Un exercice en croissance d’activité et de résultats pour le Franc-Comtois Abéo. Le spécialiste alsacien du carton Cenpa en liquidation judiciaire. Redressement judiciaire des meubles Parisot, plus de 400 emplois en sursis. Wattwiller investit 2 millions d’euros dans une nouvelle ligne pour ses fontaines 5 litres. La sous-traitance automobile de la Fondation Pluriel ouvre ses portes à Etupes. Une aide publique à la décarbonation de la plateforme chimique du Sud-Alsace.

Franche-Comté

Un exercice en croissance d’activité et de résultats pour Abéo

La « résilience » dans un marché bousculé a caractérisé, selon sa direction, l’exercice 2025/26 d’Abéo, l’équipementier de sports et loisirs basé à Rioz (Haute-Saône). Le groupe a enregistré une progression de 3,1 % de son chiffre d’affaires à périmètre constant (hors prise en compte de ses acquisitions et des variations des taux de change) pour lui faire atteindre 280 millions d’euros. « Nos trois divisions, sport, sportainment & escalade et vestiaires ont toutes été en croissance, ce qui constitue un fort motif de satisfaction légitimant la validité de notre mix d’activités », a commenté le président-directeur général Olivier Estèves le 3 juin en présentant les résultats de l’entreprise cotée. S’agissant des bénéfices, la croissance du résultat opérationnel courant (+ 17,2 %, soit 18,1 millions d’euros) et du résultat net (+ 22,1 %, à 8,3 millions d’euros) provient avant tout de l’activité plus récente sportainment & escalade, pour une stabilité ou un léger repli des deux autres, aboutissant à une augmentation de 0,8 point de la marge, à 11,7 % d’Ebitda par rapport au chiffre d’affaires.

L’exercice clos au 31 mars a été intense en terme de croissance externe, avec trois « acquisitions stratégiques », de la Hollandaise Eli Play apportant des « complémentarités de gammes » d’équipements de loisirs et de sport indoor, de Sodex « réduisant la dépendance à la Chine » et ouvrant aux activités outdoor (les équipements de football et tennis surtout) par son usine au Vietnam, et de Vogo (par prise de contrôle complet) « intégrant des briques technologiques pour la digitalisation », analyse Olivier Estèves. Cette politique devrait connaître une certaine pause à court terme, tout en restant « attentif aux opportunités », afin de se consacrer aux « synergies post-acquisitions» Pour l’exercice en cours, Abéo affiche un « niveau satisfaisant » de prise de commandes de 276,7 millions d’euros, légèrement inférieur au chiffre d’affaires écoulé, pour une « question de délais. »  M.Noyer

 

BF

 

Alsace

Le spécialiste du carton Cenpa en liquidation judiciaire 

Cenpa
Le producteur de cartons pour tubes et mandrins employait encore 50 salariés à Schweighouse-sur-Moder (Bas-Rhin). © Traces Ecrites

C’est un site papetier vieux de 130 ans qui va disparaître. En redressement judiciaire depuis 18 mois, le producteur de carton pour tubes et mandrins Cenpa basé à Schweighouse-sur-Moder (Bas-Rhin) a été placé en liquidation le 1er juin dernier. L’usine et ses 50 salariés sont à l’arrêt depuis le 3 juin. En 2025, l’entreprise avait retrouvé un équilibre financier grâce à un plan de sauvegarde de l’emploi qui s’était accompagné d’une quarantaine de licenciements et grâce à l’arrêt de l'une des machines. L’entreprise s’était concentrée sur ses marchés dédiés à l’hygiène : papier toilette et essuie-tout. « Malgré une trésorerie confortable, personne n’a souhaité reprendre et notre actionnaire n’était pas intéressé », déplore Dimitri Mager, le directeur général. Ces dernières années, Cenpa a été racheté trois fois : d’abord par le groupe américain Sonoco, puis en 2016 par le fonds d’investissement allemand Mutares (ancien propriétaire de Peugeot Motocycles et de Valti en Bourgogne-Franche-Comté) et en 2021 par un autre fonds germanique, Accursia Capital. L’année suivante, en situation post-Covid, alors que le papetier avait réalisé un bénéfice de 6 millions d’euros, l’actionnaire avait récupéré un peu moins de 5 millions d’euros. J.Giorgi

Est
Redressement judiciaire des meubles Parisot, plus de 400 emplois en sursis

A la suite de la demande de sa direction, le groupe de meubles Parisot a obtenu son placement en redressement judiciaire, ce 8 juin, pour une période de six mois. La mesure concerne en premier lieu les usines de Saint-Loup-sur-Semouse (Haute-Saône) et Mattaincourt (Vosges) qui emploient respectivement 282 et 134 salariés. Les syndicats analysent le scénario comme la conséquence prévisible d’une succession de baisses d’activité qui ont réduit le chiffre d’affaires de près de moitié en deux ans, à 84 millions d’euros en 2025 pour l’entité principale Parisot Industries. De plus, le groupe a racheté en début d’année un fabricant de meubles en kit à Lille, CBA Meubles, « qui est en pertes, à un montant (1 million d’euros) supérieur au nôtre », pointent les représentants du personnel. Dans un communiqué préalable à la décision de ce lundi, la direction indiquait travailler à « un projet de transformation industrielle en vue de présenter des plans de continuation » d’activité, de façon à s’ « adapter aux nouvelles réalités du marché », particulièrement dans le meuble en kit touché par la baisse du pouvoir d’achat. M.Noyer 

Alsace

Wattwiller investit 2 millions d’euros dans une nouvelle ligne pour ses fontaines 5 litres 

Wattwiller
La nouvelle installation tourne depuis mars dernier. © Grandes Sources de Wattwiller

Depuis fin mars, une nouvelle ligne de production a fait son entrée dans l’usine des Grandes Sources de Wattwiller (Haut-Rhin), filiale du Belge Spadel. Elle est entièrement dédiée aux fontaines à eau d'une contenance de 5 litres. En test depuis 2023, ce nouveau format en carton a été validé par les consommateurs, d’où l'investissement récent de 2 millions d’euros qu'il entraîne. Celui-ci va permettre de multiplier par trois la cadence de production, passant de 300 à près de 900 fontaines produites chaque heure. L'an dernier, Wattwiller a doublé les ventes de telles fontaines grand format. « Elles n'ont pas cannibalisé les autres. Nous avons enregistré en 2025 une croissance globale de 20 % sur l’ensemble de la marque. Grâce à l'offre 5 litres, nous avons conquis d’autres consommateurs, soucieux de réduire l’utilisation du plastique », affirme Julian Schmitt, responsable marketing de la marque. D’abord commercialisée en exclusivité dans les magasins U, la fontaine Wattwiller est aujourd’hui référencée dans toutes les enseignes principales de la grande distribution. Pour le moment toutefois, elle n'est disponible que dans 20 % des magasins GMS, dont la moitié dans l’Est de la France. « Le challenge qui nous attend est de convaincre les magasins de mettre en rayon notre produit », prévient Julian Schmitt. Dans les prochaines semaines, l'eau alsacienne proposera une autre innovation : la fontaine 10 litres, pour les circuits hors domicile : entreprises, hôtels, événements, etc. Wattwiller commercialise également pour ces marchés une fontaine réfrigérée. L’entreprise qui emploie 52 salariés, a réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros. J.Giorgi

 

PE Mulhouse

 

Franche-Comté

La sous-traitance automobile de la Fondation Pluriel ouvre ses portes 

Fondation Pluriel
La structure s'est dotée de robots de dernière technologie. © Laurent Cheviet

La Fondation Pluriel organise, ce vendredi 12 juin, une matinée portes ouvertes pour l’une de ses activités des plus emblématiques : son atelier de ferrage à Etupes (Doubs) tourné vers la sous-traitance automobile, l’usine Stellantis Sochaux voisine, où elle vient d’investir dans des équipements robotisés de dernière technologie. Les industriels sont invités à le découvrir, à partir de 8h30, et il reste des places (contacter : thierry.bozzoli.ei@gmail.com). Il constitue un pilier du pôle industrie de la structure franc-comtoise employant 1.500 travailleurs en situation de handicap, et démontre chaque jour sa compétitivité économique. Le rendez-vous de ce vendredi s'inscrit dans le cadre d'une semaine nationale des achats responsables. M.Noyer

 

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Alsace

Une aide publique à la décarbonation de la plateforme chimique du Sud-Alsace 

Butachimie
Le site proche du Rhin compte un peu plus de 1.000 salariés au cumul de ses sociétés. © Butachimie

Venu la semaine dernière dans la région de Mulhouse (Haut-Rhin) pour saluer l’investissement local de Stellantis pour la production de voitures électriques, le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin a également apporté un chèque - virtuel - à la plateforme chimique de Chalampé-Ottmarsheim. L’ensemble d’entreprises réuni dans la plateforme WEurope (1.100 salariés entre AlsachimieButachimie et BASF) bénéficiera d’aides « entre 5 et 10 millions d’euros » pour sa décarbonation, dans le cadre du programme national Compensation Carbone de 150 millions d’euros. Prenant notamment la forme d’allègement de charges, le soutien « vise à renforcer la compétitivité de notre industrie chimique face à la concurrence asiatique », a souligné Sébastien Martin. La part relativement significative de l'enveloppe nationale allouée au complexe sud-alsacien se justifie par le fait qu’il compte parmi les premiers émetteurs de C02 du pays. M.Noyer

 

 

 

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