Le logisticien de Dubaï pousse ses pions à 140 millions d'euros près de Mulhouse pour Bolloré et Microsoft. Le groupe Bernard Loiseau s'annonce à Metz. Elithis repris par un ingénieriste national. Le Franc-Comtois Abéo conjugue croissance internationale et externe dans les équipements sportifs. L'Alsacien Norki dévoile les lauréats du Trophée de l’Artisanat d’Avenir. La transformation du lycée historique de Poligny (Jura) s’achève.
Alsace
• Le logisticien de Dubaï pousse ses pions à 140 millions d'euros près de Mulhouse pour Bolloré et Microsoft
Rappelé à l’occasion des annonces du dernier salon Choose France, le projet logistique DP World avance près du terminal d’Ottmarsheim (Haut-Rhin) des ports de Mulhouse. « Les procédures suivent leur cours en direction de l’objectif d’une mise en service début 2027 », expose Gilbert Stimpflin, président-directeur général d’EuroRheinPorts, la Semop (société d’économie mixte d’opération unique) exploitante des ports mulhousiens, qui accueillera le projet sur son périmètre de concession. La plateforme est portée par l’opérateur logistique international détenu par l’émirat de Dubaï, qui a déjà partie liée aux ports de Mulhouse : il détient, à 100 % depuis quelques mois après avoir été l'actionnaire minoritaire, la société Swissterminal qui forme le bras armé opérationnel d’EuroRheinPorts.
Sa plateforme doit développer dans un premier temps une surface d’entrepôts de 60.000 m2 avant de parvenir à sa capacité finale prévue de 90.000 m2, représentant un investissement de 140 millions d’euros. De même, les emplois sont d’abord attendus au nombre « d’une centaine », selon Gilbert Stimpflin, avant la jauge annoncée de 150. La taille du projet dépendra de sa commercialisation. Il est conçu d’abord pour assurer les prestations logistiques des deux implantations industrielles majeures attendues dans les prochaines années : le datacenter européen de Microsoft à Petit-Landau à moins de 10 kilomètres d’Ottmarsheim le long du Grand canal d'Alsace, et l’usine de batteries de voitures électriques Bolloré à Wittelsheim à 25 km à l’intérieur des terres. « Mais DP World ramène aussi sa propre clientèle, qu’il est en train de constituer », précise Gilbert Stimpflin. M. Noyer
Est
• Le groupe Bernard Loiseau s'annonce à Metz

Après Besançon en 2023 et Tokyo en 2024, direction Metz en 2026 pour Loiseau. Le groupe d’hôtellerie et de restauration haut-de-gamme poursuit son déploiement : Loiseau de Lorraine deviendra le cinquième restaurant de la famille. Le groupe investit 1 million d’euros dans la transformation d’une partie de l’ancien marché aux poissons, un bâtiment historique datant de 1844 juste en face de la cathédrale. L’ouverture de ce restaurant se traduira par la création d’une douzaine d’emplois. Huit mois de travaux sont prévus, pour une ouverture espérée l'an prochain. « Le choix de Metz traduit notre appétence pour des villes situées au cœur de terroirs identitaires, entourées de jolis vignobles, pas forcément courues par les grands chefs », explique Bérangère Loiseau, présidente-directrice générale du groupe. La dirigeante fille du célèbre chef décédé rappelle que le déploiement géographique de la marque Loiseau ne détourne pas celui-ci de son ancrage historique : à Saulieu (Côte-d'Or), où il a racheté l’hôtel La Tour d’Aussois en 2023, la rénovation complète du restaurant doublement étoilé débute en juillet. « Elle aboutira à sa transformation complète, dans le respect de son ADN », autour de trois salles et autant d'ambiances pour un total de 70 couverts. Le groupe réfléchit déjà à d’autres opérations de développement : il reste « en veille sur des locaux capables d’accueillir un restaurant dans des villes de la taille de Metz » et « est en réflexion sur un gros projet hôtelier dans une autre région », glisse Bérangère Loiseau. P.Bouillot
Elithis repris par un ingénieriste national
En redressement judiciaire depuis fin mars, Elithis le concepteur des tours à énergie positive trouve pour l’essentiel une voie de pérennisation. Oteis Ingénierie, un spécialiste national de l’ingénierie de la construction (800 salariés), a racheté la filiale Elithis Solutions qui avait déposé son bilan et qui constitue le cœur d’activité du groupe fondé et développé par Thierry Bièvre. Avec le rachat de la holding, Oteis préserve 43 emplois sur 56, Thierry Bièvre n’étant pas inclus dans l’opération. Héritier de Ginger la société d’ingénierie née en 1999, il va ainsi intégrer Elithis à son réseau de 30 implantations, dont 23 en France, une carte sur laquelle Dijon ne figurait pas encore. Il n'a pas encore donné suite à notre sollicitation quant à sa stratégie plus précise pour Elithis M. Noyer
Franche-Comté
• Abéo conjugue croissance internationale et externe dans les équipements sportifs

Le fabricant d’équipements de sports et loisirs Abéo établi à Rioz (Haute-Saône) a conclu son exercice 2024/25 sur une stabilité de son chiffre d’affaires. Le montant de 248,7 millions d’euros, arrêté au 31 mars dernier, soit + 0,3 % en un an, résulte de la compensation à l’export du recul du marché français, pénalisé par le frein aux investissements publics, explique le groupe. Du côté des résultats, publiés ce 4 juin, le bénéfice opérationnel a diminué de près de 8 %, à 15,5 millions d’euros mais le résultat net a progressé, à 6,8 millions d’euros. L’exercice post-Jeux olympiques d’Abeo est resté dynamique et le groupe accélère le rythme de ses croissances externes, avec l’annonce successive, ces dix derniers jours, de deux acquisitions : la prise de participation à 70 % dans Sodex, PME de filets sportifs basée au Vietnam, et celle à même hauteur d’Eli Play, présentée comme « l’un des leaders européens dans la conception, fabrication, installation et maintenance d’équipements de loisirs intérieurs. » M. Noyer
Franche-Comté
• La transformation du lycée historique de Poligny s’achève

Quatre ans de travaux se sont achevés il y a quelques semaines pour redonner ses lettres de noblesse au lycée Hyacinthe-Friant de Poligny (Jura). La Région Bourgogne-Franche-Comté avait entrepris cette opération de 14 millions d’euros afin de restructurer les bâtiments anciens du site des « Oratoriens » de l’établissement de centre-ville, dont les plus anciens remontent au XVIIème siècle. Les fondations ont été remaniées, le portail massif en bois donnant sur la rue a été restauré dans toute sa majesté et les fenêtres manquantes sur l’une des deux ailes principales ont été ajoutées. La partie historique majoritaire, se prolonge dans le haut du site d’une aile contemporaine abritant les enseignements scientifiques, conçue à partir de bâtiments des années 1960 très largement dégradés. Son habillage métallique se veut à la fois harmonieux et distinct des vieilles et nobles pierres Lignières de couleur bleu clair, la blanche de Comblanchien et la jaune du Jura. Le projet a été conçu par le cabinet lorrain KL Architectes. Les travaux se sont répartis en trois macrolots principaux : le clos-couvert et les voiries pour SNCTP filiale du groupe Roger Martin, la plâtrerie pour l’association entre Bonglet et Paget, et les finitions intérieures du duo Bonglet-Tachin. M. Noyer
Alsace
• Norki dévoile les lauréats du Trophée de l’Artisanat d’Avenir

Spécialisée dans la fabrication de coussins, tapis et mobilier en peaux et fourrures haut de gamme, Norki a organisé le « Trophée de l’Artisanat d’Avenir. » Pour cette première édition, l’entreprise basée à Molsheim (Bas-Rhin) a choisi de collaborer avec les étudiants en deuxième année du Diplôme national des Métiers d'art et du design, mention matériaux-objet au lycée Le Corbusier d’Illkirch (Bas-Rhin). Sur le thème « Le bureau de demain s’il était pensé par Le Corbusier », sept projets portés par 12 étudiants étaient en compétition. Chacun a été pensé autour d’un double défi : concevoir un mobilier contemporain en intégrant les matières nobles qui font la renommée de Norki - le cuir, la peau lainée et le bois - tout en respectant l’esprit visionnaire de Le Corbusier. Le prix décerné le 26 mai dernier a récompensé Eliot Simler et Léonie Guerreiro pour leur projet baptisé Thos. Un concept de fauteuil et étagère inspirés de la Villa Shodhan en Inde signée du célèbre architecte suisse. Les lauréats bénéficieront d’une visibilité importante de la part de Norki à travers l’envoi d’une newsletter adressée à 20.000 contacts, une communication sur les réseaux sociaux et la publication d’un article sur le site internet de la marque. La classe du lycée qui a participé se verra également attribuer une récompense de 2.000 euros. L’entreprise alsacienne prévoit de renouveler le Trophée de l’Artisanat d’Avenir chaque année avec un autre établissement de formation dans le domaine des métiers d’art et du design. J. Giorgi







%20(002).jpg)
.png)









.jpg)














































