Le futur Belfortain Inocel rassemble 64 M€ pour ses piles à combustible. Brownfields crée des parc d’activités d’envergure près de Strasbourg et de Bâle. Soprema installera une usine de recyclage à Beaune. Un observatoire pour mieux mesurer l’immobilier d’entreprise à Besançon. Le nucléaire, acteur de poids dans le Grand Est. Le président du Medef de passage en Franche-Comté.
• Le futur Belfortain Inocel rassemble 64 M€ pour ses piles à combustible
La société Inocel devant implanter une usine de piles à combustible à Belfort annonce la levée de 64 millions d'euros de financements pour ses développements. La moitié du montant devrait être consacrée au projet nord-franc-comtois qui prévoit la création de 150 emplois à partir de fin 2024, puis de monter jusqu'à 700 salariés en 2030, au Techn’Hom de Belfort, dans l’ancien bâtiment des Ailettes. La levée résulte d’un montage en equity (capitaux propres) dette et subventions. Elle va permettre, selon l’entreprise grenobloise, la poursuite des essais et « l’industrialisation » de son produit, une pile de 300 kilowatts conçue avec sa technologie permettant de contenir la puissance dans un volume réduit, moins d’1 m3, pour des usages de l’hydrogène en mode stationnaire ou en mobilité lourde. Lors du dévoilement du projet de Belfort, Inocel avait annoncé un investissement de 50 millions d’euros et l'objectif d'un premier palier de production de 11.000 piles par an en 2027. M.Noyer
• Brownfields crée des parc d’activités d’envergure près de Strasbourg et de Bâle
Groupe français spécialiste de la reconversion de grandes friches, Brownfileds Immobilier applique son concept à l’ancien site de l’établissement de santé Epsan à Hoedt, au nord de Strasbourg. Sur les 35 hectares libérés, il a lancé la commercialisation de lots (une vingtaine, chiffre modulable) représentant un total de bâti de 65 000 m2. « La moitié sont déjà réservés », annonce Nicolas Pfister, directeur général adjoint du groupe. Outre un terrain réservé à la logistique, l’offre de cet EcoParc de la Basse Zorn se destine aux PME et aux entreprises plus grandes pour des locaux d’activités, ainsi qu’à des activités tertiaires dans les 10 000 m2 conservés de l’Epsan. « La surface unitaire proposée peut descendre jusqu’à 100 m2 et le foncier à 2.000 m2 », précise Géraldine Hiller, responsable de programmes chez Brownfields Immobilier.
L'essentiel des aménagements de voirie sera terminé cet été. Brownfields a déjà réalisé la reconversion de la raffinerie de Reichstett en 160.000 m2, remplis. Il démarre également la commercialisation d’un autre projet au sud de l’Alsace : à Huningue, la transformation de l’ex-sablière Novartis en 10 ha pour environ 30.000 m2 de locaux (activités, formation, recherche en lien avec le pôle pharmaceutique local autour de Bâle) dont les terrains seront rendus disponibles en fin d’année. M. Noyer
Le groupe Soprema (4,82 milliards d’euros en 2022) de produits de couverture et d'étanchéité projette d’’installer à Beaune (Côte-d'Or) une usine de production d'ouate de cellulose à partir de déchets de papiers, cartons mais aussi de glassine, du papier en silicone sur lequel des étiquettes sont apposées. Le choix du lieu n’est pas lié au hasard : ces matériaux sont largement utilisés dans la région des vins. La matière produite servira d’isolant pour les bâtiments. Le projet a été approuvé par le conseil municipal qui cède un terrain à la société, un emplacement actuellement utilisé pour le dépôt de déchets verts.
L’usine devrait s’étendre sur 9000 m2. Elle prvéoit de recycler 20.000 tonnes de cartons de déchets de la communauté d’agglomération de Beaune Cote & Sud. Des consultations publiques ont été lancées les 29 janvier et 26 février. Soprema qui possède 120 filiales d’exploitation dans le monde, fabrique déjà des isolants à partir de matières recyclées notamment à Golbey dans les Vosges dans sa filiale Pavatex. S.Dolidze
• Un observatoire pour mieux mesurer l’immobilier d’entreprise à Besançon
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La communauté des acteurs immobiliers de Grand Besançon Métropole (*) a récemment livré son observatoire, deuxième du genre officiellement, mais premier « significatif » pour Nicolas Bodin, vice-président de la communauté urbaine à l’économie, après une version expérimentale présentée au salon dédié le Simi à Paris fin 2023. Grand Besançon Métropole voit ainsi se concrétiser un outil que la collectivité appelait de ses vœux, rappelle l’élu : « il comble un vrai manque de production de données collectives, objectivables, apporteuses de visibilité sur les prix et les disponibilités bâties et aussi foncières, à l’heure où, comme partout, nous devons prendre compte le ZAN (zéro artificialisation nette des sols). »
Ceci dans un contexte de débats locaux forts sur la place des zones d’activités dans l’aménagement de terrains. Inspiré de l’Imdex de Côte-d’Or, le document bisontin présente la caractéristique d’inclure un chapitre dédié au foncier d’activité, qui chiffre à 23,5 ha le cumul de surfaces immédiatement commercialisables (dont 15 ha sur Temis microtechniques et santé) et à 70 ha le total « en projet » d’ici à 2026-27 dont 34 ha à Marchaux. Côté transactions, les bureaux ont retrouvé en 2023 un niveau (11.195 m2) conforme aux habitudes après un pic en 2022 du fait de la livraison du pôle Viotte. L’offre disponible est stable, à 21.700 m2. La demande placée de locaux d’activités a grimpé à 67 500 m2 (pour 28 500 m2 disponibles) par l’effet en particulier de la construction de la nouvelle usine Antolin sur Temis, comptabilisée pour 21.000 m2. M.Noyer
(*) Aktya, Arthur Loyd, BNP Paribas Real Estate, CBRE Desaulles, Cushman & Wakefield, Square Habitat
• Le nucléaire, acteur de poids dans le Grand Est

A l’instar de l’étude récente menée pour la Bourgogne-Franche-Comté, l’Insee a œuvré à mesurer le poids de la filière nucléaire dans l’emploi du Grand Est. L’institut parvient au chiffre de 7.000 salariés, soit 3.080 emplois directs dans les centrales de Cattenom (Moselle), Chooz (Ardennes) et Nogent-sur-Seine (Aube) et un peu plus de 2.000 respectivement indirects parmi les fournisseurs et induits dans l’économie locale par la présence des centrales. Il chiffre à 157 le nombre de communes du Grand Est où résident des salariés directs ou indirects des centrales. Le débranchement de celle de Fessenheim, fin 2020, représente la perte de 2.000 emplois directs et indirects que l’Etat et les collectivités vont s’efforcer de compenser par le programme de reconversion du territoire dans les prochaines années. M.Noyer
• Le président du Medef de passage en Franche-Comté
Jeudi 21 mars, à la Saline royale d’Arc-et-Senans (Doubs), Patrick Martin, président du Medef depuis juillet dernier, s’est exprimé sur des thèmes d’actualité devant 200 adhérents franc-comtois du syndicat patronal. Le dirigeant du groupe familial de distribution pour l’industrie et le bâtiment Martin Belaysoud a partagé les positions défendues par son organisation en matière de compétitivité et de transition écologique. « La croissance est la condition de la révolution environnementale », a martelé le patron des patrons qui, à l’approche du prochain scrutin, réclame « une Europe plus pragmatique » et moins productrice de règlementations. Des points de crispation ont été abordés, comme la récente directive européenne sur le devoir de vigilance relatif au respect des droits humains et environnementaux que le Medef s’est employé à « édulcorer. », selon l'expression de son président.
Quant à la décision de la Cour de cassation sur l’acquisition des congés payés pendant les arrêts maladie, la limitation de sa portée dans le temps, prévue par un amendement gouvernemental, constitue « une moindre défaite » pour les entreprises selon Patrick Martin. La problématique du travail transfrontalier a également été évoquée. Un rapport sur ce sujet est d’ailleurs en cours de rédaction au sein du mouvement patronal, sous la houlette de l’hôte de la soirée, Emmanuel Viellard, président du Medef Territoires Franc-Comtois. E. Prompt

































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