Inauguration de « Pepper et Spicy » à Dijon, exemple d'immobilier tertiaire à haute performance environnementale. Le loueur lorrain d’engins de manutention Manuloc fait entrer Axialease dans son giron. Transition énergétique, les entreprises de Bourgogne-Franche-Comté, peuvent mieux faire, dit le baromètre du Crédit Agricole. Prévisions d’emploi contrastées en Bourgogne-Franche-Comté, selon Manpower. Hélie, la brasserie solaire du Pays de Montbéliard, veut transformer l’essai.


Bourgogne

• Inauguration de « Pepper et Spicy » à Dijon, exemple d'immobilier tertiaire à haute performance environnementale

Spécialisé dans le crédit bail immobilier, Batifranc a commandé à l’agence Patriarche la conception des bâtiments Pepper et Spicy, situé dans la parc Valmy à Dijon dont l’inauguration a eu lieu le jeudi 13 juin. Destiné à la location d’entreprise, Pepper est une réplique du bâtiment Spicy occupé par le groupe CPage depuis quelques mois. Hubert Cusenier, directeur général de Batifranc se projette dans les enjeux de court terme de l’immobilier tertiaire : « nous allons devoir construire des bâtiments de plus en plus exigeants, mais ils seront aussi de plus en plus chers », déclare-t-il. 

Chacun des deux immeubles a représenté un coût de réalisation de 12 millions d’euros, pour une surface totale de 5.000 m2 sur 7 niveaux avec une terrasse panoramique. Ils possèdent la certification Breeam niveau très bon (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) avec une note de 88/100 sur la consommation énergétique. Batifranc vise des constructions ayant moins d’impact sur l’environnement, par la réduction et la maîtrise des charges en énergie, la gestion de l’eau, un faible degré de pollution des matériaux, mais aussi des exigences liées à l’environnement de travail.

Dans Spicy, l’entreprise CPage a pu travailler en amont avec le cabinet d’architecture de façon à adapter à la marge le bâtiment à ses besoins. Elle s’est appuyée sur un groupe de 16 salariés-ambassadeurs. « Nous avons baissé la surface et intégré la terrasse un étage plus bas. Nous avons pensé le projet en interne avec l’équipe accompagnée par les architectes d’intérieur de Patriarche, pour concevoir un espace comme à la maison », précise son directeur général David Boussard. L’immeuble-jumeau Pepper est partiellement occupé par 3 locataires dont Walter, une filiale de Patriarche (Espaces de bureaux et coworking), 75% de ses surfaces restent disponibles à la location, selon des lots de 70 à 210 m2. S. Dolidze
 

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Lorraine

• Le loueur d’engins de manutention Manuloc fait entrer Axialease dans son giron

Le sujet de cette acquisition avait été effleuré en mars dernier, mais Manuloc était resté discret quant au nom de son futur partenaire. Le distributeur de matériels de manutention qui opère sur toute la France depuis son siège de Metz, a révélé, le 11 juin, l’identité de la société française grâce à laquelle il compte élargir son périmètre à la location de solutions bas-carbone : panneaux photovoltaïques, ombrières solaires ou encore batteries de stockage stationnaire. Il s’agit du spécialiste du leasing-financier Axialease, une entreprise de 50 salariés fondée en 2008 en région parisienne (chiffre d’affaires de 80 millions d’euros en 2023).

Manuloc compte apporter une réponse aux entreprises confrontées aux obligations règlementaires de réduire de 40% leurs consommations électriques d’ici à 2030 et de doter leurs parkings privés d'ombrières solaires. Le groupe mosellan de 1.100 personnes (chiffre d’affaires de 430 millions d’euros en 2023) fonde son projet sur sa connaissance de la mobilité électrique, des batteries, ainsi que son savoir-faire dans la sélection de fournisseurs. Il mettra également à profit l’expertise d’Axialease en matière de financement, afin de transformer les dépenses d'investissement (Capex) en dépenses d'exploitation (Opex). Manuloc qualifie cette diversification d' « d’historique. » P. Bohlinger

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Bourgogne Franche-Comté

• Transition énergé­tique, les entreprises de la région peuvent mieux faire, dit le baromètre du Crédit Agricole 

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Le baromètre a été présenté tout au long de ce mois de juin à Dijon et dans les diverses agglomérations de Bourgogne-Franche-Comté. © Deborah Levy


Les quatre caisses régionales du Crédit agricole en Bourgogne-Franche-Comté présentent, ce mois de juin dans les différentes agglomérations de la région, les résultats de leur premier baromètre sur la maturité des entreprises du territoire en matière de transition énergé­tique. Spécifique à la région, il a été commandé à l'institut CSA. 502 entreprises ont été interrogées sur 30 critères. Un ratio de 6,5/10 d'entre elles sont actives et conscientes des enjeux. Par contre, près des ⅔ des entreprises n’ont réalisé ni audit énergétique, ni bilan carbone au cours des 24 derniers mois (45 % l’ont fait dans les entreprises de plus de 50 salariés). Seulement 31 % déclarent disposer d'un plan d’action énergétique pour l’avenir dont seulement 15 % incluant une certification-labellisation en lien avec l’énergie ou la RSE. 28 % n’ont d’ailleurs pas l’de mettre en place un tel plan , car elles jugent leurs efforts suffisants ou estiment l’investissement humain et financier etrop important.

Le remplacement des lampes par des versions leds ou l’optimisation du contrat d’énergie constituent des pratiques largement adoptées, à l’inverse par exemple des tra­vaux d’isolation (31 %), de la mise en place d'une GTB (Gestion Technique de Bâtiment) (19%) ou de la production d’énergie sur site (18 %). Les salariés semblent insuffisamment sensibilisés aux enjeux énergétiques et environne­mentaux si ce n’est pour le tri des déchets, l’extinction des lumières ou la baisse de chauffage. « Globalement, les entreprises actionnent les leviers les plus immédiats et évidents, il leur reste à mettre en place une stratégie plus structurée », synthétise Franck Bertrand, directeur général du Crédit agricole de Franche-Comté. D. Levy

 

Bourgogne-Franche-Comté

Prévisions d’emploi contrastées, selon Manpower


Selon le baromètre Manpower des perspectives d’emploi dévoilé le 11 juin , un tiers des entreprises en Bourgogne-Franche-Comté anticipent une hausse de leurs effectifs sur le troisième trimestre 2024, un taux similaire au 1er trimestre mais en recul par rapport à celui de la période juillet-septembre 2023 où il atteignait 50 %. Il s’affiche également en retrait par rapport aux 41 % enregistrés par le groupe de RH au niveau national.

La prévision nette d’emploi dans la région au 3è trimestre 2024 s’établit à + 23 points, soit 21 de moins qu’à la même période en 2023. 11 % des entreprises de la région anticipent une diminution de leurs effectifs. Les métiers les plus demandés en Bourgogne-Franche-Comté sont, dans cet ordre, celui de technicien de maintenance, suivi de l’opérateur de production, du cariste, du chef d’équipe BTP puis du conducteur de ligne. M.Noyer 


Franche-Comté

• Hélie, la brasserie solaire du Pays de Montbéliard, veut transformer l’essai

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Le premier concentrateur solaire développé par la microbrasserie innovante Hélie à Dampierre-les-Bois (Doubs) doit être remplacé en raison d’un volume de brassage trop limité. © Hélie


Créée il y a deux ans à Dampierre-les-Bois près de Montbéliard (Doubs), la microbrasserie Hélie a atteint le premier objectif que s’était fixé son créateur Romain Zamboni : brasser de la bière grâce à la chaleur du soleil. Cet ingénieur en conception mécanique de 33 ans, féru d’innovation low-tech (technologie sobre), a fabriqué un petit concentrateur solaire qui lui, permet, grâce à des miroirs savamment positionnés, de porter à ébullition le moût - mélange de malt et d’eau chaude - avant l’ajout du houblon. Cette installation, unique en son genre, s'inspire de procédés déjà expérimentés pour la cuisson du pain ou la torréfaction de graines. Avec ce prototype, confectionné sur la base de plans de la société finlandaise Lytefire, Hélie peut produire 4.000 litres de bière bio par an.

Ce volume demeure insuffisant pour rendre l’entreprise rentable. La microbrasserie solaire doit donc se doter d’un second concentrateur d’environ 20 m2 (contre 3 m2 pour le premier) afin de pouvoir brasser « 500 litres par jour au lieu de 120 à 130 à l’heure actuelle. » Pour réaliser cet investissement évalué à 40.000 euros, Romain Zamboni - qui est accompagné par la coopérative d’activités Coopilote - a lancé une campagne de financement participatif sur Miimosa, une plateforme de crowdfunding spécialisée dans l’agriculture et l’alimentation. Près de 10.000 euros ont déjà été réunis en une quinzaine de jours. E. Prompt

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