L’emploi ne progresse plus dans le transport-logistique en Bourgogne-Franche-Comté. Le groupe vosgien de BTP Livio rassemble ses salariés autour de la sécurité. Un troisième Workathon en Alsace pour décoder la relation entre jeunes et entreprises. Le Muid Montsaugeonnais (Haute-Marne) augmente ses bénéfices malgré une récolte historiquement basse. Le salon Egast des métiers de bouche va fêter ses 40 ans à Strasbourg. Le MuséoParc Alésia réaffirme son ambition d’animer et de dynamiser le territoire rural de Côte-d’Or.
Bourgogne-Franche-Comté
L’emploi ne progresse plus dans le transport-logistique régional
Les 1.461 établissements du transport et de la logistique qui emploient du personnel en Bourgogne-Franche-Comté ont totalisé un effectif de 31.531 salariés à fin 2024, selon l’enquête annuelle sur l’emploi-formation commune aux organisations patronales et syndicales de la branche, qui a été présentée cette semaine, dans le cadre de leur observatoire OPTL BFC. Le chiffre traduit une stagnation par rapport à 2023 qui avait encore marqué une légère progression de 0,5 % après des croissances plus fortes de 2 % à 3 % les deux années précédentes. En 2020, le secteur employait 30.400 en Bourgogne-Franche-Comté. Une érosion de 0,3 et 0,4 % a concerné l’an dernier les transports routiers de marchandises (le fret) et de voyageurs au contraire du transport sanitaire, certes le moins important en volume (3.500 salariés environ) mais qui a augmenté de 2,5 %
Ces tendances devraient se confirmer sur le bilan 202, notamment pour la troisième catégorie qui enregistrait à nouveau un + 3,5 % à fin juin dernier, l’OPTL tablant toutefois sur un léger rebond dans le fret. Chaque année jusqu’en 2028, le transport-logistique fera face à un besoin de recrutement de l’ordre d’un millier de salariés, notamment parce qu’il doit renouveler ses effectifs : ceux-ci vieillissent avec une moyenne d’âge à 47,5 ans et quatre actifs sur 10 de plus de 50 ans. Les conducteurs représentent les 2/3 du total des effectifs, dans lequel sont dénombrées 21 % de femmes. Par ailleurs, 45 % des salariés de la branche exercent en Côte-d’Or ou en Saône-et-Loire. M.Noyer
Lorraine
Le groupe vosgien de BTP Livio rassemble ses salariés autour de la sécurité

Les annuelles journées sécurité du groupe de BTP Livio se sont conclues le 30 janvier au siège de Fresse-sur-Moselle (Vosges), dans les locaux de Peduzzi, la principale société parmi les 14 implantées en Lorraine principalement. Chaque filiale avait auparavant organisé ce rendez-vous en son sein. « Le dénominateur commun a consisté à rappeler les principaux généraux de sécurité : prévenir les risques, remonter les informations en cas d’accident, savoir l’analyser. Puis, chaque société a décliné les thèmes qui lui sont propres », expose Julien Vautrin, responsable génie civil chez Peduzzi. Ainsi dans cette entreprise de gros œuvre, les 160 collaborateurs (sur un total de 406 dans le groupe) se sont répartis en groupes mélangeant les fonctions pour suivre chacun, durant l’un des trois jours, des ateliers sur les chutes de hauteur, la manipulation de matériels de découpe (faire attention par exemple à leurs « effets rebond ») et à la sécurité anti-incendie. Pour le premier thème, une plateforme élévatrice de démonstration avec un coffrage « maison » a été aménagée. Sur l’ensemble des sociétés, Livio relève une diminution d’un sixième du nombre d’accidents en 2025 par rapport à 2024, soit un total de 28, et un taux de fréquence (22,88 et 19,5 chez Peduzzi) inférieur à la moyenne du BTP. M.Noyer
Un troisième Workathon pour décoder la relation entre jeunes et entreprises
La troisième édition du « Workathon » a été lancée le 10 février à Strasbourg (Bas-Rhin). Cette initiative privée - émanant de l’organisation en conseil Healthy Management - vise à rapprocher les mondes des jeunes et des entreprises en les rassemblant dans des ateliers de travail pendant plusieurs mois autour de thématiques et de projets concrets, relatifs aux ressources humaines principalement ou à d’autres aspects de la réalité entrepreneuriale. Faire comprendre les codes de l’entreprise aux jeunes…et réciproquement, œuvrer à l’attractivité des métiers, faire germer les compétences, améliorer l’accueil des nouveaux embauchés font partie des fils rouges d’une édition à l’autre. Celle de 2026 propose notamment un focus sur l’IA et un autre sur le développement économique en territoires ruraux qui fait entrer l’Afpa dans la famille des partenaires du Workathon, grâce notamment à son dispositif « Village des solutions. »
Un autre accent est mis sur l’implication des lycées professionnels. Quelque 70 élèves des établissements Couffignal et Marcel-Rudloff de Strasbourg vont ainsi travailler en interaction avec six entreprises du Bas-Rhin (l'énergéticien ES, Huron, Flender, le sucrier Cristal Union à Erstein, Safran et Axima Réfrigération) et tenir le 9 avril l’un des deux rendez-vous spécifiques de l’année, outre en novembre une journée de l’ « entreprise engagée » au Campus de la CCI à Strasbourg. Sur le cumul de ses trois premières années, l’initiative atteint un total de 1.200 participants de 18 établissements d’enseignement et elle revendique avoir débouché sur 31 solutions concrètes dans les entreprises impliquées. M.Noyer
Haute-Marne
Le Muid Montsaugeonnais augmente ses bénéfices malgré une récolte historiquement basse

La SA Muid Montsaugeonnais, qui exploite depuis 37 ans 14 hectares de vignes dans le sud de la Haute-Marne, a réalisé un chiffre d’affaires de 951.540 euros sur son exercice 2024-2025 clos le 31 juillet, en légère progression annuelle de 0,96 %. Le bénéfice grimpe quant à lui de 18 %, à 108.974 euros. Les performances sont à mesurer à l’aune d’une récolte 2024 maigre. « C’est un exercice exceptionnel qui a démarré avec une vendange historiquement faible de 292 hectolitres », note la société viticole. En Haute-Marne aussi, le dérèglement climatique se caractérise par une multiplication des accidents météorologiques qui impactent fortement les récoltes.
Deux hectares supplémentaires vont être plantés cette année. Par ailleurs, Muid Montsaugeonnais a poursuivi ses investissements , avec l’installation pour 31.772 euros de panneaux photovoltaïques (35 kilowatts-crête) et l’achat d’un pressoir grande capacité Bucher, pour 45.000 euros. Surtout, l’entreprise, qui déploie un modèle de capitalisme social et local, va distribuer des dividendes exceptionnels de 100 euros par action à chacun de ses 800 actionnaires qui la détiennent en intégralité. Elle reste actionnaire à hauteur de 7,5 % de la brasserie Lingone à Rivière-les-Fosses, laquelle a enregistré une perte nette de 16.430 euros sur ce même exercice. En 2026, elle vise par contre un résultat équilibré, pour un chiffre d’affaires de l’ordre du million d’euros. A.Morel
Alsace
Le salon Egast des métiers de bouche va fêter ses 40 ans à Strasbourg

Egast, le salon des métiers de bouche et de la filière CHR (cafés-hôtels-restaurants) dans le Grand Est, revient du 15 au 18 mars au Parc des expositions de Strasbourg. Régis Marcon, chef triplement étoilé est le parrain de cette édition qui marque le quarantième anniversaire de la manifestation. Pour le fêter, un dîner de gala caritatif sera organisé le 15 mars. Le rendez-vous accueillera également la première remise des Egast Awards, qui récompenseront des personnalités alsaciennes faisant rayonner leur terroir et leur savoir-faire aux quatre coins du globe. Egast, qui revendique l’inscription de 500 exposants et marques diverses, rayonne prioritairement sur son territoire avec 93 % des visiteurs issus de la région Grand Est, dont 72,4 % pour le seul Bas-Rhin.
La filière agroalimentaire locale sera présente sur le salon. L’association de ses industriels Aria Alsace et la structure Alsace Qualité mettront en avant les produits alsaciens grâce à un stand institutionnel, un restaurant piloté par le centre de formation Cefppa d’Illkirch et un événement le 17 mars consacré au « Business Sourcing », organisé conjointement avec la CCI Alsace, la Chambre d’agriculture d’Alsace et l’Association pour la promotion des marques alimentaires territoriales alsaciennes. Une conférence et des rencontres auront lieu avec des acheteurs industriels et des fournisseurs potentiels autour de besoins en ingrédients, emballages ou équipements et services de production, pour favoriser les achats de proximité. J.Giorgi
Bourgogne
Le MuséoParc Alésia réaffirme son ambition d’animer et de dynamiser le territoire rural de Côte-d’Or

Avec 82.000 visiteurs en 2025, le MuséoParc Alésia approche petit à petit la barre symbolique des 100.000 entrées annuelles qui constituent son objectif. Pour François Sauvadet, président du conseil départemental de Côte-d’Or, et Marc Frot, président de la société publique locale qui gère l’équipement, la recette du succès tient à l’alliance entre le patrimoine et la modernité (le bâtiment de Bernard Tschumi est désormais labellisé « Architecture contemporaine remarquable »), ainsi qu’à la combinaison de la qualité scientifique des contenus proposés et d’une expérience visiteur originale.
Cette offre s’enrichit, à partir de la saison 2026, d’un dispositif de médiation numérique innovant, annonce Laurent Bourdereau, le directeur général du parc à Alise-Sainte-Reine. Celui-ci a investi 230.000 euros dans la conception d’un système de « réalité superposée » qui permet au visiteur une immersion en 52 avant Jésus Christ simplement en braquant son téléphone ou sa tablette sur le paysage. La société parisienne Overlap (groupe Manatour) a développé le dispositif et en a confié la concrétisation à un réalisateur de télévision et de cinéma, Vincent Burgevin. Il s’agit de la principale nouveauté d’une saison qui s’annonce particulièrement ambitieuse, avec notamment la mise en place en mai d’un dispositif interactif numérique autour de la mosaïque romaine imaginé par le studio lyonnais Théoryz ou encore des installations ludiques en bois inspirées de l’Antiquité et créées par le designer côte-d’orien Jules Levasseur. Une convention signée avec le ministère de la Culture, un nouveau centre de documentation, une exposition autour de César et une autre présentant le fameux trésor de Laignes qui avait défrayé la chronique dans les années 2015, ou encore la programmation d’un spectacle phare (Les Commandos Percu le 19 septembre) attestent de la volonté du MuséoParc d’être, plus que jamais, un outil d’attractivité et de rayonnement de la Haute Côte-d’Or. P.Bouillot












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