L'Américain Circ veut investir 450 millions d’euros dans une usine de recyclage des textiles en Moselle. Trains régionaux en Bourgogne-Franche-Comté : le premier lot ouvert à la concurrence attribué à… SNCF-Voyageurs. Le chauffage ouest de Strasbourg en plein chantier. Les premiers marchés sortent pour la RN 19 entre Sevenans et Héricourt. EDF engage la construction de son nouveau siège régional à Dijon.
Lorraine
• L'Américain Circ veut investir 450 millions d’euros dans une usine de recyclage des textiles en Moselle
La huitième édition du sommet économique Choose France organisé ce lundi 19 mai au Château de Versailles a levé le voile sur un projet d’investissement de 450 millions d’euros sur la plateforme pétrochimique de Carling-Saint-Avold, en Moselle, la plus importante dans l'Est. La start-up américaine Circ a en effet annoncé son intention d’y construire une usine spécialisée dans le recyclage industriel des textiles. Créée en 2011 en Virginie, cette société innovante de 60 salariés explique avoir mis au point une technologie capable de séparer les fibres de coton des fibres de polyester mélangées dans les tissus. La future usine dont la mise en service pourrait intervenir à l’horizon 2028, serait en capacité de traiter 70.000 tonnes de textile chaque année.
Concrètement, des fragments d’1 cm2 de tissu seront traités dans un réacteur en vue de leur décomposition en monomères, fibres de coton et teintures. Ces trois composants seront ensuite séparés et lavés. L’entreprise qui collabore notamment avec Inditex, la maison-mère de Zara, prévoit de recruter environ 200 salariés pour faire fonctionner le site qui sera construit sur l’ancien terrain des cokeries de Carling. Cette friche de 45 hectares devait notamment accueillir le projet de recyclage chimique des plastiques Parkes, avant que le Français Suez et son partenaire sud-coréen SK Geo Centric annoncent son abandon fin 2024. P. Bohlinger
Bourgogne-Franche-Comté
• Trains régionaux : le premier lot ouvert à la concurrence attribué à… SNCF-Voyageurs

Réunis en assemblée plénière vendredi 16 mai à Dijon, les conseillers régionaux de Bourgogne-Franche-Comté ont attribué le premier lot ouvert à la concurrence des transports ferroviaires régionaux à SNCF-Voyageurs, seul candidat en lice. Il s'agit du lot Bourgogne Ouest Nivernais qui concerne le quart sud-ouest de la région et comprend 7 lignes principales, reliant, notamment, Dijon, Chalon-sur-Sâone et Mâcon, ainsi que Nevers à Dijon via Montchanin et à Lyon via Paray-le-Monial. « Le principe que nous avons, c'est plus de train et mieux de train. Nous aurons 34 % d'offre de train en plus, soit un volume kilomètres-train qui passe de 3,8 à 5,1 millions de kilomètres. Nous visons au moins 38 % de voyageurs en plus, ce qui nous ferait passer de 6,3 millions de voyages annuels à 8,7 millions. Tout ceci pour un coût qui sera de 5 % supérieur à ce que l’on paie aujourd'hui », détaille Michel Neugnot, vice-président en charge des transports.
Factuellement, cette nouvelle convention, qui entrera en vigueur le 13 décembre 2026, augmente de 5,1 millions d’euros annuels les versements de la Région, sur un lot représentant 100 millions d’euros à l’année pendant sept à dix ans. Cette ouverture à la concurrence prend donc plutôt la forme d'une renégociation avec la SNCF de la convention qui la lie à la Région Bourgogne-Franche-Comté. L'amélioration de fréquence ira jusqu'à 5 allers-retours supplémentaires quotidien par axe concerné, une amplitude horaire augmentée d'une à deux heures et un renforcement de 3 à 9 trains par ligne le week-end. De plus, quatre liaisons directes s'ajoutent à l'offre existante : de Paray-le-Monial vers Dijon et Chalon-sur-Saône, Étang-sur-Arroux - Chalon-sur-Saône, Le Creusot - Chalon. Dernier avantage mis en avant par l'exécutif régional, les temps de trajet sont légèrement améliorés sur quelques lignes, notamment les trajets Chalon-sur-Saône vers Le Creusot et Montceau. Les tarifs restent, eux, inchangés. Cette nouvelle convention a été adoptée par les élus PS et écologistes de la majorité, les élus de droite, et malgré l'opposition des élus communistes et Rassemblement National, qui rejoignent celle de syndicats de cheminots. A.Morel
Alsace
• Le chauffage ouest de Strasbourg en plein chantier

L’extension vers l’ouest du réseau de chauffage urbain de l’agglomération de Strasbourg bat son plein, ainsi que le point d’étape effectué ce 15 mai l’a souligné. Titulaire de la délégation de service public signée en vue de ce déploiement en 2022, Evos (Energies Vertes Ouest Strasbourg), filiale locale dédiée d’Engie Solutions, parvient actuellement au seuil de 15 km de nouveaux réseaux posés, soit la moitié environ des 28 km supplémentaires prévus jusqu’à l’automne 2026 qui porteront le total à 50 km et doubleront les points de livraison, à 300. La chaufferie biomasse est entrée en parallèle en chantier au cours du premier trimestre de cette année. Elle constitue le cœur de la conversion aux énergies renouvelables du réseau qui vont atteindre un taux de 88 % « très élevé en France, quelque 20 points au-dessus de la moyenne », relève Matthieu Bonvoisin, directeur Nord-Est d’Engie Solutions. La performance sera réalisée à parité grâce à la biomasse et la récupération de chaleur fatale, de l’hôpital voisin de Hautepierre, le gaz venant en appoint alors qu’il constituait le pilier du précédent « mix » énergétique avec le fioul, abandonné. La production de chaleur passera de 145 à 225 Gwh, pour l’alimentation de 25.000 logements et équivalents, fin 2026. L’investissement total se monte à 92 millions d’euros, pris en charge par Engie Solutions avec des aides de l’Ademe. M.Noyer
Les premiers marchés sortent pour la RN 19 entre Sevenans et Héricourt
Les travaux d’élargissement de la RN 19 entre Héricourt (Haute-Saône) et Sevenans (Territoire de Belfort) débutent ce printemps. Ils mettront à 2x2 voies la section de 4,6 km de jonction entre les deux départements, qui viendra ainsi ponctuer les aménagements accumulés ces dernières années, par et autour de l’échangeur de l’A 36 achevé début 2020 pour 120 millions d’euros par le concessionnaire APRR. Le nouveau tronçon, quant à lui, relève des départements et celui de Haute-Saône, rompu à l’exercice sur les RN 19 et 57, a pris la maîtrise d’ouvrage, bien qu’il ne soit directement concerné que sur 600 mètres. Six ouvrages d’art sont prévus au long des trois ans de chantier. Le premier, le doublement du franchissement de la voie ferrée Belfort-Dole, sera construit par le duo d’entreprises Parietti - Bonnefoy. Les appels d’offres pour deux suivants, à hauteur de la voie communale d’Argesians à Banvillars et d’un chemin local de desserte agricole, seront lancés dans les prochaines semaines. Le projet représente un montant de 29,59 millions d’euros TTC, cofinancé par l’Etat (14,6 millions), la région Bourgogne-Franche-Comté, les conseils départementaux de Haute-Saône et du Territoire de Belfort, la communauté d’agglomération du Grand Belfort et la communauté de communes du Pays d’Héricourt. M.Noyer
Bourgogne
• EDF engage la construction de son nouveau siège régional à Dijon

Un bâtiment de 3.150 m2 sur cinq niveaux, dans le quartier Valmy, pour abriter la direction régionale mais également la direction commerciale Est et le centre relations clients, soit 300 collaborateurs au total : voilà le projet dévoilé ce jeudi matin par Carmen Munoz-Dormoy, directrice de l’action régionale du groupe EDF en Bourgogne-Franche-Comté. « Ce projet atteste de notre ancrage territorial à Dijon en réunissant nos équipes dans un bâtiment unique qui nous ressemble », explique-t-elle.
Un bâtiment exemplaire sur le plan environnemental, évidemment, « 100 % électrique et donc zéro émission. ». Le promoteur, Edensy, et l’architecte, l'agence BAU, tous deux côte-d'oriens, ont conçu des bureaux (largement flex) bénéficiant d’un éclairage naturel maximal. Panneaux photovoltaïques en ombrières sur le parking, bornes de recharge pour la moitié des places de stationnement, pompe à chaleur affichant un coefficient 4 (1 kW d’électricité produira 4 kW de chauffage), leds déclenchées par le mouvement… Il est prévu une infiltration des eaux pluviales à la parcelle et au moins 40 % de mobilier en réemploi. Ce qui permet à Marc Guillot, responsable chez Edensy, d’affirmer que ce bâtiment alliera « modernité, fonctionnalité et respect de l’environnement ». Au terme d’un chantier qui impliquera une vingtaine d’entreprises régionales et 140 personnes, les équipes régionales d’EDF s’installeront début 2027. P.Bouillot


















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