dernier, met fin à la procédure de redressement qui avait débuté le 19 septembre, après une période de sauvegarde engagée par le dirigeant de la société en février dernier. Trois repreneurs s’étaient pourtant positionnés, mais sans apporter la totalité des garanties nécessaires. Le verditc met un terme à une longue histoire débutée à la fin des années 1950 avec la création de Centre-Est Aéronautique, devenu Avions Pierre Robin puis Apex Aircraft. La société Robin Aircraft avait, elle, vu le jour en 2011, trois ans après la faillite d’Apex Aircraft, tandis qu’une autre société, CEAPR (Centre-Est Aéronautique Pierre Robin) avait repris, en 2009, l’activité pièces détachées. Employant 34 personnes à Darois, elle n’est pas concerné par la liquidation.
Labellisé entreprise du patrimoine vivant (EPV), Robin Aircraft perpétuait un savoir-faire unique de construction d’avions à structure bois, à l’image du célèbre DR400 qui équipe aujourd’hui la plupart des aéroclubs de France. En septembre 2021, l’entreprise avait annoncé un plan d’investissement de 5,5 millions d’€, aidé à hauteur de 1,7 million d’€ par le fonds de modernisation et de diversification de la filière aéronautique, afin de construire un nouveau bâtiment, acquérir de nouvelles machines et lancer un projet de motorisation hybride. Mais des retards de livraison, fin 2022, dus à des problèmes de qualité, avaient mis l’entreprise en grande difficulté, au point de devoir se séparer de 8 de ses 41 salariés. « La dureté des temps et les limites humaines de l’équipage nous forcent à mettre un genou à terre, concède Casimir Pellissier, président de Robin Aircraft. Quand la communauté des passionnés du DR400 et que les conditions du marché le permettront, nous serons prêts. » P.Bouillot
• « Créer Demain » : deux jours (et une nuit) pour innover en Bourgogne-Franche-Comté
capable de générer son propre hydrogène. © Edwige Prompt
« L’innovation au service de la résilience » : c’est le thème de la cinquième édition de « Créer Demain » organisée par l’Agence économique régionale (AER) de Bourgogne-Franche-Comté. L’événement a réuni hier mercredi après-midi plus de 300 participants à Besançon (Doubs). Il se poursuivra ce jeudi 23 novembre avec des ateliers, tables rondes, master class et une conférence sur le design animée par l’horloger Alain Silberstein. Onze jeunes pousses, accompagnées par l’écosystème régional d’aide à l’innovation, s’exposent également dans un mini-salon. Trois d’entre elles ont d’ailleurs été récompensées d’un prix Innov’BFC : Clhynn (mention transition énergétique) de Besançon, MS-Innov (industrie 4.0) de Belfort et Ummon HealthTech (santé de demain) de Dijon.
Cette année, le rendez-vous dédié à l’innovation s’est conjugué à la dynamique French Tech née de la labellisation « French Tech Capitale » de la Bourgogne-Franche-Comté en février dernier. Une « French Tech Night » était ainsi programmée ce 22 novembre avec, en point d’orgue, l’annonce des 21 start-up lauréates de la première promotion de « French Tech BFC 20 ». « Il s’agit d’une sélection de pépites que nous allons mettre en avant, car elles peuvent déployer rapidement des solutions pour les administrations et les grands groupes », explique Silvère Denis, directeur délégué de BFC Numérique. Outre une visibilité accrue, les heureuses élues bénéficieront de l’accompagnement des partenaires du dispositif (Etat, région, Team France Export, Bpifrance, cabinet KPMG) pour prospecter des grands comptes ou se développer à l’international. E.Prompt
La région Grand Est a voté, lors de sa dernière séance plénière du 16 novembre, la création de Grand Est Energies. Cette société d’économie mixte a vocation à participer financièrement aux projets de production de nouvelles capacités d’énergies renouvelables dans la région jusqu’en 2030. « Elle se positionne sur les dossiers de grande taille, ce qui la rendra complémentaire des outils comparables développés aux échelles locales sur notre territoire », précise François Werner, vice-président à la transition écologique.
Le capital initial de 15 millions d’€ est dimensionné pour contribuer à des investissements d’un total de 321 millions d’€ dont la nature est largement identifiée, à dominante de photovoltaïque (57 % du total) et d’éolien (33 %), pour une capacité cumulée de 405 Gwh électriques. « Se posera dès lors rapidement la question d’une augmentation de capital », souligne François Werner. Le premier projet ciblé concerne la pose en 2027 de panneaux photovoltaïques sur 40 à 60 ha l'ancienne base militaire lorraine de Chambley pour une puissance de 50 à 70mégawattscrête (MWc) au moyen d'un investissement de 30 à 50 millions d'€, avec prise de partictipation de 30 % de la région dans la société d'exploitation.
Le tour de table de Grand Est Energies associe la collectivité régionale aux deux-tiers et le fonds Crédit Mutuel Impact (un tiers) avec une participation du fonds citoyen Energie Partagée Investissement, symbolique (0,1 %) mais destinée à souligner la dimension participative de certains projets. Le Grand Est ambitionne de plus que tripler sa production d’énergie renouvelable en 2050 par rapport à 2012. M.Noyer
• Le Workathon veut abattre les cloisons entre étudiants et entreprises en Alsace
Sur le mode des Hackathons dont il emprunte le nom, le Workathon a déroulé, le 15 novembre, son premier atelier, hébergé dans les locaux de l’énergéticien ES à Strasbourg. Cette initiative d’Healthy Management, un collectif d’experts en organisation d’entreprise, est soutenue notamment par l'agence de développement économique Adira. Elle entend abaisser les barrières de compréhension entre les jeunes et les employeurs, dans un contexte de nouveaux comportements générationnels de zapping entre sociétés, d’apparente moindre implication sur le lieu de travail, d’attente d’engagements sociétaux et environnementaux des employeurs... Première en France, elle rassemble en Alsace plus de 250 étudiants de 12 écoles et une quarantaine de structures dont 18 entreprises en recrutement (ES, la société de conseil RH Skayl, les produits médicaux Hartmann France…) en une succession d’ateliers pariant sur l’intelligence collective, de sorte à imaginer et renouveler les idées pour « dépasser les biais respectifs ». Plusieurs séances d'échanges préalables mèneront, le 22 février, à un atelier de restitution promettant de mettre des solutions concrètes sur la table. M.Noyer
• Le cercle des labellisés du tourisme s'élargit en Bourgogne-Franche-Comté
Le 16 novembre, Bourgogne-Franche-Comté Tourisme organisait à Dijon sa deuxième journée partenariale pour ses adhérents. Patrick Ayache, président de l'agence touristique régionale, a présenté un bilan plutôt positif de la dernière saison. Le nombre de nuitées du 1er mai au 30 septembre (40,2 millions) a augmenté de 6% par rapport à l’année précédente, attirant une population régionale grandissante (+8%) comme celle de l’étranger (+8,5% dont +14% pour l’Allemagne). Ces résultats sont toutefois nuancés par une réelle inquiétude concernant l’hôtellerie en milieu rural, dont le nombre de redressements judiciaires a bondi de 80% en un an, à fin mars 2023.
D’où une volonté encore plus forte de poursuivre la campagne « sortez chez vous » de BFC Tourisme pour tenter d’attirer de nouveaux clients, notamment parmi les 3 millions d’habitants qui composent la région. Un projet d’accompagnement et de services à la carte à trois niveaux a également été présenté. Ce nouveau guide de l’adhérent sera soumis au vote du conseil régional du 30 novembre prochain. De nouvelles structures ont par ailleurs été diplômées : 41 structures nouvellement labellisées Qualité Tourisme (soit 258 au total à ce jour) et 31 supplémentaires pour Tourisme et Handicap (soit 104 structures labellisées). Bourgogne-Franche-Comté Tourisme se place désormais dans la perspective des JO de 2024, pour « capter » l'afflux de public de passage en France pour l'événement planétaire. S.Dolidze






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