Orinova engrange les fonds publics pour son nanomédicament révolutionnaire. Une filière industrielle de l’hydrogène visée dans le Grand Est avec les voisins allemands et suisses. La fin des canapés Gruhier à Tonnerre dans l’Yonne. Une acquisition en Normandie pour TSA Industries, spécialiste vosgien de l’inox. La revitalisation mutualisée autour de Lorr’Up et de Sodiv en Meurthe-et-Moselle. Après Strasbourg, le sous-traitant automobile Dumarey ferme en Auvergne.
Franche-Comté
Orinova engrange les fonds publics pour son nanomédicament révolutionnaire
La société de recherche biomédicale Orinova de Besançon (Doubs) avance dans le financement de ses développements en direction de la révolution thérapeutique que ceux-ci renferment : la mise au point d’un médicament miniature (« nanomédicament ») injectable directement dans des tumeurs cancéreuses. Elle a obtenu en particulier une aide de 600.000 euros de Bpifrance, en tant que lauréate du Grand Prix i-Lab de l’innovation de la banque publique. « Ce soutien est fondamental dans notre démarche en cours de levée de fonds », réagit Jean-Marc Zeil, dirigeant d’Orinova. La start-up de 6 personnes créée à l’automne 2024 bénéficie également d’une avance remboursable de 190.000 euros de la Région Bourgogne-Franche-Comté, tandis que le dispositif Presta’Inno instruit par l’Agence économique régionale (AER-BFC) a cofinancé les études de faisabilité préalables. Avec l’incubation chez Deca-BFC, l’accompagnement du Pôle des microtechniques (PMT) et celui de la Satt (société d’accélération du transfert de technologies) Sayens sous forme de participation au capital et de protection des brevets, « c’est un écosystème complet et structuré qui appuie ainsi l’entreprise », souligne l’AER-BFC.
Fruit de recherches de deux laboratoires du CNRS et de l’Inserm à Besançon, le nanomédicament mis au point, par encapsulage de molécules de chimiothérapie, ouvre des perspectives inédites à la lutte contre de nombreux cancers : prostate, pancréas, cou, et surtout du cerveau pour le traitement du glioblastome, tumeur n’accordant aujourd’hui qu’une espérance de vie d’un an. Pour ce cas, la start-up va bénéficier d’une procédure accélérée (« fast-track ») de développement pour le franchissement des phases cliniques préalables à l’autorisation de mise sur le marché.
Grand Est
Une filière industrielle de l’hydrogène visée avec les voisins allemands et suisses

Un total de 26 acteurs français, allemands et suisses se rassemble pour l’objectif de constituer une « filière industrielle » de l’hydrogène de part et d’autre du Rhin, sous le pilotage de la CCI Grand Est. Nommé HySyn (Hydrogen Synergies), le programme à financement européen qui structure l’initiative, annoncée le 26 mars, mobilise un budget de 3,35 millions d’euros de 2026 à 2029. Il vise à fédérer les projets, réalisations et structures ayant déjà émergé dans l’espace transfrontalier du Rhin supérieur (Alsace, Suisse du nord-ouest autour de Bâle, Pays de Bade et Sud-Palatinat en Allemagne) de sorte à pouvoir peser à l’échelle mondiale, « dans un contexte de forte concurrence internationale, avec les Etats-Unis qui investissent massivement dans l’hydrogène et la Chine qui accélère le déploiement de technologies et d’infrastructures à grande échelle », notent les partenaires de HySyn. La cartographie des compétences, la mise en réseau entre entreprises et centres de recherche, l’accompagnement des porteurs de projets et l’installation de démonstrateurs industriels constituent les axes du programme qui concernera toute la chaîne de l’hydrogène : sa production, son stockage, son transport et ses usages dans l’industrie et la mobilité.
La fin des canapés Gruhier à Tonnerre dans l’Yonne
C’es le clap, ou plutôt le « clic » de fin pour JP Gruhier. Ce fabricant de canapés convertibles (les « clic-clac ») à Tonnerre (Yonne) a été placé en liquidation judiciaire le 23 mars. Fondé en 1972, il employait encore 46 salariés. Sa mise en redressement judiciaire avait été prononcée le 3 février par le tribunal des activités économiques d’Auxerre qui n’avait laissé qu’un mois pour trouver un repreneur. Or, aucune offre n’a été déposée.
Lorraine
Une acquisition en Normandie pour TSA Industries, spécialiste vosgien de l’inox

Fabricant d’équipements industriels en acier inoxydable basé à Moussey (Vosges), TSA Industries a opéré la reprise de l’entreprise normande Tsein de tôlerie fine, confectionnée en inox également. L’entreprise vosgienne comptant un effectif de 220 salariés en France et en Slovaquie (chiffre d’affaires annuel d’environ 20 millions d’euros) concrétise ainsi une première fois sa stratégie de croissance externe, bâtie l’an dernier à l’occasion de sa reprise par le management avec l’appui du fonds Turenne Groupe, qui a rapporté la récente opération, la semaine dernière. La PME rachetée, qui emploie 80 salariés à Cresserons (Calvados) pour un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros possède notamment « des expertises dans trois domaines stratégiques : le nucléaire, le médical et la défense », poursuit Turenne Groupe. TSA Industries, pour sa part, déploie ses offres basées sur le sur-mesure dans l’industrie et le BTP et plus particulièrement encore dans l’agroalimentaire qui forme un pilier d’activité. Il veut devenir un « groupe de référence dans le travail de l’inox. »
Lorraine
La revitalisation mutualisée autour de Lorr’Up et de Sodiv en Meurthe-et-Moselle
Dispositifs qui engagent les groupes à compenser par l’aide à la création d’emplois les suppressions de postes de leurs sites lors de plans sociaux dans un territoire donné, les conventions de revitalisation seront mutualisées en Meurthe-et-Moselle. Initiée par la préfecture, cette organisation a déclenché, le 24 mars, la signature d’une convention de partenariat avec les deux acteurs opérationnels retenus pour la mise en œuvre : l’agence de développement économique Lorr’Up pour le pilotage général, et la société régionale de financement Sodiv. Celle-ci pourra attribuer aux porteurs de projets des prêts participatifs, d’un montant égal aux sommes qui seront accordées par le fonds mutualisé, doté de 227.500 euros.
Ces conventions sont habituellement signées entreprise par entreprise. Le mécanisme mis en œuvre en Meurthe-et-Moselle permet ainsi d’additionner le nombre d’emplois à recréer et de le répartir de façon plus souple, en fonction des capacités de chaque entreprise à répondre à ses engagements. « Une telle mutualisation s’applique actuellement dans le Bas-Rhin sous l’égide de la CCI territoriale, et elle avait été instaurée dans les années 2010 pour le bassin du Sud-Alsace », complète Christine Meyer-Forrler, présidente-directrice générale de Sodiv.
Alsace
Après Strasbourg, le sous-traitant automobile Dumarey ferme en Auvergne
L’équipementier automobile belge Dumarey, qui avait décidé en début d’année la fermeture de son usine de Strasbourg (Bas-Rhin), va procéder de même avec son site d’Andrézieux-Bouthéon dans le département de la Loire. Il a communiqué la semaine dernière aux 265 salariés l’arrêt avant la fin de l’année de la production de boîtes de vitesse. Le scénario tel que relaté et justifié par la direction est identique à celui de Strasbourg : la reprise en interne de la production par le client dominant l’Allemand ZF lui-même en difficulté et dès lors en recherche de charges de travail pour ses propres usines, sans compensation trouvée auprès d’autres clients, malgré une prospection présentée comme intensive. Sur le site alsacien, la fermeture également planifiée pour fin 2026 signifie la suppression de 320 emplois. Dumarey ne comptera ainsi plus d’unités de production en France.
































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