Devenu un rendez-vous rituel d'annonce de projets d'origine étrangère dans le pays autour de son animateur VIP Emmanuel Macron, le sommet Choose France édition 2025 de ce début de semaine se solde par deux investissements en faveur de la Bourgogne-Franche-Comté, concentrés sur le sud de la région, et sept pour le Grand Est.


A Mâcon (Saône-et-Loire), Schneider Electric (*) va substituer à son actuel ensemble de 26.000 m2 en trois parties une nouvelle usine d’un bloc, plus grande, soit 40.000 m2, et qui permettra la création de 150 emplois à terme, s’ajoutant aux quelque 500 actuels. Le budget dédié à cette réorganisation se monte à 100 millions d’euros.

Par ailleurs, le constructeur Iveco poursuit dans son « habitude » de contribuer aux annonces annuelles de Choose France. Pour cette année, il fait part de 100 millions d’euros déployés  en faveur de ses quatre usines françaises pour les batteries électriques et de nouvelles générations de bus. Outre l’usine de montage d’Annonay (Ardèche), ces investissements permettront la production de nouveaux moteurs et la modernisation des lignes de l'établissement FPT à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire) et de conforter le site de reconditionnement de Garchizy (Nièvre).

Dans le Grand Est, outre le projet majeur de l’Américain Circ à 450 millions d’euros et 200 emplois à Carling-Saint-Avold (Moselle), six autres annonces aboutissent à un cumul de 840 millions d’euros. L’Espagnol CAF injecte 50 millions d’euros et créera 200 postes pour les nouvelles commandes de son usine de matériel roulant à Reichshoffen (Bas-Rhin), un autre recycleur textile venu d'Espagne, Coléo, veut créer 50 postes dans la région sur un emplacement à déterminer encoreNidec (Japon) va consacrer une partie de son enveloppe française de 97 millions en 2025/26 aux moteurs électriques de Trémery (Moselle) en commun avec StellantisMars (agroalimentaire) rajoute 4 millions à ses précédents développements en Alsace et DP World de Dubaï va construire un grand entrepôt de 90.000 m2 près du port fluvial d’Ottmarsheim (Haut-Rhin).

 

G constru 2bis

 

Enfin, c’est en Meuse, à Ligny-en-Barrois, qu’Emmanuel Macron a choisi de se rendre pour les annonces nationales ce lundi 19 mai, dans le contexte des nouveaux développements de l’usine Daimler Buses (ex-Evobus) sur place. Il a été fait part d’un investissement de 92 millions d’euros pour l’agrandissement du site d’ici à 2026. La partie certaine consiste en le plan d’investissement de 50 millions d’euros d’ici à 2030 annoncé il y a deux ans sur ce site de production d’autobus urbains Citaro Mercedes-Benz. L'enveloppe vise à produire la version 100 % électrique eCitaro dans l’usine meusienne, premier employeur privé du département.

Le premier véhicule est sorti des ateliers de Ligny-en-Barrois le 11 juin 2024. Un bâtiment supplémentaire rassemblant les activités de qualité et de finition (nouvelle technologie de peinture, nouveau banc de contrôle de l’étanchéité des véhicules, etc.) devrait par ailleurs être livré fin 2025 dans le cadre de cet investissement. Pour le constructeur allemand séparé de Daimler AG (aujourd’hui Mercedes-Benz Group AG) en 2021, le virage de l’électrique devrait s’accompagner de la création de 200 emplois sur le site meusien d'un millier de salariés. D’ores et déjà 150 personnes ont été recrutées entre 2022 et 2024.

(*) Bien que son profil français soit indéniable, Schneider Electric est classée parmi les entreprises étrangères du fait du déménagement opéré de son siège social à Hong Kong

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