Besançon signe avec Engie pour son réseau de chaleur. De nouvelles boutiques, recette du développement pour Miss Cookies en Côte-d'Or. Novares en grève pour améliorer son plan social près de Strasbourg. Keolis reste au volant du réseau de transports du Grand Besançon. Flex-O déploie ses espaces de travail à Nancy. L’Urssaf se mobilise pour l’économie sociale et solidaire de Bourgogne-Franche-Comté.

 
Franche-Comté

• Besançon signe avec Engie pour son réseau de chaleur

Grand Besançon Métropole a consacré, ce 19 novembre, le choix d’Engie Solutions pour l’extension de son réseau de chaleur, en signant avec le groupe français le contrat de concession de service public pour les 12 années à venir. Ce réseau va tripler de dimension. La création de 50 km de canalisations supplémentaires, par rapport aux 24 km actuels, va mobiliser un investissement de 122 millions d’euros, réparti entre la communauté urbaine (66 millions d’euros) et l’opérateur, avec un soutien prévu du Fonds chaleur de l’Ademe. La production qui sera portée à 233 gigawattsheures permettra ainsi d’alimenter plus de 23.000 logements et équivalents en chauffage et eau chaude sanitaire, à partir d’une énergie qui sera à 90 % d’origine renouvelable.Ce taux sera atteint grâce d'une part à une nouvelle chaufferie biomasse à construire près de l'actuelle dans le quartier Planoise d'ici 2030, d'autre part à la récupération des fumées des chaudières existantes et de l’usine de valorisation énergétique. M. Noyer

 BF

 

Bourgogne

• De nouvelles boutiques, recette du développement pour Miss Cookies

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Mélange de brownie et cookie, le Browkie a passé sa phase de test en vue d'être commercialisé début 2025. © Sabrina Dolidze


L'enseigne Miss Cookies devrait ouvrir une boutique à Beaune au printemps tandis qu’une autre s’installerait au centre de Dijon « dans des lieux bien ciblés de l’hyper centre-ville autour de la rue de la Liberté ou des Godrans par exemple », esquisse Pierre Grandgérard chargé du développement commercial. L’entreprise familiale s’est installée à Arceau (Côte-d'Or) en 2024, à quelques kilomètres au nord-est de Dijon, afin d'y développer son nouveau laboratoire. Elle s’est réorganisée pour simplifier le process auprès des franchisés : moins de produits de sorte à limiter les déplacements, réduire le nombre de fournisseurs, installer des caisses enregistreuses simplifiées…

Suite à plusieurs embauches, l'entreprise compte désormais 18 salariés pour un chiffre d’affaires de 9,25 millions d'euros sur les douze derniers mois. Les demandes de franchises ne fléchissent pas. Miss cookies en compte 12, sur son total de 18 établissements, les autres étant organisées en succursales. « Nous sommes dans une année de développement et d'esprit de cohésion. Nous avons travaillé sur la définition des valeurs de la société, à savoir : la famille, la bienveillance, l’implication, et la satisfaction clients » détaille Pierre Grandgérard. Pour partager sa réussite et fidéliser ses meilleurs gérants, l’entreprise a mis en place des primes sur le partage de bénéfice. Mais si de nouvelles boutiques s’ouvrent, d'autres ferment régulièrement. L’entreprise cherche donc à travailler sur ses meilleurs points de vente. S.Dolidze

 

Alsace
Novares en grève pour son plan social près de Strasbourg

Le personnel du sous-traitant automobile Novares a entamé mercredi matin 20 novembre un mouvement de grève pour réclamer l’amélioration des conditions du plan social qui sera mis en œuvre du fait de la fermeture progressive, à compter de fin février prochain, de ce site de pièces d'habillage intérieur par injection plastique à Ostwald (Bas-Rhin). L’appel à cesser le travail a été suivi par l’ensemble des 122 salariés, selon l’intersyndicale CFTC-CGT-FO qui en est à l’origine. Celle-ci demande un relèvement à la hausse des propositions, situées à 1.300 euros par salarié pour la prime extra-légale de licenciement et à 65 % d’indemnisation durant un congé de reclassement de 8 % . « Nous demandons aussi la participation au financement de Stellantis », indique Isabelle Weber, déléguée CFTC, le constructeur constituant le principal client de l’usine.

L’équipementier français Novares avait décidé début octobre la fermeture de cette usine en invoquant une dégradation de la conjoncture. Les salariés estiment que cette issue a été préparée de manière délibérée de longue date par une série de décisions défavorables, comme l’exclusion de la candidature de l'usine donnée à divers marchés et la priorité au développement de l’usine tchèque de Novares, groupe au chiffre d'affaires d'1,2 milliard d'euros en 2023. M. Noyer

 

Franche-Comté

• Keolis reste au volant du réseau de transports du Grand Besançon

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Seul candidat en lice, Keolis conserve l’exploitation du réseau de transports publics du Grand Besançon pour sept années de plus. © Ville de Besançon / Jean-Charles Sexe


Outre le réseau de chaleur,  Grand Besançon Métropole vient de procéder à une autre désignation de délégation de service public : en charge du réseau de transports publics  depuis 2018, Keolis a été reconduit pour sept ans supplémentaires. Jeudi 14 novembre, le conseil communautaire a approuvé le choix du délégataire actuel comme concessionnaire pour la gestion et l’exploitation du service public de transport de voyageurs urbains et des services de mobilité du réseau Ginko, du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2031. La société, détenue à 70 % par la SNCF et à 30 % par la Caisse de dépôt et placement du Québec, était seule à avoir déposé un dossier.

Le contrat approuvé par les élus s’élève à 320 millions d’euros. Il porte sur un périmètre plus étendu que le précédent. Keolis va en effet reprendre l’exploitation de l’ensemble du transport à la demande sur les 68 communes de l’agglomération, ainsi que le service de location de vélos en libre-service Vélocité, qui était opéré par JCDecaux. Prévoyant de renforcer l’offre tous azimuts (tramway, bus, location de vélos à assistance électrique…), ce « contrat ambitieux » selon Marie Zehaf, vice-présidente du Grand Besançon en charge des mobilités, doit permettre d’augmenter de 1,7 million le nombre de voyages annuels en 2031 par rapport à son niveau de 2023, situé à 21 millions. E. Prompt

 

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Lorraine

• Flex-O déploie ses espaces de travail à Nancy

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Le groupe français a installé sa nouvelle agence dans l'ancien siège régional d'Axa dans la rue commerçante Saint-Jean au centre de Nancy. © Flex-O


La société française Flex-O installe depuis cet automne à Nancy son concept d’espaces de travail flexibles, première implantation pour elle dans l’Est. Dans la cité lorraine, elle aménage ainsi 2.000 m2 de bureaux et surfaces de coworking pré-équipés pour les professionnels en quête d’un point de chute. Les locaux se répartissent en 248 postes de travail, deux salles de réunion, un espace événementiel privatisable, des espaces collaboratifs et une terrasse centrale. Le site propose également un service de domiciliation d’entreprise. Il est localisé dans l’artère commerçante de la rue Saint-Jean, dans le bâtiment qui abrita par le passé le siège régional de l’assureur Axa.

Flex-O, fondée en 2020 par son actuel dirigeant Jean-Christophe Courtin, cumule 18 implantations d’un total de 60.000 m2 et 6.500 postes de travail à Paris et dans de nombreuses métropoles régionales (Nantes, Lille, Bordeaux, Lyon…) et elle ambitionne de plus que doubler sa capacité d’accueil dans les cinq ans, à 150.000 m2. Ses espaces possèdent les certifications environnementales (Breeam, HQE…), souligne-t-elle. M. Noyer 

 

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Bourgogne et de Franche-Comté

• L’ Urssaf se mobilise pour l’économie sociale et solidaire de la région

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De gauche à droite : François Baulard, directeur de la CRESS Bourgogne-Franche-Comté, Anne Barralis, directrice de l’Urssaf Franche-Comté, Tatiana Desmarest, présidente de la CRESS BFC et Lionel Matz, directeur de l’Urssaf Bourgogne. © Deborah Levy


Mercredi 13 novembre, une signature de convention de partenariat s'est déroulée à Dijon entre les Urssaf de Bourgogne et de Franche-Comté et la CRESS BFC pour le soutien à l’économie sociale et solidaire en Bourgogne-Franche-Comté. Les structures de l’ESS (associations, mutuelles, coopératives, fondations...) représentent dans la région un total de 6.980 établissements employeurs dans le privé hors agriculture pour 93.550 salariés soit 14 % des effectifs du secteur privé. 70 % sont des femmes.

Le principal problème, comme souvent dans le secteur de l’aide à domicile,  se nomme recrutement :  « au moins 800 postes sont vacants dans les associations d’aide à domicile en Bourgogne-Franche-Comté, soit 10 % des demandes qui ne sont pas satisfaites. Nous sommes donc inquiets pour la dynamique de l’emploi à domicile et plus particulièrement dans les territoires ruraux, qui rencontrent les plus importantes difficultés de recrutement », constate François Baulard, directeur de la CRESS (chambre régionale de l'économie sociale et solidaire). En 2024, l’emploi du secteur de l’ESS augmente plus dans la région qu’au niveau national, avec 1,1 % d’emplois en plus (0,1% en France entière). D.Levy. 

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