Le groupement indépendant de pharmaciens Giphar implante sa 4ème plateforme logistique à Dijon. Cycles Mercier s’installe dans les Ardennes. Delticom prend possession de son entrepôt logistique dans la banlieue de Mulhouse. Un revenu minimum étudiants made in Bourgogne-Franche-Comté. A Metz, la start-up SESAMm annonce une levée de 7,5 millions d’€. La Banque des Territoires renforce les fonds propres d’Orviti. Le Consortium Québécois en Transformation Numérique et Cybersécurité implante son premier bureau européen à Strasbourg.


• Le groupement indépendant de pharmaciens Giphar implante une plateforme logistique à Dijon


Le groupement indépendant de pharmaciens Giphar choisit Dijon pour implanter sa quatrième plateforme logistique qui approvisionnera, à compter du 2 janvier 2023,  les 300 pharmaciens sociétaires du quart nord-est, jusqu’à Nancy, Strasbourg et en Auvergne. D’une surface de 10.000 m2, l'entrepôt sera construit sur un terrain de 4 ha de la zone de Beauregard, à Longvic, dans le sud de l’agglomération dijonnaise. L’investissement de 12 millions d’€ soutenu par le Conseil régional de Bourgogne à hauteur de 800.000 €, s’accompagne de la création de 70 emplois ; les recrutements seront clos en novembre 2022. Le premier coup de pioche est prévu le 1er juillet 2021 pour une livraison en avril-mai 2022. Avant la mise en service, l’opérateur devra obtenir l’autorisation de l’Agence Nationale de sécurité du Médicament et des produits de santé.
Avec cette plateforme, le répartiteur également centrale d’achats pour les pharmaciens non adhérents à son réseau (1.350 officines sous l'enseigne Giphar, chiffre d’affaires de 2,2 millions d’€) assure une couverture de 85% du territoire national qui lui permet jouer la carte de la proximité et du service auprès de ses coopérateurs. Les pharmaciens pourront effectuer leurs commandes jusqu’à 20h et être livrés le lendemain matin à l’ouverture de leur officine.
Une cinquième plateforme dans le sud-ouest achèvera une couverture optimisée d’ici 2025, les autres se situant dans l’Oise, l’Hérault et à Angers. « La crise sanitaire nous a montré que la logistique est cruciale : dans l’est plus éloigné de nos entrepôts actuels, l’activité a été moins dynamique », commente Philippe Becht, président du directoire qui rappelle avoir été le premier grossiste en médicaments à intégrer sa propre logistique en 1990. C.P.

 

justdijonfevrier

 

• Cycles Mercier relance la production en France, dans les Ardennes

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La marque de vélos qui fait son retour en France, est aussi une marque d'accessoires relancée par Emile Mercier, fils du fondateur qui porte le même prénom. © Mercier/ Stephane-Adam


La marque de vélo Mercier rendue populaire par Raymond Poulidor puis Joop Zoetemelk, va de nouveau être fabriquée en France. Non pas à Saint-Etienne, la terre d’origine de la manufacture créée en 1919 par Emile Mercier, mais dans le département des Ardennes, à Revin, près de Charleville-Mézières. Cycles Mercier qui les fabriquent dans le nord de l’Italie et en Asie, installe une unité de fabrication de 12.000 à 15.000 mdans des locaux à réhabiliter sur l’ancien site de Porcher. Les 6 hectares abandonnés en 2011 par son dernier occupant, le fabricant de sanitaires Idéal Standard sont transformés en un parc d’activités, baptisé Actimeuse, par Protéame, la société d’économie mixte d’Aménagement des Ardennes. Selon la marque, un investissement en équipements de 2,4 millions d'€.
Cette implantation a succinctement été annoncée par voie de communiqué de presse le 1er février, par le propriétaire de Cycles Mercier, le fonds d’investissement luxembourgeois Starship Investiments qui ne souhaite pas exposer son projet en détail avant quelques semaines. Cycles Mercier avait été rachetée en 1991 par le hollandais Accell qui céda la marque en 2000 à Starship Investments.
L'usine, dont le lancement est prévu fin 2021, fabriquera des vélos mécaniques et électriques sous la marque des deux coureurs qui ont porté ses couleurs, Raymond Poulidor et de Joop Zoetemelk, ainsi que sous marque de distributeurs. L’investisseur dit vouloir fabriquer des cycles « made in France » en nouant des partenariats avec des fabricants locaux de composants et annonce 270 emplois d’ici à cinq ans. C.P.


 

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• Delticom prend possession de son entrepôt logistique dans la banlieue de Mulhouse

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Le leader allemand de la vente en ligne de pneus ouvre une plateforme d'entreposage et de préparation de commandes à Ensisheim, près de Mulhouse, pour la France, le sud de l’Allemagne, le nord de l’Italie et la Suisse. © GSE

 

La livraison s’est faite en temps est en heure, comme prévu à la fin de 2020. Delticom AG, société allemande de vente en ligne de pneus et pièces détachées pour camions et automobiles a pris possession de son entrepôt logistique dans la zone d'activités Plaine d’Alsace, dans la zone industrielle d'Ensisheim-Réguisheim, en périphérie de Mulhouse. Les premiers salariés sont à l’oeuvre depuis quelques jours pour l’installation des équipements et l’emmagasinage de certains produits : des pneus d’été pour véhicules personnels et des pneus moto, précise Alexander Eichler, son directeur logistique. L’activité de le stockage et expédition de pneus en France, dans le sud de l’Allemagne, le nord de l’Italie et en Suisse, sera à pleine cadence au cours du second trimestre. Elle devrait employer 200 à 300 personnes.
Le bâtiment de 61.000 m² occupé par Delticom représente la moitié de la surface d’un ensemble de deux halls, dont le second de 59.000 m2 a été conçu comme un entrepôt multi-utilisateur de 59 000 m².
C’est le contactant général GSE qui l’a bâtit pour le compte de l’investisseur allemand Engler Real Estate Group, avec l’objectif d’obtenir – fait encore rare dans la logistique – , la certification BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) Good. En plus de luminaires à Led et de l’utilisation optimale de la lumière du jour dans les bureaux et les locaux sociaux, la toiture est recouverte de 90.000 m² de panneaux photovoltaïques. C.P.

 

Batifrancdeux

 

Un revenu minimum étudiants made in Bourgogne-Franche-Comté

Le Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté est en train de finaliser une aide aux étudiants qui prendrait la forme d’une dotation mensuelle de l’ordre de 200 €, a annoncé Marie-Guite Dufay, sa présidente lors de la session lénière du 5 février . Elle s’adressera aux étudiants, « pas forcément les boursiers », en difficulté pour payer leur loyer ou leurs repas car privés du job qui leur permettrait de financer leurs études.
Favorable au revenu Minimum Etudiants, initiative mis en place dans plusieurs villes et réactivée par certains parlementaires demandant au gouvernement de la généraliser, Marie-Guite Dufay estime à 5.000, le nombre d'étudiants en Bourgogne-Franche-Comté qui correspondent à ce profil. Les besoins et modalités seront définies avec le Crous et les associations d’étudiants. Le budget proposé pour cette année universitaire est évalué à 4 millions d’€. C.P.

 

mecateam



• SESAMm lève 7,5 millions d’€ pour étendre ses solutions destinées à anticiper l’évolution des marchés financiers

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La start-up de 50 salariés prévoit l’évolution des marchés financiers en exploitant les données provenant des réseaux sociaux, blogs et autres forums. © SESAMm


A Metz, la start-up SESAMm annonce une levée de 7,5 millions d’€ menée par le fonds d’investissement Fintech VC (NewAlpha Asset Management) et la société d'investissement Carlyle. Créée en 2014, l’entreprise de 50 salariés anticipe l’évolution des marchés financiers grâce à l’exploitation des données en provenant de milliards d'articles et de messages web. Cette quatrième levée de fonds vise à accélérer sa croissance en Europe, Asie et Amérique du nord, mais aussi à déployer de nouveaux outils basés sur l’intelligence artificielle et poursuivre ses investissements en recherche et développement.
Carlyle, l'un des principaux clients de SESAMm, se félicite de « l'élargissement de ce partenariat. » NewAlpha Asset Management confie avoir été « très impressionné » par l’intérêt qu’à suscité SESAMm sur les marchés au cours des dernières années. A noter que les tous premiers investisseurs dans la fintech (Havenrock, AngelSquare, La Caisse d'Epargne, BPI et Banque Populaire), participent à ce tour de table. P.B.

 

pvffevrier



• La Banque des Territoires renforce les fonds propres d’Orvitis

 

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Orvitis, en Côte-d'Or, a entrepris un gros programme de rénovation dans son plan Orvitis 2022 (en photo, le quartier de la Fontaine d'Ouche à Dijon). La réduction des recettes des loyers consécutive à la baisse des APL conduit le bailleur à chercher d'autres sources de financement pour le neuf. © Traces Ecrites

 

Résultante d’un appel à manifestations d’intérêt lancé par la Banque des Territoires, la direction régionale Bourgogne-Franche-Comté souscrit 4 millions d’€ de titres participatifs émis par le bailleur social de Côte-d’Or, Orvitis. Ce dispositif mis en place dans le cadre de la loi Elan et renforcé avec le Plan de relance, muscle les fonds propres de l’organisme pour financer ses projets de construction et de réhabilitation. Ceux-ci s’élève en 2021 à 43 millions d’€.
Pour François-Xavier Dugourd, président d’Orvitis, ce mode de financement est particulièrement adapté aux opérations réalisées en société civile immobilière (SSCV) avec des opérateurs privés, car elles demandent de mobiliser du foncier.
Orvitis conduit cette année des opérations en partenariat avec d’autres acteurs de l’immobilier, pour 30 millions. L’un des derniers est un programme réalisé à Chenôve avec l’association L’Arche qui associe un  centre d’hébergement et d’activités de jour pour handicapés et des logements. C.P
 

Le Consortium Québécois en Transformation Numérique et Cybersécurité (CQTNC) s’installe à Strasbourg

Conséquence d’une coopération de vingt ans entre le Québec et la Région Grand Est, l’implantation courant 2021 à Strasbourg, du premier bureau en France du Consortium Québécois en Transformation Numérique et Cybersécurité (CQTNC), vise à développer des solutions numériques, d’intelligence artificielle et de cybersécurité  pour les entreprises. Ce consortium est formé de quatre entreprises, Drakkar Digital, Edilex, PM Scada Cyber Défense et Mantle, qui travaillent déjà ensemble en  Amérique du Nord à travers une plate-forme, Becoming Elsewhere.
Le protocole d’accord signé le 8 février, entre ce groupement d’intérêt économique et la Région Grand Est, illustre la volonté de celle-ci d’accompagner « la relance économique locale au moyen d’une robuste stratégie numérique. » C.P.

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