L’interprofession viticole reprend la main sur la Cité des Climats et vins de Bourgogne. BDR Thermea (ex-De Dietrich) va arrêter de produire dans le nord de l'Alsace, 320 emplois supprimés. La start-up dijonnaise de coaching managérial Sensy lance une levée de fonds d’un demi-million d’euros. ArcelorMittal va supprimer 113 emplois à Florange, tout en investissant à Dunkerque. Du soleil sur l’aire de la RN près de Lure.


Bourgogne

• L’interprofession viticole reprend la main sur la Cité des Climats et vins de Bourgogne

Officiellement, tout va bien au sein de la Cité des Climats et vins de Bourgogne. Malgré le divorce, conventionnel avec son directeur Olivier Le Roy, et sa directrice culture et communication, Chloé Butet. « Il n’y a aucune remise en question du fond et de la forme, mais une adaptation normale de notre organisation, pour la gérer plus efficacement et au meilleur coût », estime Laurent Delaunay, président du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB), l’interprofession viticole. Le départ de l’ancienne équipe de direction, moins de deux ans après l’ouverture, fait suite à un audit conduit sur le fonctionnement de la Cité, et à une fréquentation en deçà des attentes.

En 2024, les trois sites de Beaune, Chablis et Mâcon ont reçu 86.000 visiteurs, contre 90.000 à 100.000 attendus, et 135.000 exigés pour l’équilibre financier. « Nous avons sous-estimé l’environnement concurrentiel dans lequel évolue la cité, ce qui nous conduit à rechercher un profil plus commercial pour la diriger. Par ailleurs, nous avons voulu l'autonomiser, sans doute à tort, car elle une émanation du BIVB, avec lequel elle peut mutualiser des fonctions, notamment la communication », détaille le président. Outre ces deux départs conventionnels, la Cité réduit le nombre de ses salariés qui passera de 43 équivalents temps plein à 33 ou 34, « sans licenciement, avec des départs volontaires et des réaffectations. » Chloé Butet ne sera pas remplacée, ses fonctions étant reprises directement par le BIVB, tandis qu’un poste de directeur délégué de la Cité est ouvert au recrutement dans le but d'être pourvu à la rentrée de septembre. A.Morel

 

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Alsace

• BDR Thermea (ex-De Dietrich) va arrêter de produire à Merztwiller, 320 emplois supprimés

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L'usine de Mertzwiller (Bas-Rhin) avait dopé sa production grâce à l'essor des pompes à chaleur jusqu'en 2023, avant le retournement de marché. © BDR Thermea


Le coup est aussi dur qu’inattendu dans son ampleur pour l’industrie alsacienne. Le site d’appareils de chauffage BDR Thermea de Merztwiller (Bas-Rhin), héritier de la saga De Dietrich longue de plus de trois siècles, va cesser sa production d’ici deux ans, ne conservant sur place que les fonctions support, celles de R&D et le centre de pièces de rechange. La décision entraînera la suppression de 320 emplois sur les 830 du site. Celui-ci paie ainsi le plus lourd tribut à la restructuration en France du groupe hollandais, traduite par 370 suppressions de postes au total. La filiale tricolore accuse des « pertes considérables » qui la placerait dans une situation « particulièrement préoccupante », justifie le groupe.

Mertzwiller s’était spécialisé de plus en plus dans les pompes à chaleur ces dernières années, ce qui avait généré des vagues d’embauches, mais a contrario à présent son déclin, du fait de l’évolution de leur marché. « La mise en œuvre de la transition énergétique ne progresse pas aussi vite que prévu et, en raison d'un contexte économique compliqué, le marché des pompes à chaleur s'est effondré en France et en Europe au cours des dernières années. Cette baisse drastique s'est accompagnée d'une intensification de la concurrence avec l'arrivée de nouveaux acteurs, notamment asiatiques, ainsi que d'une vague de consolidation des groupes européens, tirant les prix vers le bas », explique le groupe. Celui-ci prévoit de « centraliser la production sur un nombre de sites plus restreints », qui seraient localisés en Turquie et en Slovaquie selon des représentants syndicaux. L’autre restructuration dans l’Hexagone concerne les radiateurs à La-Chartre-sur-le-Loir (Sarthe), qui sont mis en vente et cherchent donc un repreneur pour éviter leur extinction. M. Noyer

 

Bourgogne
La start-up dijonnaise de coaching managérial Sensy lance une levée de fonds d’un demi-million d’euros

Créé en 2020 à Dijon (à l’incubateur Deca BFC et au Village by CA) par Élodie Boulin et Juliette Fabre, Sensy déploie une offre de « coaching managérial augmenté » auprès des dirigeants d’entreprise, de DRH ou de managers de toute la France. « Alors que 48 % des salariés se disent en détresse psychologique, les managers, eux, sont encore plus exposés : 52 % d’entre eux se déclarent ainsi, un chiffre en hausse de 8 points depuis début 2023 », explique elodie Boulin. L'entreprise s’appuie sur un réseau d’une centaine de coachs et assure avoir déjà organisé 10.000 sessions de coaching en ligne.

Soutenue par des investisseurs des BFC Angels, Sensy engage une levée de fonds de 500.000 euros via la plateforme We Do Good, avec une offre de part à 100 euros – 38.000 euros ont déjà été récoltés. Cette opération poursuit l'objectif de « renforcer les équipes, accélérer le développement de l’intelligence artificielle de coaching et accompagner encore plus d’entreprises dans la transformation managériale. » La jeune pousse avance, parmi ses forces, la qualification Qualiopi des organismes de formation, qui rend possible le financement du coaching via les organismes paritaires (Opco) ou le compte personnel de formation (CPF). Élodie Boulin évalue le rendement potentiel de l’opération à 170 % pour celles et ceux qui choisiront d’investir dans Sensy et bénéficieront de royalties sur le chiffre d’affaires pendant trois ans. P.Bouillot.

 

Lorraine

• ArcelorMittal va supprimer 113 emplois à Florange, tout en investissant à Dunkerque

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Le site des Grands Bureaux de Florange, en Moselle, rassemble les services supports français du groupe sidérurgique. © Philippe Bohlinger


Les négociations sociales qui se sont tenues la semaine dernière chez ArcelorMittal France ont permis aux 2.000 salariés du site de Florange, en Moselle, d’en savoir davantage sur l’avenir de leurs emplois. Le plan de suppression de 636 postes sur sept usines dans l’Hexagone a été détaillé à l’occasion de comités sociaux et économiques (CSE) extraordinaires les 13 et 14 mai à Paris et le 15 à Florange. Après Dunkerque (Nord), le site mosellan est le plus touché du groupe, avec 194 postes potentiellement supprimés.

Dans les faits, en tenant compte des postes non pourvus, de l’arrêt de contrats d’intérimaires et de quelques départs à la retraite, ce sont 113 emplois qui y sont menacés. La majorité d'entre eux concerne les services supports (supply chain, achats, logistique-transport, etc.), indique-t-on de source syndicale. Ainsi le service en charge des entrées de commandes où travaillent 25 personnes, devrait être délocalisé à Gand (Belgique), tandis que celui de supply chain (21 personnes), pourrait rejoindre la Pologne. La confirmation, vendredi 16 mai, par ArcelorMittal France d’un investissement de 1,2 milliard d’euros dans un four à arc électrique à Dunkerque a en partie rassuré les salariés en Lorraine. Julien Walterspieler, délégué CFDT, premier syndicat à Florange, veut se réjouir de la relance de ce projet inscrit dans le plan de décarbonation du groupe, tout en affirmant sa détermination « à se battre contre la suppression de 636 postes.  » P. Bohlinger

 

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Franche-Comté

• Du soleil sur l’aire de la RN près de Lure

L’aire des Bois de Vaux le long de la RN 19 entre Héricourt et Lure (Haute-Saône) va se couvrir de panneaux solaires. Un parc photovoltaïque de 10.000 m2 y sera érigé d’ici septembre 2027. Le coup d’envoi du projet a été donné début mai par une convention d’occupation du domaine public, entre l’Etat (la Direction interrégionale des routes – Est) et le porteur privé, la société Solstyce, qui en finance l’intégralité du montant, soit 2,3 millions d’euros. La production sur place atteindra l’équivalent de la consommation électrique d’un millier de logements, sachant qu’un projet de lotissement de 500 habitations est prévu à proximité. M.Noyer

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