Suspens autour de l’arrivée d’Amazon à Metz. PSA investit plus de 300 millions d’€ à Mulhouse, et dans l’Internet des objets et les robots à Trémery. Mercedes-Benz engage la transformation de son site d’assemblage de la Smart. L’Alsacien Hauraton ouvre la route à la fusée Ariane. Un repreneur pour les Grands Moulins de Strasbourg. La sécurité récompensée en Alsace-Moselle.

 

• A Metz, le suspens autour de l’arrivée d’un opérateur logistique pressenti pour être Amazon, reste entier

 

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Le logisticien attendu (Amazon ?) s'installera sur la ZAC de 54 hectares Plateau de Frescaty, qu'aménage Metz Métropole. © Metz Métropole.


Les milieux économiques et politiques lorrains s’agitent depuis cet été autour de l’hypothétique implantation d’un important opérateur logistique, pressenti pour être Amazon. Le géant américain du commerce en ligne pourrait implanter un entrepôt de 185.000 m2 sur l’ancienne base militaire aérienne BA128 sur le plateau de Frescaty au sud de Metz. La foncière Argan, spécialisée dans l’immobilier logistique, a déposé un permis de construire, ainsi qu’un permis d’exploiter pour un projet représentant un investissement de 118 millions d’€. Sollicitée par téléphone, la foncière repousse toute communication à début 2019 « dans la mesure où aucun contrat n’a été signé avec un quelconque bailleur ».
Le projet est dimensionné pour pouvoir fonctionner en 3 équipes au plus fort de son activité. La plus importante ne devrait pas dépasser 820 personnes auxquelles rajouteraient des personnels administratifs et de gardiennage. Metz Métropole, propriétaire de l’ancienne base depuis trois ans, prépare le terrain. Pour accueillir des activités logistiques et industrielles sur la partie méridionale du plateau et ses anciennes pistes, elle planifie la création d’une ZAC de 54 hectares. Propriétaire depuis trois ans, la collectivité a entrepris la requalification de cette pièce urbaine close et désaffectée rebaptisée « plateau de Frescaty ». 39 millions d’€ HT vont être engagés d’ici 2020 pour urbaniser ses quatre points cardinaux. Philippe Bohlinger.

 

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• PSA investit plus de 300 millions d’€ à Mulhouse…

 

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Chaîne de montage à l'usine PSA de Mulhouse. © Traces Écrites.

 

Gros investissements en perspective pour l’usine PSA de Mulhouse (Haut-Rhin). Le site va bénéficier d’une enveloppe de 326 millions d’€ de 2019 à 2021 afin de poursuivre sa modernisation. Celle-ci avait fait l’objet d’un récent gros chèque de 400 millions d’€, à partir de 2014, afin de concentrer depuis ce printemps le montage sur une seule ligne, « monoflux » ou « multisilhouettes » selon les terminologies.
Le nouvel effort ne coïncide pas avec une hausse de la production. Celle-ci devrait grimper l’an prochain de 5 à 10 % par rapport aux 245.000 véhicules estimés de 2018, mais elle retombera autour de 170.000 unités en 2020 avant d’atteindre à nouveau le seuil de 200.000 l’année suivante. Le best-seller qu’est le cross-over urbain Peugeot 2008 arrivera en effet en fin de vie dans un peu plus d’un an et il faudra le temps de faire monter en puissance un nouveau véhicule de milieu de gamme.
Au global toutefois, les voyants sont au vert au niveau industriel. Sur le plan social, c’est moins sûr et les syndicats se montrent vigilants à ce que les hausses de cadence ne détériorent pas les conditions de travail et que la baisse provisoire de volume ne devienne le prétexte à des réductions significatives d’emplois permanents. Les effectifs continuent leur érosion de long terme : ils se situent à fin novembre à 5.350 permanents (pour 1.400 intérimaires), soit 400 de moins en un an. Le site fabrique actuellement les 2008, la DS 7 et les 508 break et berline. Mathieu Noyer.

 

• et équipe ses sites lorrains de iOT et cobots

 

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L'usine PSA de Trémery  @ Philippe Bohlinger


Groupe PSA investit dans l'industrie du futur sur ses deux sites lorrains à Trémery et de Metz-Borny. Sur le premier, spécialisé dans l’assemblage de moteurs à essence, diesel et bientôt électriques, 20 robots collaboratifs ou « cobots » ont été installés depuis 2017 pour un investissement de 350 000 €. Si les robots cohabitent avec les 3.500 salariés (dont 550 intérimaires) mais ils ne « cotravaillent » pas encore pour des questions de blocage réglementaire. Les cobots permettent de gagner en performance et en confort pour les opérateurs car ils exécutent des tâches répétitives, en particulier la préhension fine et le positionnement de vis ; l’opérateur, lui, procède au serrage du couple de la vis par exemple.
Spécialisé dans l’assemblage de boîtes de vitesse, le site de Metz-Borny qui célèbrera ses 50 ans en 2019, a été équipé en wifi industriel. Dans la continuité, les machines les plus anciennes ont été équipées en iOT (Internet des objets) afin de récupérer les données de production. Philippe Bohlinger.


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• Mercedes-Benz engage les travaux de transformation de son site d’assemblage de la Smart

 

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L'usine de Hambach se modernise pour faire basculer la production de la Smart du thermique à l'électrique. © Mercedes-Benz


Mercedes-Benz avait annoncé le 18 mai dernier un investissement de 500 millions d’€ sur son site d’assemblage de la Smart à Hambach (Moselle). Le constructeur allemand va engager début d’année 2019 la partie la plus spectaculaire des travaux. Ils conduiront à doubler la superficie du site spécialisé dans la fabrication de la Smart Fortwo (deux places) à moteur thermique et électrique pour atteindre 140.000 m2.

Les nouveaux ateliers permettront de fabriquer le SUV électrique de la gamme Mercedes à partir de l’automne 2020. Dans l’intervalle, la fabrication du modèle Smart Fortwo sera arrêtée dans sa version thermique pour basculer au 100% électrique. Concrètement, un nouvel atelier de peinture de 26.000 m2, ainsi qu’un atelier de ferrage de 33.000 m2 vont être construits, ainsi qu’un convoyeur pour transporter les carrosseries vers l’atelier de peinture. A Hambach, l’usine Smart emploie 800 personnes en direct et 800 personnes en sous-traitance. Philippe Bohlinger.

 

BPALCdecembre

 

• L’Alsacien Hauraton ouvre la route à la fusée Ariane

 

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Dernier gros marché remporté par Hauraton : la base de la fusée Ariane 6 au centre spatial de Kourou.

 

Fabricant de caniveaux en béton ou en polypropylène, le groupe familial allemand Hauraton (370 salariés) a implanté depuis 1989 sa filiale française à Schweighouse-sur-Moder (Bas-Rhin). Elle y emploie 30 personnes affectées à la vente et aux études, pour des solutions de drainage et d’évacuation des eaux pluviales. Son bureau d’études se distingue par sa capacité à concevoir du sur-mesure. A ce titre, il a permis à Hauraton de remporter récemment un marché de prestige : l’équipement de la base de la fusée Ariane 6 au centre spatial de Kourou, qui doit y décoller à partir de 2020.
L’entreprise y a posé 820 mètres linéaires sur une superficie de 170 hectares. « Nos équipes ont réalisé des calculs hydrauliques spécifiques pour prendre en compte les particularités pluviométriques et climatiques de la Guyane », relève Virginie Schmitt, chargée d’études. Le projet a mobilisé des centaines d’heures d’études. Plus généralement, Hauraton classe ses domaines d’application en quatre familles  : les travaux publics, le bâtiment et l’environnement, le drainage et stockage de l’eau, les installations sportives. Mathieu Noyer.

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• Un repreneur pour les Grands Moulins de Strasbourg


Un actionnaire minoritaire des Grands Moulins de Strasbourg (GMS) sauve l’entreprise qui était en redressement judiciaire depuis trois mois. Le groupe Advens a été autorisé, le 4 décembre par la justice commerciale, à reprendre la société basée au port de Strasbourg, dont il détenait 5 %. Il reprend 116 salariés sur les 180 du site strasbourgeois, ainsi que les effectifs des filiales.
Advens compte faire repartir de l’avant les GMS par la reprise en main du management et le développement à l’export, notamment en Afrique, fief traditionnel des GMS. Ceux-ci étaient fragilisés depuis plusieurs années par des conflits d’actionnariat en particulier avec le groupe Soufflet, les difficultés du marché et des lacunes de gouvernance. Ils fabriquent notamment la farine pour les boulangeries Banette de l’Est. Mathieu Noyer.

 

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• La sécurité récompensée en Alsace-Moselle


La Carsat Alsace-Moselle a rendu, le 6 décembre, le verdict de son concours annuel sécurité, qui récompense les actions de salariés et d’entreprises en faveur de la prévention des risques au travail. Concernant les quatre grands prix thématiques de la prévention, celui des troubles musculo-squelettiques revient à un groupe de travail du magasin Castorama France de Lampertheim (nord de Strasbourg) pour l’amélioration ergonomique du stockage et de la manipulation des plans de travail.
Dans la catégorie formation-information, le lauréat est l’entreprise de couverture pour le bâtiment Charles Schoenenberger à Colmar (Haut-Rhin) pour le film qu’elle a conçu à destination spécifique des nouveaux arrivants où sont p^résentées les règles internes de sécurité.
L’action de sensibilisation au risque routier de TMD Friction France vaut le grand prix dans cette thématique à l’entreprise basée à Creutzwald (Moselle). Pour l’ « action de prévention », Colas Nord-Est à Marly (Moselle) est distingué pour le court métrage de sensibilisation aux addictions qu’un groupe de travail interne a confectionné. Mathieu Noyer.

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