Le logisticien Martin Brower investit 9,5 millions d’€ à Nancy pour livrer McDonald’s. Le maire de Metz conteste le projet de fusion des ports lorrains. Avec MontanSolar, du soleil franco-allemand sur le Terril Wendel. En redressement judiciaire, le fabricant de lampes Dr Fischer à Pont-à-Mousson, prépare un plan de reprise. La Covid-19 dope l’activité de Lucart en papiers d’essuyage. Egis prend une participation majoritaire dans Est Signalisation. Le cabinet lorrain de recrutement Harry Hope s’installe à Reims.

 
• Martin Brower investit 9,5 millions d’€ près de Nancy pour livrer McDonald’s

Le partenaire logistique de McDonald’s, Martin Brower à Custines, au nord de Nancy, vient de démarrer la construction d’une nouvelle plateforme de près de 5.500 m2, à Rosières-aux-Salines, au sud-est du chef-lieu de la Meurthe-et-Moselle. Il apporte une capacité supplémentaire de stockage de 2.000 m2 destinée à la livraison de 119 restaurants de l’enseigne situés dans l’Est de la France, une activité représentant 44.000 tonnes de produits livrés en 2019.
A son démarrage en septembre 2021, la plateforme tri-températures (sec, frais et surgelé) emploiera 53 personnes (incluant l’activité de livraison). Elle sera aussi l’occasion d’amplifier la démarche environnementale du transporteur, promet Olivier Chasseloup, directeur général de Martin Brower France (chiffre d’affaires de 1,4 milliard d’€, 9 sites logistiques en France, 888 collaborateurs).
Les camions de livraison rouleront avec un biocarburant issu à 100% d’huiles de friture collectées dans les restaurants McDonald’s et recyclées. Les emballages carton et plastique seront récupérés pendant les tournées de livraison pour être recyclés. Par ailleurs, l’entreprise a décidé d’inscrire la conception et la construction de cette nouvelle plateforme dans la démarche Haute Qualité Environnementale (HQE) avec éclairages Led, récupération de l’énergie sur le système de production de froid pour le chauffage des bureaux et du stock sec. C.P.

 

baplcjuillet


• Le maire de Metz conteste le projet de fusion des ports lorrains

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La région Grand Est et Voies navigables de France doivent approuver prochainement le choix du futur exploitant pour 11 ports marchands en bordure de la Moselle. En photo, le nouveau port de Metz. © Philippe Bohlinger


Les transports de marchandises sur la Moselle rallument la rivalité entre Metz et Nancy. Le nouveau maire de Metz, François Grosdidier, par ailleurs président de Metz Métropole, a affirmé récemment son opposition à la fusion de 11 ports fluviaux lorrains prévue au 1er janvier 2020.  L’élu Les Républicains refuse que les deux ports publics messins soient confiés à un consortium piloté depuis Nancy par la CCI de Meurthe-et-Moselle.
Le dossier est sur la table de la région Grand Est et Voies navigables de France (VNF) depuis deux ans et demi. En janvier 2019, les deux instances réunies dans un syndicat mixte ouvert (SMO) avaient confié la concession des deux ports messins et du port de Thionville à CFNR Transport (groupe Rhenus Logistics) ; la CCI de Moselle ne souhaitant pas se réengager. Cette période transitoire de deux ans devait permettre de préparer la nouvelle gouvernance associant huit autres ports : Nancy-Frouard, Toul-Valcourt, Belleville, Maxéville, Cattenom et Kœnigsmacker, ainsi que les deux ports privés d’ArcelorMittal (Mondelange et Illange).
L’affaire suivait son cours. L’été dernier, au terme d’un appel public à concurrence, le SMO avait désigné le futur exploitant de l’ensemble des ports pour trente ans. Il s’agit d'un consortium privé composé de la CCI de Meurthe-et-Moselle, de CFNR Transport et d’Arcelor Mittal. (Lire l’article de Traces Ecrites News : Onze ports lorrains s'unissent sous un même pavillon) La validation de cette décision doit encore passer par un vote du SMO dans les prochaines semaines. Vote que François Grosdidier entend contester s’il valide le choix du consortium. P.B.
 


• Du soleil franco-allemand sur le Terril Wendel

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Le parc photovoltaïque implanté par MontanSolar sur le Terril Wendel, ancien carreau de mine de charbon à la frontière franco-allemande. © HelloJu - Julian Bernardi


De l’énergie renouvelable sur un ancien fief du fossile, et de surcroît franco-allemande : le parc solaire mis en service fin septembre dans l’Est de la Moselle est doublement symbolique. La société allemande MontanSolar l’implante à la frontière, sur le versant français, sur le Terril Wendel, ancien carreau de mine de charbon situé à cheval sur les communes de Forbach et Petite-Rosselle.
Cette centrale déploie 44.000 panneaux photovoltaïques sur une superficie de 232 hectares. Sa puissance « crête » de 17 mégawatts doit permettre la production de 18 gigawattheures (GWH) d’électricité par an, l’équivalent de la consommation – hors chauffage – de 7.600 habitants.
L’investissement s’est monté à environ 14 millions d’€. Une campagne de financement participatif a collecté un peu moins de 400.000 € auprès de 123 investisseurs locaux, entreprises ou citoyens. MontanSolar était une filiale de RAG, la société de reconversion immobilière des houillères allemandes, puis elle a rejoint l’énergéticien Wircon. M.N.

 

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• L’avenir du fabricant lorrain de lampes Dr Fischer s’éclaircit

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L’usine de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle) produit notamment des lampes infra-rouges dont l’interdiction en France sur les terrasses est attendue en 2021. © Dr Fischer



La demande en éclairages moins énergivores secoue les acteurs de ce marché. A Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle), le fabricant de lampes Dr Fischer, filiale du groupe allemand éponyme, pourrait toutefois sortir de manière anticipée de la procédure collective engagée il y a un an. Ce placement en redressement judiciaire s’explique, selon la direction, par l’impact sur son activité d’une directive européenne interdisant les ampoules halogènes au 1er septembre 2020. Afin de maintenir à flot cette PME de 140 salariés (13 millions d’€ de chiffre d’affaires), 29 licenciements économiques ont été prononcés en 2019.
Suite à l’audience du 13 octobre devant le tribunal de commerce de Nancy, l’entreprise envisage une clôture de la procédure. Elle présentera pour ce faire un plan de redressement le 26 janvier prochain devant la juridiction. « Nos résultats à la fin septembre se sont révélés meilleurs que prévu, ce qui nous permet de nous rapprocher de nos fournisseurs, afin d’étudier un étalement de notre dette », expose Philippe Douglade, le directeur du site de Pont-à-Mousson.
Dr Fischer va toutefois devoir faire face à une nouvelle règlementation entrant en vigueur en France au printemps 2021 : Il s’agit de l’interdiction par le ministère de la Transition écologique des terrasses chauffées, donc des lampes infra-rouges.  P.B.

 

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• Dans les Vosges, Lucart augmente ses capacités de production de papiers d’essuyage

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Sur le site Lucart de Laval-sur-Vologne (Vosges), neuf unités assurent la transformation des bobines-mères (photo) produites par deux machines à papier. © Lucart


En cette fin octobre, le spécialiste des papiers d’hygiène Lucart met en service sur son site de Laval-sur-Vologne (Vosges) une nouvelle ligne de production de rouleaux d’essuyage industriel. Cet investissement de 3 millions d’€ décidé avant la pandémie permet d’atteindre une productivité de 15.000 tonnes par an, soit le double de la capacité de la machine qu’il remplace.
Les papiers d’essuyage figurent parmi les best-sellers de la crise sanitaire, constate Alessandro Pasquini, PDG de Lucart France : « L’annonce du confinement a suscité une crainte de pénurie dans la population, ce qui a entraîné une hausse de la demande en produits d’hygiène dans la grande distribution. Par ailleurs, nous demeurons un important fournisseur des hôpitaux. » En conséquence, le site anticipe une progression à deux chiffres de son chiffre d’affaires cette année par rapport aux 89 millions d’€ réalisés en 2019. Depuis son acquisition par Lucart en 2008, l’usine vosgienne a doublé son activité. P.B.

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• Egis prend une participation majoritaire dans le prestataire ferroviaire Est Signalisation

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Est Signalisation emploie 50 salariés dans l’installation et la maintenance d’équipements de signalisation ferroviaire. © Est Signalisation

 
Le groupe d’ingénierie Egis annonce cet automne sa prise de participation majoritaire dans Est Signalisation à Blainville-sur-l’Eau (Meurthe-et-Moselle). Cette PME lorraine de 50 salariés est spécialisée dans l’installation et la maintenance d’équipements de signalisation ferroviaire. Fondée en 1976, elle intervient principalement auprès de la SNCF et de la RATP. Cette opération permet au français Egis, filiale de la Caisse des Dépôts, de couvrir l’ensemble des prestations, depuis la phase avant-projet jusqu’aux essais. 
Le groupe avait en effet acquis en 2009 la société Sintra, spécialisée dans les études d’exécution de signalisation ferroviaire.
« En rejoignant le groupe Egis, nous sommes très fiers d’intégrer un acteur majeur des infrastructures de transports urbains et ferroviaires, nous offrant ainsi des perspectives de développement tant sur notre marché historique que sur les marchés ferroviaires et urbains », précise Emmanuel Vogt, directeur général d’Est Signalisation. Egis emploie 15.800 collaborateurs pour 1,22 milliards d’€ de chiffre d’affaire en 2019. P.B.

 


• Le cabinet de recrutement nancéien Harry Hope élargit son périmètre à la Champagne-Ardenne

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Cette filiale du groupe Mentor est animée par une équipe de jeunes consultants trentenaires. © Harry Hope


Le jeune cabinet de recrutement Harry Hope à Nancy accélère. Cette société lancée il y a tout juste un an et demi par le groupe Mentor vient de s’implanter à Reims (Marne) en vue d’élargir son périmètre à la Champagne-Ardenne. Son équipe de 18 consultants trentenaires joue la carte de méthodes issues de grands cabinets internationaux associées à une connaissance fine du tissu économique local. « Nous ne sommes ni un gigantesque acteur du marché ni un petit cabinet mais nous avons la proximité des petits et les techniques des grands. Il y a des opportunités ici et de nombreux candidats qualifiés grâce à toutes les universités locales. L’objectif est de garder au maximum les talents en région pour faire grandir nos entreprises », livre Kevin Pilot, manager de Harry Hope.
Initialement spécialisé dans trois métiers, l’immobilier, la finance, l’industrie et l’informatique, Harry Hope s’est doté dernièrement de compétences complémentaires en audit et expertise comptable, bâtiment et travaux publics, commerce, marketing digital, RH- juridique, santé, achats /logistique. Sa maison-mère, le groupe Mentor à Nancy, emploie plus de 970 collaborateurs au travers de 120 sociétés, pour un chiffre d’affaires global de 152 millions d’€ en 2019. P.B.

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