Emploi & Compétences, une plateforme pour coordonner les recrutements en masse à Mulhouse et environs. Deux millions d’euros de fonds supplémentaires pour Automobiles Dangel. Six jeunes pousses de Bourgogne-Franche-Comté lauréates des concours d'innovation i-PhD et i-Lab. Merem et Percipio veulent changer d’échelle avec le groupe bancaire BPCE en Franche-Comté. Un réseau de chaleur de biomasse à Vesoul. La Confiserie des Hautes-Vosges injecte 10 millions d’euros pour sa production et l'accueil du public.
Alsace
Emploi & Compétences, une plateforme pour coordonner les recrutements en masse à Mulhouse et environs
Lancée le 7 octobre, la plateforme « Emploi & Compétences » vise à améliorer et accélérer le recrutement de main d’œuvre pour les entreprises de l’industrie et de logistique du Sud-Alsace, dans un contexte rendu porteur par plusieurs projets structurants qui pourraient cumuler quelque 4.000 nouveaux postes de travail dans les prochaines années : l’usine de batteries électriques Blue Solutions (groupe Bolloré) à Wittelsheim, l’entrepôt Amazon à Ensisheim, le data-center de Microsoft à Petit-Landau, les installations du transporteur-logisticien maritime DP World au port de Mulhouse… « Emploi & Compétences » entend appliquer les principes du guichet unique et de la coordination en rendant les différentes démarches transparentes à l’employeur : derrière un référent dédié à l’entreprise, les organismes spécialisés se chargent de les mettre en relation avec les candidats et d’assurer les démarches plus « techniques » de coordination entre les différents (et nombreux…) acteurs de l’emploi et de la formation.
Ces missions incombent à la CCI Alsace Eurométropole et à la MEF 68 (Maison de l’emploi et de la formation du Haut-Rhin), chevilles ouvrières du programme également porté par l’Etat et la communauté d’agglomération m2A. « Nous ne créerons pas de nouvelle structure, nous partons de l’existant », appuie Gilbert Stimpflin, président de la délégation Sud-Alsace de la CCI. « Le territoire jouit d’une attractivité, il y a besoin d’y attirer la main d’œuvre, dans des métiers qui restent en recherche de salariés qualifiés », commente Julien Le Goff, sous-préfet de l’arrondissement de Mulhouse. Le dispositif va commencer par analyser les remontées qui proviendront de son questionnaire à 800 entreprises, avec une préoccupation particulière : servir tous les recruteurs, même ceux qui se limitent à quelques postes, à l'enconntjre d'un « phagocytage » par les quelques projets-phares. Il court dans un premier temps jusqu’à fin 2027, selon un budget de 220.000 euros apporté par l’Union européenne (70 %) via son Fonds pour une Transition Juste, et par la CCI alsacienne. M.Noyer
Alsace
Deux millions d’euros de fonds supplémentaires pour Automobiles Dangel

La société régionale de capital-investissement Capital Grand Est vient d’annoncer accorder un apport de 2,25 millions d’euros à Automobiles Dangel pour la poursuite de ses développements dans l’électrification de son activité, la transformation de véhicules utilitaires en modèles 4x4, essentiellement de marques du constructeur Stellantis. L’investissement accompagne la fin de la phase de R&D, l’industrialisation et le début de commercialisation de la transmission renforcée de la PME de Sentheim (Haut-Rhin) pour sa version qu'elle rend compatible avec les motorisations électriques, à partir de sa conception initiale pour les thermiques. « La technologie est aujourd’hui mature et homologuée. L’entreprise aborde désormais une phase de développement commercial », décrit Capital Grand Est, intervenue via son fonds ReBest.
La commercialisation a été entamée en 2025 pour la gamme de petits véhicules comme le Peugeot Partner, le Citroën Berlingo et l’Opel Combo. « Elle s’étend désormais aux versions plus grandes : Expert de Peugeot Jumpy (Citroën), Vivaro (Opel), Scudo (Fiat)… » souligne la direction de la PME de 90 salariés pour un chiffre d’affaires annuel d’environ 20 millions d’euros. Celle-ci aura consacré 10 millions d’euros à la recherche et au développement de sa nouveauté, qui a déjà reçu l’aide publique de France 2030. M.Noyer
Six jeunes pousses lauréates des concours d'innovation i-PhD et i-Lab
Les concours d’innovation i-PhD et i-Lab, pilotés par Bpifrance pour le ocmpte de l'Etat, mettent en lumière chaque année des projets d’entrepreneuriat issus de la recherche publique. Trois doctorants ou docteurs de Bourgogne-Franche-Comté viennent ainsi d'être retenus pour l’édition 2026 d’ i-PhD, et trois autres au titre de l’i-Lab. Ils sont accompagnés par le Pôle universitaire d’innovation (PUI) au sein duquel coopèrent la société d’accélération de transfert de technologies (Satt) Sayens, l’incubateur régional Deca-BFC, les universités, deux grandes écoles et l’Inrae. « La qualité des projets distingués, qui répondent à des besoins concrets, témoigne du potentiel d’impact de la recherche publique de notre territoire », se réjouit Romain Liège, président de la Satt Sayens.
Au titre d'i-PhD, trois projets nés à l’université Bourgogne Europe ont été retenus : celui d’Arnaud Rogemont (Institut Carnot de Bourgogne) pour D-Light, un développement d’équipements de métrologie photonique destinés à caractériser les puces intégrées notamment dans les infrastructures d’intelligence artificielle,. celui de Maxime Cheveau (Institut de chimie moléculaire de l’université de Bourgogne), pour Golden-Act, un nouveau modèle de gestion des radionucléides utilisés en milieu hospitalier et celui de Sarah Théoïne (Centre interlangues textes, image, langage), avec Leximia, sur « l’idiomaticité », la proposition de contenus qui semblent avoir été écrits par une personne dans sa langue native alors qu’il s’agit d’une traduction.
Pour i-Lab, Henri Pierre, cofondateur d’Oragen Therapeutics à Besançon, développe une plateforme d’administration orale d’acides nucléiques, notamment pour des patients atteints de la maladie de Crohn. Grégoire Bonnat, cofondateur de Lightspring à Besançon, met au point une plateforme d’intégration photonique 3D, permettant de faire sauter un verrou industriel dans la fabrication des composants photoniques indispensables à l’IA. Enfin Meddy El Alaoui, cofondateur d’AbTx à Dijon, développe une nouvelle génération d’anticorps-médicaments, prioritairement fléchés contre le cancer du pancréas. P.Bouillot
Franche-Comté
Un réseau de chaleur de biomasse à Vesoul

Vesoul a inauguré, ce 10 octobre, son réseau de chaleur résultant de l’association entre la mairie, la société publique locale Territoires 70 et de l’énergéticien opérateur Engie. L’infrastructure prend appui sur de premières canalisations mises en place par le bailleur de Haute-Saône Habitat 70 dans le quartier Montmarin, mais il le fait changer nettement d’échelle. D’un réseau micro-local, elle passe à un ensemble de 5,5 km alimentant ce quartier et celui des Rêpes pour 1.300 logements et équivalents : trois écoles, un collège, une piscine…Le réseau de nouvelle génération est approvisionné par la biomasse à raison de 8.500 tonnes de ressources annuelles, collectées dans un rayon de 70 km. Les travaux de sa construction, dont une chaufferie dédiée, ont représenté un montant de 12,8 millions d’euros HT. Ils ont été confiés notamment aux entreprises locales Piacentini (voirie et réseaux divers), Rodeschini (gros œuvre) et STCI Aubert (tuyauterie et chaufferie). M.Noyer
Franche-Comté
Merem et Percipio veulent changer d’échelle avec le groupe bancaire BPCE
Programme du groupe BPCE (Banque populaire – Caisse d’épargne) pour l’accompagnement des PME à fort potentiel, Spinnaker enregistre ses deux premiers dossiers en Bourgogne-Franche-Comté. Merem à Saône (Doubs) et Percipio Robotics à Besançon constituent ces bénéficiaires pionniers, dans l’optique d’une croissance devant les faire passer du statut de petite et moyenne entreprise à celui d’ETI (entreprise de taille intermédiaire) de plus de 250 salariés, à terme. Pour l’heure, elles représentent à elles deux un effectif de 90 personnes et un chiffre d’affaires de 22 millions d’euros.
Créée en 1984, Merem est spécialisée dans la fabrication de cartes électroniques et l’intégration de produits et systèmes connectés à forte valeur ajoutée. Percipio Robotics qui est née en 2011 « s’impose comme une leader incontournable de la robotique de micro-assemblage » grâce à la capacité à manipuler des composants microscopiques. Spinnaker prévoit quatre mois de diagnostics pour la définition d’une « trajectoire de développement » à traduire par un accompagnement parmi un réseau de 150 experts de la Banque populaire, sur des thèmes qualifiés de « leviers de changement d’échelle » : financement, ressources humaines, innovation, gouvernance, export, RSE… M.Noyer
Lorraine
La Confiserie des Hautes-Vosges injecte 10 millions d’euros pour sa production et l'accueil du public

Avec 300.000 visiteurs chaque année, la Confiserie des Hautes-Vosges demeure l’entreprise la plus fréquentée du Grand Est. Pour ses 40 ans en 2026, cette manufacture de 50 salariés à Plainfaing (Vosges) s’est offerte un bâtiment de 1.600 m2 spécialement aménagé pour l’accueil du public. Les 2.000 m2 d’ateliers étant devenus trop étroits pour continuer d’associer tourisme et production de près de 500 tonnes annuelles de douceurs sucrées et répondre à l’objectif de 100.000 visiteurs annuels supplémentaires d’ici 2030.
Afin de rendre la visite parfaitement immersive, un espace scénographique de 700 m2 est désormais consacré au massif des Vosges, aux matières premières, aux modes de production, etc. Cette opération s’inscrit dans le programme d’investissement de 10 millions d’euros initié par la Confiserie des Hautes-Vosges (chiffre d’affaires de 8,1 millions d’euros) pour la période 2023-2028. L’entreprise fondée en 1986 et dirigée par Fabienne Picard projette également la réhabilitation de ses locaux historiques, entre autres. P. Bohlinger




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