Une deuxième acquisition dans le Sud pour les linges Blanc des Vosges. Technitube repris en Franche-Comté, mais avec un tiers de ses salariés. Nouvelle croissance externe pour Urgo Healthcare, en Espagne. 42 Mulhouse lance des formations à l’IA pour les entreprises. Dans le logement social en Bourgogne-Franche-Comté, un parcours plus fluide… mais une offre aux abonnés absents. Le fonds de dotation BFC remet 40.000 euros à des structures de l’ESS.
Lorraine
Une deuxième acquisition dans le Sud pour les lignes Blanc des Vosges
Le confectionneur et distributeur Blanc des Vosges poursuit sa croissance externe dans sa spécialité le linge de maison, et plus particulièrement en direction du sud. Il vient d’acquérir l'enseigne Monteleone et ses deux magasins de respectivement 700 et 1.200 m2 à Lattes en périphérie de Montpellier et Béziers (Hérault), un an et demi après la reprise de la chaîne Ô Linge qui possède ses fiefs en Midi-Pyrénées. La nouvelle reprise, elle, s’est opérée à la barre du tribunal, par le fait de la liquidation du précédent propriétaire de Monteleone, le groupe Kéria. La marque est qualifiée par son repreneur de « véritable référence depuis 40 ans dans le Sud-Est. » Le groupe familial vosgien porte ainsi à 22 le nombre de ses points de vente en propre en France, composés aussi bien de boutiques de centres-villes que de magasins de plus grand format de plusieurs centaines à plus de 1.000 m2, et d’outlets en centres commerciaux et magasins d’usine. Le chiffre d’affaires de 3 millions d’euros de Monteleone fait passer celui de Blanc des Vosges à 23 millions. « Après des années de croissance organique, cette deuxième acquisition s’inscrit pleinement dans la stratégie de Blanc des Vosges de devenir la marque incontournable de linge de maison haut de gamme », déclare Jean-François Birac, président-directeur général de Blanc des Vosges. Basée à Gérardmer dans le département dont elle porte le nom, l'entreprise et marque compte un effectif de 160 salariés et elle est distribuée dans 36 pays via 1.500 points de vente. M.Noyer
Franche-Comté
Technitube repris mais avec un tiers de ses salariés

En redressement judiciaire depuis juillet, le sous-traitant automobile Technitube à Etupes (Doubs) a trouvé un repreneur qui procède toutefois à une restructuration conséquente. Unique candidat déclaré, Mirabeau Industry a vu son dossier validé ce 5 décembre par le tribunal de commerce de Belfort. Il repart avec 23 salariés sur 75, soit donc 52 suppressions de postes dans la PME de fabrication de tubes en acier, inox et aluminium, principalement spécialisée dans la fourniture de carters de boîtes de vitesse. Le nouveau propriétaire, un industriel basé dans les Bouches-du-Rhône, devra trouver les voies pour faire repartir de l’avant l’entreprise franc-comtoise dont le chiffre d’affaires a baissé de près de moitié l’an dernier par rapport à ses 15,8 millions d’euros de 2023 (avec 100 salariés alors), par l’effet de la crise automobile amplifié des difficultés propres à l’Allemand ZF, l’un de ses principaux clients. Le précédent dirigeant, Jean-Pierre Moret, âgé de 78 ans, n’avait pas trouvé de successeur alors qu'il avait amorcé la diversification. M.Noyer
Nouvelle croissance externe pour Urgo Healthcare, en Espagne
La filiale healthcare (soins grand public) du groupe dijonnais Urgo annonce avoir pris une participation majoritaire au capital de la société espagnole Nutriexperts. Cette dernière est l’un des leaders dans son pays des compléments alimentaires, avec un catalogue d’une cinquantaine de produits. Ceux-ci sont distribués via 4.500 pharmacies et en ligne, dans 11 pays européens dont la France. Nutriexperts affiche un chiffre d’affaires de 25 millions d’euros en 2025, depuis la Catalogne. L’opération amène une vingtaine de collaborateurs à rejoindre le groupe. « Nous renforçons notre présence en Europe pour apporter à nos clients des solutions toujours plus innovantes et qualitatives, dans le domaine du complément alimentaire premium », explique Briac Le Lous, président d’Urgo Healthcare. Le dirigeant concrétise à cette occasion sa troisième opération de croissance externe de l’année, après avoir intégré le Belge Vista-Life Pharma et le Polonais MyBestPharm, soit un chiffre d’affaires additionnel consolidé de 40 millions d’euros et 75 nouveaux produits en ajoutant le renfort de Nutriexperts. Urgo Healthcare, qui produit des marques comme Humex, Humer, Alvityl ou Charbon de Belloc, emploie 250 collaborateurs. Il déménage son siège dans le nouveau centre Dauphine d’ici quelques jours. P.Bouillot
Alsace
42 Mulhouse lance des formations à l’IA pour les entreprises

La 5ème promotion de 42 Mulhouse a été lancée cette fin d’année, en parallèle de l’ouverture d’une nouvelle offre, pour la formation continue dans les entreprises. Le Crédit Agricole Alsace-Vosges inaugure cette formule avec deux groupes de 30 personnes dans chacun des cursus ainsi mis en place, l’un pour l’initiation à la programmation et à l’IA générative pour les fonctions supports générales, l’autre de montée en compétences sur l’IA et la cybersécurité pour les informaticiens. « Notre finalité est de nous adapter toujours aux besoins des entreprises pour leurs recrutements, aussi nous avons prolongé cette logique à la formation interne », souligne Caroline Porot, directrice de 42 Mulhouse, devenu l’un des 58 campus dans le monde du 42 Network créé par Xavier Niel.
Les 93 élèves de la nouvelle promotion portent à 505 le total des étudiants entrés depuis l’origine dans le bâtiment Km0 de Mulhouse (Haut-Rhin) pour intégrer cette école informatique à part, sans cours, dont la vocation a été d’offrir des perspectives à des jeunes, geeks mais rétifs à l’école. La part des moins de 25 ans a augmenté pour représenter 50 % et le site recense 30 % de demandeurs d’emploi…jusqu’à 60 ans. « Le contenu et la finalité évoluent : former des développeurs ou des codeurs classiques n’a plus de sens, il faut évoluer vers la maîtrise des langages plus complexes, du Python au moins, et vers l’IA et la cybersécurité, décrit Caroline Porot. Mais l’essentiel qui compte pour les candidats reste : cultiver l’autonomie et la capacité d’adaptation. » M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
Logement social : un parcours plus fluide… mais une offre aux abonnés absents
La réforme des attributions de logements sociaux commence à porter ses fruits en Bourgogne-Franche-Comté : fichier partagé entre les attributeurs, meilleure coordination entre bailleurs et intercommunalités, traitement plus lisible pour les usagers. Sur le papier, le parcours d’accès au logement social n’a jamais été aussi structuré. Mais il se heurte à une réalité brutale : la région manque cruellement de logements disponibles. Tel est le constat dressé par l’Union sociale pour l’habitat (USH) - BFC le regroupement des bailleurs de la région, qui a consacré à la réforme des demandes d’attribution sa rencontre annuelle, le 21 novembre à Dijon.
Entre 2021 et 2024, les demandes ont bondi de 18 % pour atteindre 58.549 demandes, tandis que les attributions ont chuté de 12 %, tombant à 18 309. Le ratio qui en découle, le taux de pression grimpe ainsi à 3,2, avec des pics à 4,0 en Côte-d’Or et 3,6 dans le Jura. Dans le même temps, la rotation du parc social – nécessaire à la libération des logements – s’effondre : elle se restreint à 10,1 % au niveau régional, en baisse de 12 % depuis 2022, et jusqu’à –23,7 % dans le Jura. Le paradoxe est désormais flagrant : jamais l’accès au logement social n’a été aussi bien organisé, et jamais il n’a été aussi difficile d’obtenir un toit. « Nous aurons beau rendre plus efficiente la gestion de la demande, le manque de logements sociaux demeure la difficulté. Nous devrions construire beaucoup plus vite, mais les financements sont de plus en plus compliqués à assurer », résume Anne Schwerdorffer, la directrice de l’USH-BFC. En Bourgogne-Franche-Comté, le parc social accueille 165 413 ménages. A.Morel
Bourgogne-Franche-Comté
Le fonds de dotation remet 40.000 euros à des structures de l’ESS

Le fonds de dotation du Club Entreprises et Mécénat en BFC s’est réuni le 4 décembre au siège de la Caisse d’Epargne à Dijon-Valmy afin de remettre ses prix aux structures de l’ESS (économie sociale et solidaire) engagées dans son appel à projet « Agir sur les fragilités sur le territoire de Bourgogne-Franche-Comté. ». L’édition s’est conclue par la collecte de 40.000 euros de fonds, soit le double de l’an dernier. Deux structures ont reçu 6.000 euros chacune : le Champ des Sourires à Longvic, un chantier d’insertion gérant une activité florale à destination des femmes et La Marmite Solidaire à Pontarlier qui valorise des invendus alimentaires. Quatre structures ose sont vues remettre 5.000 euros : Solidarité Femmes 21 pour des consultations auprès de femmes victimes de violence en milieu rural, Le Fablab Utopi au Creusot pour la mise à disposition d’une imprimante en braille, le groupe Tétras Jura qui intervient sur la protection de la nature et la CPME 58 de la Nièvre pour le projet de la maison arc-en-ciel qui offre un répit aux parents d’enfants en situation différents. Enfin, deux structures ont touché chacune 4.000 euros : l’association Nouvelles formes qui travaille sur la formation à l’image auprès des jeunes de quartier populaire à Besançon ainsi que Pays de Bourgogne en Saône-et-Loire pour son projet « Garenne » d’actions co-construites avec des habitants dans la lutte contre les fragilités de santé des personnes âgées et des jeunes. Marie-Amélie Bernoud, responsable du fonds de dotation, vise de dépasser ce seuil de 40.000 euros récoltés l’année prochaine. S.Dolidze





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