« L’industrie recrute, le Forum », tel est l'intitulé des portes ouvertes à la Maison des Entreprises de Dijon ce samedi 23 mars. En partenariat avec l’AJIR (Association Jeunes Industrie Région) et l’UIMM Côte-d’Or, ce rendez-vous incontournable du recrutement dans l’industrie en Côte-d’Or est aussi l’occasion de découvrir l’École de Production Industrie 21 qui organise sa première journée portes ouvertes.
Vous cherchez un poste dans l’industrie ? Plus de 200 offres d’emplois sont à pourvoir en CDD, CDI et en alternance, dans une trentaine d’entreprises industrielles (*) présentes ce samedi 23 mars, de 9h à 13h, à la Maison des Entreprises de Dijon. Demandeurs d’emploi, personnes en situation de reconversion professionnelle, étudiants : l’industrie recrute, dans toute la région Bourgogne-Franche-Comté.
Une dizaine de sociétés ne pouvant pas participer au Forum ont transmis leurs offres d’emploi à l’UIMM Côte-d’Or. Elles seront affichées dans l’espace « ils recrutent aussi ». La représentation départementale de l'Union des industries et métiers de la métallurgie se chargera de récupérer les CV des visiteurs intéressés afin de les transmettre aux employeurs recruteurs.

Parmi les temps forts au programme, les visiteurs sont invités à découvrir le Pôle Formation UIMM Bourgogne 21-71 qui présentera ses équipements et formations. L'occasion de voir par exemple à l'oeuvre une chaîne de production 4.0 entièrement robotisée, les ateliers de soudage et de chaudronnerie ainsi que le showroom du Pôle d’excellence en robotique.
Située sur le même site que le pôle formation, l’Ecole de production industrie 21, unique en son genre à Dijon, ouvre également ses portes, et ce pour la première fois. La promotion, initiée en septembre 2023, accueille huit élèves qui apprennent de façon concrète et pratique les métiers de l’usinage. « Ces enseignements mobilisent des compétences scientifiques assez élevées. Mathématiques, lecture de plan, connaissance des matériaux, les élèves apprennent leur métier en fabriquant des produits ou en proposant des services, afin de répondre à de réelles commandes clients. Ce ne sont pas des « pièces poubelles », la qualité doit être parfaite. C’est la clef de notre réussite », estime Rémy Heyte, directeur de l'Ecole de production industrie 21.
Grâce à la Fédération nationale des Ecoles de production et le soutien de plusieurs partenaires - Total Énergies, Dijon Métropole, la fondation SEB et le Fonds National d'Aménagement et de Développement du Territoire (FNADT) - 1,5 million d’euros ont été investis sur trois ans dans le but d'acheter des machines de production, pour un budget de fonctionnement annuel évalué à 450.000 euros. « Tours et fraiseuses conventionnels ou machines à commandes numériques, nous sommes bien équipés. Le bouche à oreille fonctionnant, nous avons de plus en plus d’entreprises partenaires qui s’associent au développement de l’école et nous commandent des pièces », poursuit le directeur.
Apprendre en pratiquant
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En plein essor dans la région comme en témoigne l'ouverture il y a quelques mois du site de Belfort, les Ecoles de production accueillent des jeunes qui ont moins de 16 ans. Un seul critère régit l'admission des élèves : leur motivation. « Parfois les jeunes qui arrivent chez nous sont déjà en échec scolaire mais grâce à notre pédagogie, que j’appelle le faire pour apprendre, ils progressent vite. », poursuit Rémy Heyte. Ponctualité, assiduité, autonomie, respect forment en revanche les maîtres-mots de leur réussite.
Parmi les élèves qui suivent ce parcours sur deux ans avant de pouvoir prétendre à l’apprentissage, l'un, Antoine, 15 ans, souhaitait devenir armurier. « Je viens d'une famille de chasseurs et mon stage de troisième à L’Armurerie du Suzon, à Messigny-et-Vantoux (Côte-d'Or), a confirmé mon choix. Je vais donc faire un CAP usinage puis un bac pro, avant un brevet des métiers d’art armurerie dans la seule école en France à proposer ce diplôme, située à St-Etienne. »
L'adolescent estime que ce format école/entreprise lui permet d’avoir plus de temps pour lui. « J’aime ne pas avoir de devoirs ! ». Pour Robin, 15 ans également, la découverte de l’Ecole de production et du métier de tourneur fraiseur s’est opérée grâce à son professeur de technologie. Des stages en entreprise ont conforté sa décision. « Ici, je me sens bien et ça me motive à bosser ! Quand je me lève le matin, j'ai envie de venir ! », résume-t-il en quelques mots qui font toutes les différences dans les apprentissages : le goût d’apprendre est essentiel pour atteindre ses rêves !
Plus d’informations ici. Entrée libre et gratuite pour tous les visiteurs.
A l’Ecole de production, le taux de réussite atteint 90%. Le cursus se déroule en 35 heures par semaine à l’école dont 25 à l’atelier et les autres en classe pour de l’enseignement général. Cette répartition entre travail scolaire et apprentissage métier permet de monter rapidement en compétences, selon les promoteurs du concept.
L’autre atout réside dans le petit nombre d’élèves : « Ils ne seront jamais plus d’une quarantaine par année, de quoi assurer la viabilité de notre structure et son équilibre financier. Tout est entièrement gratuit pour les élèves », explique le directeur Rémy Heyte.
(*) Les entreprises inscrites ce samedi 23 mars : Safran Electronics & Defense, REM, Sidel Packing Solutions, Eurogerm, SNCF Réseau, TE Connectivity, Constellium Extrusions France, JTEKT Europe, DS Smith Packaging, Groupe SEB, Adhex, Framatome, Elips, Hygiène & Nature, Parker, C&K Components, Maroquinerie Thomas, Monnot, Oberthur Cash Protection, Dekra Industria, Sulo, Suntec, Mouton Rivom, Boat Valley, Savoye, MGO, Mevertis, Procelec.














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