À Dijon, les cycles Lapierre placés en redressement judiciaire. Hurricane, une nouvelle acquisition pour le Haut-Saônois Abéo. Une solution venue de l’Inde pour le Bisontin SilMach. L’incendie d’un site Suez a confiné plus de 30.000 personnes en Moselle. Les eaux de Nestlé (Vittel, Contrex...) passent sous pavillon américain. France Active s’organise en mode régional en Bourgogne-Franche-Comté. JTEKT en voie de reprise par un fonds allemand.
Bourgogne
À Dijon, les cycles Lapierre placés en redressement judiciaire
Ce 25 août, le tribunal de commerce de Dijon a prononcé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire du fabricant de cycles dijonnais Lapierre. Cette décision fait suite à une demande de l’entreprise déposée le 5 août dernier, quelques jours avant la faillite de sa maison-mère, le groupe néerlandais Accell. Ce géant du vélo avait racheté en 1996 la célèbre marque française aux 80 bougies, réputée dans le monde professionnel pour avoir notamment équipé Thibaud Pinot et Arnaud Démare et qui fournit aujourd'hui les cadres et guidons de l'équipe Picnic Post NL. « La disparition du soutien financier du Groupe Accell oblige désormais à construire seule l'avenir », souligne la société dijonnaise dans un communiqué. Elle affirme en effet que la période d’observation de six mois accordée par le tribunal de commerce sera mise à profit pour « construire une entreprise autonome, démontrer sa viabilité économique et faire entrer un investisseur industriel ou financier capable d’accompagner le retour durable à l’équilibre. »
Lapierre s’efforce également de mobiliser les pouvoirs publics à diverses échelles.Il compte 106 salariés, dont les contrats de travail se poursuivent pour le moment, pour un chiffre d’affaires de 99,1 millions d’euros en 2025 et une perte d’exploitation de 27,2 millions d’euros, en recul toutefois de 41 % sur un an. Le fabricant explique subir une baisse récurrente des ventes par le fait du retournement du marché après son essor pendant le Covid. C.Jourdan
Franche-Comté
Hurricane, une nouvelle acquisition pour Abéo

L’équipementier de sports et loisirs Abéo poursuit sa stratégie de croissance externe. Il en a concrétisé une nouvelle étape début août par la prise de contrôle majoritaire d’Hurricane, qu’il présente comme le « leader des sports urbains en Europe et en Chine .» L’ETI de Rioz (Haute-Saône, 1.900 salariés, chiffre d’affaires de 280 millions d’euros pour l’exercice 2025-26) a acquis 60 % du capital de cette société de 75 salariés pour un chiffre d’affaires de 13 millions d’euros l’an dernier. Hurricane est active dans l’organisation d’événements internationaux comme le Festival international des sports extrêmes et elle assure la conception, la fabrication et l’installation d’infrastructures sportives, notamment pour les JO, ce qui la situe dans le cœur d’activité de son nouveau propriétaire. D’où la « continuité stratégique » qu’Abéo met en avant en commentant cette opération. Celle-ci maintient l’actuelle direction d'Hurricane aux commandes opérationnelles, ainsi que dans le capital. M.Noyer
Franche-Comté
Une solution venue de l’Inde pour le Bisontin SilMach

SilMach, fleuron de la micromécanique de Besançon (Doubs), trouve depuis l’Inde la voie vers la poursuite de son activité. Le groupe Belrise originaire de ce pays a obtenu, en juillet, la reprise de la PME qui avait été placée en redressement judiciaire en avril. La société rebaptisée Starkenn Silmach repart avec 12 de ses 21 salariés, de sorte à perpétuer et développer son savoir-faire dans les MMES, micromoteurs au silicium, qui font sa réputation mais ne trouvaient plus les moyens d’un développement autonome. Cette technologie a suscité l’intérêt du repreneur qui entend la déployer dans les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et de la défense, tout en prenant en compte la présence antérieure de SilMach dans l’horlogerie. Il intègre l’entreprise bisontine dans sa division Starkenn Technologies, l’une des composantes de son organisation totalisant un chiffre d’affaires de 800 millions d’euros pour un effectif de 12.000 personnes. M.Noyer
L’incendie d’un site Suez a confiné plus de 30.000 personnes en Moselle
L’incendie survenu le dimanche 2 août sur le site Safe (Suez Alternative Fuels & Energies) d’Amnéville, en Moselle, a entraîné le confinement temporaire d’environ 30.000 personnes. Le sinistre s’est déclaré à 10h30 au niveau de ce centre de stockage et de traitement des déchets dangereux de la filiale du groupe Suez. Le spectaculaire panache de fumée noire qui s’est élevé dans le ciel aurait été visible jusqu’à Metz, 20 km au sud. Par mesure de protection, la préfecture de Moselle a demandé dans la matinée aux habitants de cinq communes (Gandrange, Amnéville, Vitry-sur-Orne, Clouange et Rombas) de ne pas quitter leur domicile. A 17h, une fois le feu maitrisé par quelques 135 sapeurs-pompiers, les services de l’Etat ont levé le dispositif de confinement. L’entrepôt de 800 m2 classé Seveso seuil bas a été entièrement calciné par les flammes. Trois personnes ont par ailleurs été blessées légèrement : deux sapeurs-pompiers et un salarié d’astreinte. Au moment de l’incendie, le réseau de distribution d’eau était en maintenance, une opération programmée de longue date par ArcelorMittal Gandrange, propriétaire du site. En guise de mesure compensatoire, un bassin d’incendie avait été mis en place temporairement par Safe. Les secours n’auraient pas pu y accéder le jour du sinistre. P. Bohlinger
Lorraine
Les eaux de Nestlé (Vittel, Contrex...) passent sous pavillon américain

Le géant de l’agroalimentaire Nestlé a concrétisé, en juillet, la vente de la moitié du capital de sa filiale spécialisées dans les eaux minérales. Nestlé Waters, présent dans les Vosges avec les usines d’embouteillage des célèbres marques Vittel, Contrex et Hépar, devient ainsi à 50 % propriété du capital-investisseur américain Platinum Equity. Les trois candidats identifiés auparavant, CD&R (Clayton, Dubilier & Rice), KKR et le Français PAI (anciennement Paribas Affaires Industrielles), s’étaient retirés en juin. Dans son portefeuille d’actifs d’une valeur totale de 48 milliards de dollars, le nouveau partenaire détient plusieurs sociétés de l'agroalimentaire, comme Biscuit International, un ensemble de marques distributeurs, et un fabricant italien de pâtes, pesto et sauces, Polli. Les quelque 550 salariés des usines vosgiennes restent dans l’expectative quant aux conséquences de cette restructuration capitalistique. M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
France Active s’organise en mode régional
Les associations de finance solidaire France Active Bourgogne et France Active Franche-Comté se rassemblent en une structure unique à l’échelle de la région. Présidée par Jean-Marie Le Bretton et dirigée par Sébastien Morel, la nouvelle organisation Bourgogne-Franche-Comté compte ainsi un effectif de 33 salariés dont la gouvernance est confirmée, à savoir l'association entre acteurs publics, banques, réseaux de l’économie sociale et solidaire et entrepreneurs. France Active Bourgogne-Franche-Comté souhaite ainsi « renforcer les coopérations territoriales » à l’échelle de son nouveau terrain de jeu. En 2025, les deux associations ont représenté 333 dossiers soutenus dans l’économie sociale et solidaire, 2.720 emplois créés ou consolidés et quelque 18 millions d’euros de financements par des prêts garantis (14,9 millions) et des concours directs (3,8 millions). Huit projets sur dix accompagnés sont toujours en activité au bout de cinq ans. M.Noyer
Bourgogne
JTEKT en voie de reprise par un fonds allemand

Le processus de vente de l’usine de sous-traitance automobile JTEKT de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d’Or) a avancé, avec la perspective de se concrétiser dans les prochaines semaines. Toyota, l’actuel propriétaire, a confirmé l'acquisition à venir par un fonds d’investissement allemand, Leo III, dans le cadre de la cession de la branche de direction assistée qui comprend sept sites, en République tchèque, au Maroc et en France avec également Irigny (Rhône). Le site dijonnais emploie 480 salariés avant la clôture de son plan de suppression de 85 postes. L’équipementier s’était déjà séparé l’an dernier de son activité européenne de roulements, comprenant deux usines françaises dans le Cher et la Seine-Maritime, en la cédant à un autre investisseur allemand, Aequita. M.Noyer

























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