Le dirigeant de Néos à Beaune (Côte-d’Or), constructeur de centres de tri des déchets, solde ses comptes avec les fonds UI Investissement et Carvest, qui l’accompagnaient depuis 2015, et se lance dans l’industrie 4.0 par la robotisation et la gestion de la data.
Sept années après leur entrée au capital, à hauteur de 49%, les fonds d’investissement UI et Carvest se retirent de la société Néos, spécialiste à Beaune (Côte d'Or) de la conception et réalisation de centres de tri pour déchets solides, dit banals. L’opération financière, au montant non révélé et prévue de longue date, s’est réalisée en parfaite harmonie, selon les protagonistes.
« Le comité de surveillance que nous formions aurait mérité d’être renommé comité de Veille Sûre », plaisante Christophe Bernad, président de Néos et heureux propriétaire aujourd’hui de 100% du capital de l’entreprise, avec pour partenaire principal le Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne.

Le rachat des parts n’a guère suscité d’interrogations du côté des banques. Positionnée sur un marché très porteur, avec un chiffre d’affaires passé de 24,2 millions d'€ en septembre 2020 à 33,6 millions (*) un an plus tard, l’entreprise prospère et conduit de nombreux projets.
Un investissement de 1,5 million d’€ dans un hall d’assemblage

« Citeo, née de la fusion en septembre 2017 d’Eco-Emballages et d’Ecofolio, financeur du tri des emballages, prévoit pas moins de 100 centres de tri à rénover en France, soit un important potentiel d’activité pour nous », explique le dirigeant.
Ce marché environnemental, très lié à la réglementation, a pour principale clientèle les collectivités locales qui prospectent sur appels d’offres. L’ingénieriste ensemblier possède en ce sens de nombreux atouts, selon son dirigeant.
Ancienne filiale, jusqu'en 2015, de l’Allemand Horstmann, Néos reste une PME très réactive de 63 salariés face à des concurrents en général bien plus gros. Son équipe R&D, qui représente la moitié de l’effectif avec le bureau d’études, planche sur la conception d’équipements encore plus robotisés et numérisés afin de gérer les données au kilo près.
« Nous pouvons également jouer le rôle de mandataire et intégrer le génie civil », ajoute Christophe Bernad, étant donné que la réalisation de centres de tri, d'un coût variable de 5 à 20 millions d'€, nécessite un immobilier parfaitement adapté.

Pour parfaire sa stratégie, Néos vient d’acquérir en Bourgogne – le lieu demeurant encore confidentiel - un hall dédié à l’assemblage de la transitique, c'est-à-dire les systèmes de convoyage et leur liaison. L’investissement porte sur 1,5 million d’€ et devrait être opérationnel en fin d’année.
« Nous comptons par ailleurs recruter pour nous renforcer en maintenance et SAV », souligne l’entrepreneur de 58 ans, présent dans ce métier depuis 1993 et qui envisage une transmission progressive à ses cadres d'ici à cinq ans.
(*) et un résultat net en croissance de 136%.


© Atelier Muzard
Filiale de 11 caisses régionales de Crédit Agricole du grand quart centre-est, Crédit Agricole Régions Investissement (Carvest) exerce le même métier qu’UI dans le capital développement et le capital transmission. Toujours investisseur minoritaire, Carvest gère aujourd’hui plus de 300 millions d’€ répartis dans quelques 150 entreprises régionales, depuis ses bureaux de Lyon, Orléans, Dijon, Strasbourg et Reims.






.jpg)













































.png)






