Sedia BFC fait naître la société des « petits » projets photovoltaïques. TotalEnergies investit 11 millions d’euros sur la plateforme de Carling-Saint-Avold en Moselle. Une formation sur-mesure à l’isolation thermique se monte chez Bonglet dans le Jura. La région Grand Est donne un coup d’accélérateur à sa filière défense. Le Label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) en danger. Mathieu Dannhoff, directeur de Gripple Europe. Edouard Ducerf, président de Fibois Bourgogne-Franche-Comté.
Franche-Comté
• Sedia BFC fait naître la société des « petits » projets photovoltaïques
Sous le nom Héméré, la société d'économie mixte Sedia BFC concrétise son intention de constituer une structure de portage de projets d'installations photovoltaïques en Franche-Comté, dont le lancement a été officialisé ce 25 novembre. Elle a réuni au tour de table la Banque des territoires, le Crédit agricole Franche-Comté et les syndicats départementaux de l'énergie du Doubs, de Haute-Saône et du Jura , de sorte à doter la nouvelle SAS (société par actions simplifiée) d'un capital d'1,5 million d'euros. Une telle mise initiale doit permettre d'investir un cumul de 10 millions d'euros sur les premières années d'activité, dans la mise en service de projets de taille modeste, la fourchette de référence se situant de 100 à 500 kilowattscrête (Kwc).
Héméré doit ainsi permettre la « massification » de la production photovoltaïque qui ne repose pas, selon elle, que sur les gros projets. Par son rôle de tiers investisseur elle entend lever les hésitations de propriétaires de sites, comme les industriels, potentiellement rebutés par la complexité technique et juridique et désireux de se concentrer sur leur coeur de métier. Les projets soutenus visent, en outre, à l'autoconsommation. Héméré naît dans le contexte de l'obligation progressive de couvrir parkings et toitures de panneaux photovoltaïques, selon un pourcentage grandissant jusqu'en 2030. M.Noyer
Lorraine
• TotalEnergies investit 11 millions d’euros sur la plateforme de Carling-Saint-Avold en Moselle

La mise en service par TotalEnergies d’une nouvelle ligne de production de polypropylène compound (PPC) à partir de déchets recyclés éclaircit quelque peu le ciel de la plateforme de Carling-Saint-Avold (Moselle), assombri ces derniers jours par les annonces de gel des projets Parkes (bioraffinerie) et Circa dans le recyclage de plastiques. Le pétrolier, qui emploie 380 personnes sur place, a investi 11 millions d’euros en vue d’augmenter de 30 % ses capacités de production locales de granules de PPC, un matériau à destination de l’industrie automobile recherchée par celle-ci notamment pour sa légèreté.
L’entrée en production de cette troisième ligne a été engagée en octobre et sa montée en cadence devrait lui permettre d’atteindre prochainement sa pleine capacité de 15.000 tonnes par an. « Il s’agit du plus important investissement de TotalEnergies sur la plateforme depuis la mise en œuvre en 2017 de notre plan reconversion », rappelle Gilles Pouret, directeur régional Grand Est de TotalEnergies. A l’époque, pour compenser l’arrêt de ses vapocraqueurs, le géant pétrolier avait injecté 180 millions d’euros dans la mise en production de PPC et de résine polybutadiène et dans la hausse de ses capacités de polystyrène. P. Bohlinger
Franche-Comté
• Une formation sur-mesure à l’isolation thermique se monte chez Bonglet dans le Jura

© Bonglet
Confrontée comme ses consoeurs à la pénurie de main d’œuvre pour les travaux d’isolation thermique par l’extérieur (ITE), l’entreprise Bonglet y répond par elle-même : elle a initié la création d’une formation à ce métier d’ « ITE-istes » à son propre siège de Lons-le-Saunier (Jura) avec le concours des organismes publics. Son projet commun avec France Travail pour le recrutement des candidats, le Greta de Franche-Comté pour dispenser la formation théorique et le conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté débouche sur une première promotion de 10 personnes, sept demandeurs d’emploi et trois apprentis, qui a démarré en novembre pour une durée de 8 mois débouchant sur le titre professionnel « peintre-façadier-ITéiste. »
La cérémonie de lancement s’est déroulée ce mardi 26 novembre sur place. « Nous avons aménagé des installations à taille réelle (murs, façades…) sous forme d'un plateau technique de 10 alvéoles qui permettent ainsi aux stagiaires d’apprendre le métier dans les conditions effectives de leur exercice », souligne Hervé Peutot, directeur des achats du groupe de 500 salariés (près de 1.000 avec ses filiales). Cette taille a fait de Bonglet l’un des leaders nationaux des métiers du second œuvre. M. Noyer
La région donne un coup d’accélérateur à sa filière défense
Par le lancement du programme Horizon 2026 voté en commission permanente en novembre, le conseil régional du Grand Est entend « accélérer » le développement de PME de son territoire sur les marchés de la défense. Si le Grand Est ne constitue pas un site d’assemblage final, il héberge un « riche tissu de fournisseurs de premier rang ou des suivants », observe le vice-président au développement économique Claude Sturni. Le dispositif, mis en place à partir de début 2025 avec le cluster sectoriel Aeriades, combinera des réunions d’information-sensibilisation « de façon à ouvrir le champ à un maximum d’entreprises », souligne Claude Sturni, et un accompagnement plus individualisé, à la carte avec choix de modules (ressources humaines, performance industrielle, innovation...) pour un nombre de bénéficiaires que la collectivité évalue à environ 30. Ceux-ci se recruteront aussi bien parmi des entreprises qui ne sont pas présentes dans ce secteur, au titre de leur diversification, que celles déjà répertoriées « mais qui ont besoin aussi de monter en compétences compte tenu du rythme de l’avancée technologique de l’industrie de la défense », poursuit l’élu. Un enjeu particulier, relève-t-il, consistera à doter les PME des outils nécessaires de cybersécurité. M. Noyer
Est
• Le Label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) en danger

Le Label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) est menacé de suppression par le projet de Loi de Finances. Il est décerné à plus de 1.500 entreprises en France, principalement dans les domaines de la mode et du luxe, de la décoration, de l’art de vivre, de la gastronomie ou du patrimoine, représentant quelque 60.000 emplois et pesant un chiffre d'affaires de 14,2 milliards d’euros. Le projet de budget actuellement en discussion à l’Assemblée Nationale et au Sénat lui retirerait sa dotation d'1,5 million d’euros .
« Depuis 2009, l'ANEPV (Association nationale des Entreprises du Patrimoine Vivant), devenu le Réseau Excellence, assure un maillage territorial fort tout en restant fidèle à l’essence des métiers d’art : la transmission aux nouvelles générations. Nous sommes donc très inquiets », explique Edouard Dumas, président Réseau Excellence Bourgogne-Franche-Comté. Et d’ajouter, dans un courrier adressé aux autorités politiques, que de nombreuses entreprises « sont actuellement affectées, voire très affectées, par la chute des exportations vers le marché chinois, la perspective d’une hausse des tarifs douaniers américains et, d’une façon générale, la très grande incertitude entourant les marchés ». Une pétition est en ligne pour alerter sur la préservation du label EPV. D.Lévy.
Mouvements
• Mathieu Dannhoff, directeur de Gripple Europe
Mathieu Dannhoff, 45 ans, devient directeur de Gripple Europe, entreprise de solutions de fixation et suspendues basée à Obernai (Bas-Rhin). Il succède à Denis Anthoni qui avait fondé la société il ya 25 ans et rejoint la maison-mère comme directeur des marchés internationaux. Son successeur a intégré Gripple Europe en 2012, dont il était le directeur administratif et financier depuis 2017. L’entreprise de 160 salariés, en croissance, vise une progression moyenne de 10 % du chiffre d’affaires jusqu’en 2028, de sorte à la faire passer de 47 millions d’euros, son niveau de 2024, à 85 millions d’euros. M. Noyer
• Edouard Ducerf, président de Fibois Bourgogne-Franche-Comté
Edouard Ducerf, président-directeur général du groupe familial éponyme de transformation du bois, a été élu, le 21 novembre, président de Fibois BFC l'interprofession de la forêt et du bois de Bourgogne-Franche-Comté, dont il était vice-président. A la tête de l’entreprise de 170 salariés de Saône-et-Loire, le diplômé de la Montpellier Business School succède à Jean-Philippe Bazot, le dirigeant de BBF (Bongard Bazot et Fils) dans la Nièvre. M.Noyer

































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