Le roboticien Ms-Innov de Belfort placé en redressement judiciaire. Fermeture progressive de l'usine de peintures PPG Genlis entre 2025 et 2027. La liquidation de la papeterie meusienne Stenpa est synonyme de 124 licenciements. De l’argent à flot pour la voie d’eau en Bourgogne-Franche-Comté. Un cobot pour soulager les tâches chez Hansgrohe à Wasselonne (Bas-Rhin). Succès pour la REF21 nouvelle version du Medef Côte-d’Or.

 

Franche-Comté

•  Le roboticien Ms-Innov de Belfort en redressement judiciaire  

La société d’automatisation et robotique MS-Innov de Belfort, qui s’est fait connaître par la mise au point de son robot modulaire « Morfose », se trouve en redressement judiciaire depuis le 29 octobre. L’échec de la finalisation de sa levée de fonds engagée dans le courant de cette année s’en trouve à l’origine, selon sa direction. « Sur les 2 millions d’euros visés, nous avons réuni 1,4 million d’euros (auprès de la Caisse des dépôts et d’UI Investissement) mais donc pas la totalité, or celle-ci était nécessaire », expose Julien Morel, président de MS-Innov. Dans ce contexte marqué par « une arrivée tardive des retours négatifs », l’ouverture de la procédure collective est apparue comme la solution la plus appropriée, selon le dirigeant.

La société fondée en 2015 reste fragile de par son modèle économique de type start-up qui repose sur des tours de table avant d’engranger du chiffre d’affaires, celui de l’exercice en cours se limite à 500.000 euros environ, par rapport à un objectif qui a été affiché à 10 millions d’euros à l’horizon 2027/28 autour de son robot innovant développé depuis 2019, qui s’adapte aux besoins différents de ses utilisateurs. Durant ce redressement judiciaire accordé pour une première période de deux mois, la priorité va donc à la recherche des 600.000 euros manquants, en accompagnement de l’actuelle direction ou par rachat. L’administrateur judiciaire Philippe Jeannerot a lancé un appel d’offres « avec une date de dépôt des offres visée au 29 novembre en vue de trouver un investisseur ou un repreneur », indique MS-Innov. La PME réduit ses effectifs : elle boucle actuellement un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) de 11 postes qui va ramener son personnel à 20 salariés. M. Noyer 

 

CCI Bourgogne

 

Bourgogne

• Fermeture progressive de l'usine de peintures PPG Genlis entre 2025 et 2027

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 PPG à Genlis (Côte-d'Or) emploie 49 salariés dont le poste va être supprimé dans les trois ans. © PPG


PPG à Genlis, fabricant de peintures connu pour sa marque Seigneurie Gauthier, a annoncé mercredi 6 novembre en réunion de CSE (comité social et économique) la fermeture de ce site de production en Côte-d'Or entre 2025 et 2027. 49 salariés sont concernés (31 suppressions de postes et 18 transferts de contrat de travail). Les ventes de PPG AC France  ont chuté de 19 % entre 2018 et 2024, entraînant une diminution de 16 % de la production, expose la direction. Le marché des peintures architecturales subit depuis plusieurs années les effets d'une concurrence accrue.

Dans ce contexte économique défavorable, PPG AC France a décidé d’adapter son organisation. Le groupe a défini un projet de réorganisation avec le renforcement de sa production sur ces deux autres sites français à Ruitz et à Moreuil dans les Hauts-de-France, synonyme de fermeture progressive de Genlis. Selon son communiqué de presse, « la priorité du management est d'accompagner chaque collaborateur dans son repositionnement vers l’emploi, en interne ou en externe en prenant le temps nécessaire. Aucun départ contraint n’interviendrait avant 2026, ce qui donne à l’entreprise l’opportunité de trouver une solution adaptée pour chacun, grâce aux moyens mobilisés dans le cadre du plan de reclassement. » PPG AC France cherche en parallèle un repreneur pour les activités de Genlis et assure qu'il étudiera toutes les options possibles pour revitaliser le site. D.Lévy.

 

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Lorraine

• La liquidation de la papeterie meusienne Stenpa est synonyme de 124 licenciements

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La papeterie meusienne était à l’arrêt depuis le 1er octobre dernier. © Ahlstrom


Le tribunal de commerce de Bar-le-Duc (Meuse) prononcera, ce 13 novembre, la liquidation judiciaire de la papeterie Stenpa. L’entreprise centenaire de 124 salariés basée à Stenay, dans la Meuse, avait été placée en redressement judiciaire en juillet dernier à la demande de son actionnaire, le fonds allemand Accursia Capital. Pour l’intersyndicale FO-CGT, représentée par Alain Magisson et Richard Guitton, « la fermeture n'est pas seulement la perte de 124 emplois, c'est un drame humain et une trahison envers ceux qui ont donné leur vie à cette entreprise. »

La papeterie avait été cédée en novembre 2023 à Accursia Capital spécialiste de la reprise de PME industrielles en difficulté et notamment détenteur en France de la papeterie Cenpa à Schweighouse-sur-Moder (Bas-Rhin). L’ancien propriétaire, le Finlandais Ahlstrom, (7.000 personnes, chiffre d’affaires de 3 milliards d’euros) expliquait alors sa décision de se séparer de son actif français par des surcapacités en Europe dans le secteur de l’emballage « créant une forte concurrence avec des machines ayant une structure de coûts plus compétitive. » La papeterie de Stenay spécialisée dans la production de papiers spéciaux couchés pour l’agroalimentaire est à l’arrêt depuis le 1er octobre. Mais ses salariés espèrent qu’un candidat intéressé par la reprise de ses actifs se manifesterait dans les prochaines semaines. P. Bohlinger

 

Bourgogne-Franche-Comté
De l’argent à flot pour la voie d’eau

Une enveloppe financière de 90 millions d’euros accompagne l’accord de coopération « pour le développement de la filière fluviale et la gestion de la ressource en eau en Bourgogne-Franche-Comté », signé le 5 novembre entre l’Etat, le gestionnaire du réseau VNF (Voies Navigables de France) et le conseil régional. Les trois signataires s’engagent jusqu’à fin 2028 dans un programme d’actions le long des 1.300 km navigables de la région, autour des objectifs de réhabilitation-fiabilisation des ouvrages hydrauliques, de préservation de l’environnement et du patrimoine fluvial, de développement du tourisme et du transport de marchandises et de transition énergétique.

Les premiers projets portent par exemple sur la rénovation du barrage-réservoir de Panthier (Côte-d’Or) pour 15 millions d’euros et du barrage-écluse d’Avanne (Doubs, 3 millions d’euros), et sur des travaux de réduction des fuites sur les canaux de Bourgogne et du Centre pour un cumul de 3,2 millions d’euros. L’accord organise aussi le soutien au projet d’une plateforme trimodale au port de Gron (Yonne). L'effort total est porté à 98 millions d'euros en ajoutant les dispositions de l'actuel contrat de plan. M. Noyer

 

Alsace

• Un cobot pour soulager les tâches chez Hansgrohe

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Le cobot (robot collaboratif) effectue à la place des collaborateurs la pose de chaque douchette sur une machine de contrôle de jet d’eau et son essuyage, évitant des gestes répétitifs à l'origine de troubles musculo-squelettiques. © Hansgrohe


Le fabricant de robinetterie Hansgrohe tire un bilan positif de l’installation de son premier cobot d’assistance aux tâches du personnel dans son usine de Wasselonne (Bas-Rhin). L’implantation de cet appareil du fabricant Universal Robots, via l’intégrateur RobotIndus, délivre de tâches répétitives sources de TMS (troubles musculo-squelettiques) la ligne de vérification de la conformité de douchettes. « La solution réunit les objectifs d’amélioration des conditions de travail et de la productivité, pour un retour sur investissement en moins de trois ans », souligne Fabienne Ehl, responsable amélioration processus sur le site bas-rhinois de 230 salariés.

Le cobot (robot collaboratif) effectue à la place des collaborateurs la pose de chaque douchette sur une machine de contrôle de jet d’eau et son essuyage, évitant des gestes répétitifs à hauteur d’épaule et sollicitant le dos. Il permet ainsi au personnel de se concentrer sur l’assemblage des douchettes et le contrôle visuel de leur qualité via un écran installé à côté, des missions de plus haute valeur ajoutée. L’ergonomie améliorée des lignes entraîne une hausse de production de 20 % sur les postes concernés. Le site Hansgrohe envisage l’installation d’un autre cobot l’an prochain sur la ligne parallèle, après cette première acquisition qui a représenté un investissement de 150.000 euros. M.Noyer

 

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Bourgogne

• Succès pour la REF21 nouvelle version du Medef Côte-d’Or

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Kim Smith, spécialiste du marketing a fait travailler les groupes sur l’art du storytelling. © Déborah Lévy

 


Jeudi 7 novembre, la REF 21 du Medef Côte-d’Or a rassemblé plus de 450 participants au campus ESTP-ESEO à Dijon pour une journée orchestrée par chacun. En effet le Medef Côte-d’Or a proposé aux participants de choisir leur propre feuille de route pour la journée avec au choix une dizaine d’ateliers participatifs et des conférences très variées.

L’occasion d’entendre parler des experts dans de nombreux domaines tels que Alain Bensoussan, avocat en droit des technologies avancées ou Pierre-Henri Deballon, co-fondateur de Weezevent et président du DFCO. Et de se questionner aussi sur notre avenir quand on sait que « 95% de nos décisions d’achats sont inconscientes », selon une étude de Gérald Zaltman, professeur de marketing à Harvard, reprise lors de son atelier par Kim Smith, spécialiste du marketing qui a fait travailler les groupes sur l’art du storytelling. Bousculants aussi furent les propos d’Alain Bensoussan qui estime que de nombreux métiers vont disparaître, soit « une place sur deux » à cause de l’intelligence artificielle. « La Rencontre des Entreprises qui Font » ont aussi fourni l'occasion de nombreux échanges conviviaux, un temps de réseautage et de partage. D.Lévy.

 

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