Installée à Hautefond, près de Paray-le-Monial, VIT (Vitrage Isolant Technique) s’appuie sur une expertise de plus de 40 ans pour proposer des offres spécifiquement orientées vers les professionnels du bâtiment. Mickael Labrosse, son président, augmente sa participation majoritaire au capital, dans lequel il fait entrer plusieurs cadres dirigeants. Au fil du temps, il engage ses salariés, autant dans la qualité des productions que dans une économie « régénérative » inspirée de démarches prenant en compte le développement durable.
Fabricant de vitrages isolants techniques, produits qui lui ont donné son nom par abréviation, VIT consolide en ce début d’année l’organisation capitalistique amorcée en 2017 par un premier leverage by out. Le nouveau LBO qui vient d’être réalisé porte à 59 % la participation de Mickael Labrosse, qui avait pris il y a six ans 51 % de la société fondée en 1981. L'actuel président l'avait intégrée en 1995. De plus, neuf manageurs, membres du comité de direction, entrent au capital de VIT.
Cette restructuration associe trois des quatre investisseurs qui avaient déjà accompagné Mickael Labrosse dans sa prise de contrôle : Bpifrance, UI Investissement et Carvest (groupe Crédit agricole), tandis qu’Esfin Gestion sort du capital.

Elle traduit la place croissante que VIT a su prendre sur ses marchés ces dernières années, au fil de ses propres développements depuis son siège d’Hautefond (Saône-et-Loire) et de ses acquisitions : en 2003 la miroiterie Varnet, à Champagnole (Jura), qui emploie 15 personnes et réalise un chiffre d’affaires annuel de 5 millions € ; et auparavant en 1996, ATV (Acoustique Thermique par le Verre). Située au cœur du département de la Loire, dans la commune de La Fouillouse, cette société de vitrages isolants qui avait déposé le bilan remonte la pente. Elle compte désormais 13 salariés pour un chiffre d’affaires de 4 millions d’€.
Au total, avec les 24 millions d’€ réalisés par la société-mère, le groupe VIT atteint un chiffre d’affaires de 33 millions. Aux effectifs de ses filiales, s’ajoute son propre personnel de 100 collaborateurs. « Plus de la moitié d’entre eux résident dans un rayon de seulement 10 km de notrre site. Nous pouvons nous considérer comme un véritable acteur économique du bassin de Paray-le-Monial », souligne Mickael Labrosse.
2 millions d'€ pour s'étendre

Un acteur qui conforte, de surcroît, son fief : le dirigeant annonce un investissement de 2 millions d’€ pour une extension de 1.400 m2 à Hautefond, en juin prochain.
Le succès de VIT résulte de son positionnement dans la transformation de verre sur mesure, pour des clients tels que les menuisiers, les agenceurs, les serruriers ou les façadiers. « Ces professionnels travaillent dans 26 départements de Montélimar à Paris et de la frontière suisse à Limoges », précise Mickael Labrosse. « C’est simple, nous faisons tout ce que les autres ne font pas et nous avons en stock plus de 250 références de verres différents ! »
L’entreprise cultive ses spécificités, en allant les chercher plus loin au besoin : depuis un an, elle a scellé un partenariat avec l’entreprise israélienne Gauzy afin de proposer du verre transparent qui peut devenir opaque sur demande grâce à un conducteur électrique. « Nous avons l’exclusivité du développement de ce produit de luxe en France », souligne le président. Les nombreuses certifications - Cekal (spécifique au vitrage) et Iso 9001 et 14001 et 45001 (*) soulignent l’importance accordée par VIT aux gages de qualité que le fabricant bourguignon peut apporter.
Le groupe les inscrit dans un engagement de plus en marqué dans le développement durable, pour son fonctionnement même, mais aussi pour ses clients et les utilisateurs finaux grâce à l’évolution de sa gamme. « Nous avons envie de faire grandir la structure tout en étant respectueux de l’environnement. L’investissement à venir pour l’agrandissement à Hautefond doit améliorer nos flux de production en prenant en compte toutes les nouvelles normes, afin que le bâtiment soit le plus écoresponsable possible. Nous nous sommes également engagés à reboiser l’équivalent que tout le bâti que l’on construit », indique Mickael Labrosse.
Dans le cadre de son adhésion à la Convention des entreprises pour le climat (CEC) en 2023, le groupe a adopté une feuille de route dite « régénérative » à l’horizon de 2030. Au niveau de l’offre, le document se traduit par la décision « d’abandonner les produits volumiques sans valeur ajoutée, représentant 15% de notre chiffre d’affaires, pour les remplacer par des gammes de contrôle solaire évitant l’installation de climatisation par exemple », développe Mickael Labrosse.
Et le dirigeant de conclure : « Quand nous avons demandé à nos salariés en quoi nous pouvions développer notre économie régénérative, plus de 250 petites et grandes actions nous ont été suggérées ! » VIT, une entreprise résolument engagée !

De salarié à président. Ainsi se présente le parcours de Mickael Labrosse chez VIT. Arrivé fin 1995 en tant que responsable qualité dans la mitoiterie-vitrerie de Saône-et-Loire, il en a peu à peu pris les rênes, en commençant par racheter 10% des parts en 1999. « Le président de l’époque m’a proposé un poste en binôme avec Jean-Luc Bierce, alors directeur. C’était une belle occasion que je ne pouvais pas manquer », se souvient Mickael Labrosse.
Directeur industriel, commercial puis directeur général, il a gravi tous les échelons. Au départ à la retraite de Jean-Luc Bierce en 2017, il a monté avec Bpifrance, UI Investissement, Carvest et Esfin Gestion l'opération qui l'a rendu majoritaire au capital.
(*) La norme Iso 45001 concerne le système de management de la santé et de la sécurité au travail










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