Le numérique comme fil rouge du Carrefour des collectivités locales 2025 à Besançon. « La conjoncture se tient » en Bourgogne-Franche-Comté, selon la Banque de France. Une nouvelle vie recherchée pour les Grands Moulins au port de Strasbourg. De nouveaux investisseurs pour l’entreprise de tourisme éco-responsable Coucoo Cabanes. Un guide des adresses éthiques et écologiques à Dijon ? Petavit (eau-assainissement) implante une agence dans l’Yonne.

Bourgogne-Franche-Comté

Le numérique comme fil rouge du Carrefour des collectivités locales 2025  

Pour sa 13ème édition, qui se tiendra les 9 et 10 octobre prochains à Micropolis à Besançon, le Carrefour des collectivités locales se déroulera sous le thème du « numérique au service des territoires. ». « Nous sommes là pour pousser nos entreprises à évoluer vers le numérique », assure Vincent Martin, président de la Fédération régionale des travaux publics de Bourgogne Franche-Comté, organisatrice de ce salon, aux côtés du cluster Ecorse TP pour la transition énergétique des territoires, et de Micropolis. Durant deux jours, acteurs des travaux publics et élus locaux pourront venir échanger et assister aux conférences et ateliers, animés par des experts en gestion des données numériques, intelligence artificielle, cybsersécurité, facturation électronique… L'événement s’inscrit dans un contexte politique et économique particulier, rappellent organisateurs et partenaires. « Il y a eu un coup d’arrêt de la commande publique début 2025, avant un petit rebond cet été », constate Vincent Martin, rappelant que les entreprises de son secteur dépendent très largement de tels marchés. L’enjeu des élections des trois prochaines années – municipales, présidentielles et départementales – est donc de taille pour les acteurs des travaux publics. C.Jourdan

 

BF

 

Bourgogne-Franche-Comté

« La conjoncture se tient », selon la Banque de France 

sochaux stellantis carrosserie
Le poids de l'automobile explique un moindre dynamisme de l'industrie régionale par rapport aux données nationales. © Traces Ecrites

 

À contre-courant de certains discours alarmistes, la Banque de France assure que la situation économique et financière des entreprises de Bourgogne-Franche-Comté est globalement plutôt bonne et ne suscite pas d’inquiétuden particulier. Ce propos rassurant a en tout été tenu par le directeur régional Laurent Fraisse, ce 25 septembre, devant un parterre d’acteurs économiques à la BSB à Dijon, à partir de l’analyse détaillée de près de 7.900 bilans d’entreprises. Un bémol toutefois : l’industrie régionale connaît davantage de difficultés qu’au plan national, notamment du fait que les filières qui tirent l’industrie en France – aéronautique, naval, défense – sont moins présentes sur le territoire, où l’automobile en revanche est plus fortement implantée. Cette situation se traduit par des marges et des investissements orientés à la baisse. Malgré un manque de visibilité, la Banque de France relève des indicateurs globaux plutôt positifs – une inflation redevenue faible, des taux d’intérêt qui ont baissé, de meilleures prévisions de croissance – qui expliquent, par exemple, l’augmentation de la valeur ajoutée, un niveau d’endettement en légère décroissance, des cotations qui restent globalement bonnes et même une évolution plus favorable du nombre de défaillances qu’au niveau national. Les avis exprimés par les 620 chefs d’entreprise interrogés reflètent cette situation finalement rassurante : 38 % d’entre eux (contre 32 % en 2024) anticipent une croissance de leur chiffre d’affaires cette année. Autre signe optimiste : les financements bancaires restent dynamiques, avec une augmentation d'1,3 % de crédits accordés aux entreprises de la région entre juillet 2024 et juillet 2025. P.Bouillot

Alsace
Une nouvelle vie recherchée pour les Grands Moulins au port de Strasbourg

Cinq hectares de terrain et 33.000 m2 de bâtiments raccordés au rail et voisins du terminal fluvial de conteneurs
 : au port de Strasbourg, l'ancien site des Grands Moulins ne manque pas de représenter une opportunité rare de développement économique sans artificialiser. Le Port autonome entend la saisir, en lançant un appel à manifestation d’intérêt pour la reconversion du lieu, avec réception des candidatures d’ici au 28 novembre. De la sorte, il souhaite « identifier des opérateurs économiques susceptibles de développer un projet à dominante logistique et/ou industrielle, intégrant si besoin un volet tertiaire », tout en répondant aux enjeux de développement durable et de cohabitation avec l’urbanisation proche dans le nouveau quartier Deux-Rives. Les surfaces construites se répartissent en 13 bâtiments, pour lesquels « les candidats pourront proposer un projet global ou par lots, avec ou sans démolition partielle. » Fermés en avril 2023 par le groupe Advens son dernier propriétaire alors qu’ils employaient encore 80 salariés,  Les Grands Moulins de Strasbourg ont constitué un fournisseur majeur de farine en France et à l’export, notamment en Afrique. M.Noyer 

Franche-Comté  

De nouveaux investisseurs pour l’entreprise de tourisme éco-responsable Coucoo Cabanes  

coucoo dans bois
La société est spécialisée dans les hébergements insolites : cabanes dans les bois, sur pilotis et flottantes. © Laurent Cheviet

Après la création d’une société foncière l’été dernier, l’entreprise Coucoo Cabanes continue son développement en accueillant deux nouveaux investisseurs : Crédit Agricole Régions Investissement (Carvest), ainsi que BFC Croissance, outil de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté. En entrant au capital de la société spécialisée dans les hébergements insolites – cabanes dans les bois, sur pilotis et flottantes – les deux structures rejoignent Bpifrance, investisseur de Coucoo Cabanes depuis 2019, ainsi que quelques particuliers. Les montants ainsi que la quote-part de cette opération restent confidentiels. Le soutien de ces deux nouveaux partenaires, dédiés à l’accompagnement de projets locaux, vise notamment à « accélérer le développement » de l’entreprise franc-comtoises, « via un programme d’ouverture de six nouveaux domaines. » Depuis les premières cabanes imaginées par Gaspard de Moustier et Emmanuel de La Bédoyère en 2009 en Haute-Saône, cinq domaines ont vu le jour, en Bourgogne-Franche-Comté, dans les Hauts-de-France et en Provence-Alpes-Côte-d'Azur. C.Jourdan

 

BP 0425

 

Bourgogne

Un guide des adresses éthiques et écologiques à Dijon ?  

C’est le pari de Camille Soligo, présidente de l’association Demain Médias, qui lance actuellement une campagne de financement participatif sur HelloAsso pour concrétiser Turfu, un guide papier répertoriant les lieux et commerces responsables de la métropole dijonnaise. Ce document tiré à 2 000 exemplaires recensera 80 adresses répondant à au moins l’un des critères suivants : production biologique, produits locaux et de saison, viande issue de circuits courts, vente en vrac, etc. Cinq grandes catégories y seront représentées : cafés-restaurants, bars, boulangeries-pâtisseries, commerces et tiers-lieux. Un encadré spécial sera également consacré aux brasseries artisanales de la métropole. Chaque adresse sera cartographiée sur un plan de Dijon, et le guide sera disponible gratuitement dans les établissements listés, à l’Office de tourisme et dans les accueils de la Ville. Derrière ce projet se trouveune conviction mûrie de longue date. Journaliste de formation, Camille Soligo a amorcé une reconversion en cuisine après la crise du Covid. « J’ai imaginé cette carte en voyageant, en constatant qu’il était difficile de trouver rapidement les adresses éthiques et engagées, de lieux que j’avais envie de fréquenter  », relate-t-elle. Si la campagne atteint ses objectifs, l’association prévoit de solliciter des subventions pour développer une version numérique du guide et rendre ces adresses consultables en ligne. Sa campagne de financement est ouverte jusqu’au 13 octobre sur cette page web. S.Dolidze

Bourgogne

Petavit (eau-assainissement) implante une agence dans l’Yonne 

petavit yonne
L'équipe de l'agence à Auxette de Petavit, sa troisième en Bourgogne. © Petavit

La septième agence de la société rhodanienne Petavit a ouvert à Champs-sur-Yonne, près d’Auxerre. Le spécialiste de l’eau et de l’assainissement a inauguré sa troisième implantation en Bourgogne, après celles de La Roche Vineuse (près de Mâcon, en Saône-et-Loire) et de Seurre (Côte-d'Or). Le nouveau site icaunais lui permettra de servir ses clients du Nord de la Bourgogne, en particulier la Communauté d'agglomération de l’Auxerrois qui, depuis 2020, lui confie un nombre croissant de prestations : renouvellement progressif de 500 km du réseau d’eau potable d’ici à 2043, dévoiement d’une conduite sur le chantier de la liaison sud d’Auxerre, rogrammes d’adduction d’eau potable… L'agence devrait générer dès 2025 un chiffre d'affaires de 4 millions d’euros sur le bassin auxerrois, sur les 40 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel de l’entreprise (dont 15 millions en Bourgogne). La PME, basée à Rillieux-la-Pape près de Lyon, a été fondée en 1868, et reprise en 2020 par ses cadres dirigeants et Michel Réguillon, dirigeant du groupe éponyme (350 salariés, chiffre d'affaires de 70 millions d’euros). Elle connaît un développement important depuis, son chiffre d’affaires ayant bondi de 18 à 40 millions d’euros en cinq ans. Petavit conduit une stratégie RSE ambitieuse, qui s’est traduite par la signature de la convention des entreprises engagées pour le climat et de la charte des mille entreprises pour l’insertion et l’emploi. P.Bouillot

 G constru 2bis

 

 

 

 

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