Le groupe Geotec poursuit sa forte croissance malgré un ralentissement à l’international. Un quatuor d’entreprises du Sud-Alsace se fait TalentiSIM. Avec CTF, France Clôture Environnement retrouve ses racines forestières dans le Doubs. La Fondation Université-Hôpitaux de Strasbourg, une voie de « circuit court » du don. Jusqu’à 200 recrutements cette année pour la Banque Populaire en Bourgogne-Franche-Comté et dans le Pays de l'Ain. Dream Energy remet le courant sur une centrale hydraulique dans le Doubs.

Bourgogne

Le groupe Geotec poursuit sa forte croissance malgré un ralentissement à l’international

En 2025, le groupe Geotec, basé à Quetigny (Côte-d'Or), a réalisé un chiffre d’affaires de 130 millions d’euros, en croissance de près de 10 % par rapport à 2024. Le bureau d’études en ingénierie géotechnique et environnementale performe particulièrement en France, où son activité a progressé de plus de 10 % l’an dernier. En revanche, le chiffre d’affaires à l’international, qui pèse pour 15 % du total, marque le pas, avec un recul de 3 %. L’activité hors des frontières est notamment impactée par un contexte politique et réglementaire local compliqué en Afrique (Sénégal, Côte-d’Ivoire).

Certaines des compétences de Geotec ont été plus fortement sollicitées par les clients en 2025 : le maritime, l’exploration, le diagnostic structure mais aussi les sites et sols pollués – ce qui conforte la stratégie de croissance externe du groupe, acquéreur en 2025 de la société Envisol. L’ingénieriste côte-d’orien s’est positionné sur des marchés importants à forte technicité : futures lignes TGV Nouvelle Provence Côte-d’Azur et Grand Sud-Ouest, sécurisation de l’aéroport de Nice face à la montée des eaux… Il entend accentuer son développement dans ses domaines de compétences les plus demandés tout en stabilisant son activité dans d’autres secteurs moins dynamiques (géotechnique, hydrogéologie, routes…). Il annonce par ailleurs l’ouverture d’une nouvelle filiale en Polynésie française en 2026, alors que son activité en Nouvelle-Calédonie a connu un rebond inattendu en 2025. P. Bouillot    

 

preventalis

 

Alsace

Un quatuor d’entreprises se fait TalentiSIM 

SIm talents
Les lauréats 2026 réunis, le 17 mars, à la Société industrielle de Mulhouse (Haut-Rhin) avec leurs prédécesseurs et la présence insolite du personnage de l'industriel Nicolas Koechlin (tout à droite) l'un des fondateurs de la SIM il y a 200 ans, en 1826. © Sébastien North

Quatre entreprises composent le palmarès 2026 des TalentiSIM, la distinction attribuée annuellement par la Société Industrielle de Mulhouse (SIM) pour la mise en exergue du dynamisme du tissu économique du Sud-Alsace. Le prix de la croissance externe est revenu au groupe de BTP Arkedia de Turckheim qui accélère depuis quelques années sa stratégie d’acquisitions en vue de constituer un leader des travaux sur l’enveloppe du bâtiment en Alsace. La « reprise réussie » récompensée cette année émane d’Embalsace, le fabricant d’emballages industriels de Cernay, que Michel Stauffer pilote avec succès depuis quatre ans. Autre groupement de sociétés du BTP en expansion par voie interne et extern,  le Mulhousien Galopin est distingué comme modèle de « croissance rentable. » Enfin, la Chocolaterie Abtey à Heimsbrunn devient la première entreprise a décroché pour la seconde fois un TalentiSIM en 15 ans d’éditions. Le jury a estimé que son « audace » incarnée par le lancement d’un chocolat…sans cacao - dont le cours s'envole - méritait le prix de la « Passion d’entreprendre », décerné pour la circonstance exceptionnelle du bicentenaire de la SIM. M.Noyer

Franche-Comté
Avec CTF, France Clôture Environnement retrouve ses racines forestières

France Clôture Environnement (FCE) annonce l’acquisition de Coulet Travaux Forestiers (CTF), pour prise d'effet en ce mois de mars 2026. Voisine de ses propres installations de Levier (Doubs), cette société emploie 15 personnes dans les travaux d’exploitation forestière. Elle avait rencontré des difficultés liées aux conséquences du dépérissement de la forêt jurassienne et à une diversification peu concluante dans le bois-énergie, ayant conduit à sa cessation de paiements. FCE est intervenue avant le déclenchement d’une procédure collective et conserve l’intégralité de l’effectif, convaincue du potentiel de CTF dans son métier historique de la sylviculture, sur lequel la recentre la PME spécialiste des clôtures et grillage, de la réalisation d’espaces verts et des aménagements paysagers (110 salariés pour un chiffre d’affaires de 18 millions d’euros en 2025). « C’est l’occasion pour nous de renouer avec notre propre histoire. Celle-ci a débuté (dans les années 1970, Ndlr) par les prestations de déboisemen-reboisement qui se sont quelque peu diluées, depuis, dans le reste de nos activités. Nous avons ainsi l’opportunité de le remettre en exergue », commente Jean-Charles Cuénot, le président de FCE et nouveau gérant de CTF. M.Noyer

 

Alsace

La Fondation Université-Hôpitaux de Strasbourg, une voie de « circuit court » du don 

Fondation fresques
Au titre de sa vocation de soutien au patrimoine, la fondation a financé, l'an dernier, la restauration des fresques du musée zoologique de Strasbourg. © Maud Lieb

L’augmentation du nombre des donneurs particuliers forme l’objectif principal 2026 pour la Fondation de l’Université et des Hôpitaux universitaires (HUS) de Strasbourg. « Nous souhaitons franchir le seuil des 2.000, à comparer aux 1.853 de l’année écoulée », annonce André Renaudin, son président. Pour attirer à elle la générosité du public, la fondation avance l’argument du « circuit court », à savoir la destination de proximité des fonds, pour les projets liés à l’université et aux hôpitaux universitaires de Strasbourg, une combinaison originale en France qui couvre ainsi un périmètre de soutien potentiel à 71 laboratoires et 3.200 enseignants-chercheurs. Les projets aidés répondent aux thématiques de la recherche, de la formation, de la santé, de la solidarité et du patrimoine.

En 2025, les 4,3 millions d’euros de dons rassemblés se sont répartis, à la demande express des donateurs ou en fonction de leurs directives plus générales, vers 60 projets parmi lesquels la création d’une chaire « eau & durabilité », l’implantation de lits d’accompagnement pour parents d’enfants malades, ou encore pour la remise en valeur des fresques du Musée zoologique strasbourgeois à l’occasion de sa rénovation. Le bouclage du financement d’une autre chaire santé-environnement compte parmi les projets de cette année. Les entreprises demeurent les principales apporteuses de fonds, et de loin, à hauteur de 80 % du total annuel. Elles ciblent notamment la création de chaires aux thèmes en lien avec leurs propres activités. Depuis sa constitution en 2012, la Fondation Université et HUS cumule 60 millions d’euros de dons reçus, pour les deux structures et, à titre minoritaire, pour quelques partenaires qui lui confient la gestion de leur collecte. M.Noyer

 

Cessions aquisitions

 

Bourgogne-Franche-Comté

Jusqu’à 200 recrutements cette année pour la Banque Populaire

La Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté et Pays de l’Ain (BPBFC) annonce un plan de recrutement de 200 collaborateurs en 2026, dont 140 en CDI et 60 en alternance, au sein de son effectif de 1.800 collaborateurs aujourd’hui. Cette vague, répartie sur l’ensemble du territoire de l’établissement constitué de la région Bourgogne-Franche-Comté et du limitrophe Pays de l’Ain, concerne principalement des postes de conseillers et d’experts auprès de différentes clientèles : particuliers, professionnels, entreprises, mais aussi des segments spécialisés comme l’agri-viticulture ou la gestion patrimoniale. Ils s’inscrivent dans une logique de gestion prévisionnelle des emplois, liée à la fois aux départs naturels (retraites, mobilités internes) et au développement de nouvelles activités. Les recrutements en alternance sont concentrés au printemps (avril-mai) en prévision de la rentrée scolaire, tandis que les embauches en CDI interviendront tout au long de l’année. « En 2026, nous poursuivons notre dynamique en recrutant sur l’ensemble de notre territoire pour renforcer nos équipes conseil et rester un partenaire de confiance de nos clients », souligne Laurent Gueit, directeur des ressources humaines. Avec un portefeuille de 700.000 clients, la BPBFC entend consolider son ancrage territorial et sa contribution à l’économie locale. A.Morel

Franche-Comté

Dream Energy remet le courant sur une centrale hydro-électrique dans le Doubs  

Dream turbines
Le projet a franchi, le 10 mars, l'étape importante et spectaculaire de la pose des deux turbines lourdes de 11 tonnes chacune, au moyen d'un grutage depuis les bords du Doubs. © Dream Energy

Dream Energy redonne vie à la petite centrale hydro-électrique de Colombier-Fontaine (Doubs) que cette société avait rachetée en 2015 en application de son positionnement, le développement d’offres locales de production hydraulique. Un incendie, la crise sanitaire et les délais de procédures administratives ont généré un temps de latence de dix ans. La concrétisation désormais opérée, jusqu’à cet été 2026, consiste en premier lieu à remplacer les quatre anciennes turbines par deux nouvelles bien plus performantes, de type « Kaplan »  à hélice, d'une puissance de 250 KW chacune. « Nous pourrons ainsi produire  3 gigawattheures par an, l’équivalent de la consommation électrique de 700 logements », énonce François Romatier, chef de projet chez Dream Energy. L’investissement, d’un montant de 3 millions d’euros, comprend plusieurs autres volets. L’exploitant de la centrale saisit l’occasion du chantier pour remplacer les protections en bois du barrage par un seuil en béton. De plus, une passe à poissons et des aménagements pour le canoê-kayak seront installés, sur la rive droite du Doubs que la centrale enjambe. M.Noyer

 

 

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