Infra2050, le pôle de compétitivité national sur les infrastructures, se lance avec la Bourgogne-Franche-Comté. À Besançon, les étudiants en traitement de surface dévoilent leur trophée olympique. Coup d’envoi des travaux routiers alsaciens de décongestion aux portes de Bâle. Le Mondial Air Ballons du Grand Est trouve son repreneur. En Côte-d’Or, Chevigny-Saint-Sauveur se lance dans les zones d’accélération des énergies renouvelables. Les tournages en Bourgogne-Franche-Comté, un potentiel de plusieurs millions d’€.
• Infra2050, le pôle de compétitivité national sur les infrastructures, se lance avec la Bourgogne-Franche-Comté
La naissance officielle d'Infra2050, pôle de compétitivité national sur les infrastructures et l’aménagement du territoire, a été proclamée le 8 février à Lyon. Le cluster Ecorse TP de Bourgogne-Franche-Comté compte parmi ses trois membres fondateurs, avec son homologue Infrastructures Durables Auvergne-Rhône-Alpes (Indura) et l’Institut pour la Recherche appliquée et d’Expérimentation en génie civil (Irex). Soutenu par deux membres associés, la Fédération Nationale des Travaux Publics et Syntec le syndicat professionnel de l'ngénierie, Infra2050 ambitionne de contribuer à atteindre la neutralité carbone en 2050 pour toute la filière de la construction des infrastructures et de l’aménagement des territoires, en stimulant l'innovation de l'ensemble des composantes de la branche (maîtres d'ouvrage, bureaux d'études, entreprises...) avec le concours des écoles, universités et laboratoires. Pour les travaux publics qui emploient 350.000 salariés en France pour un chiffre d'affaires de 48 milliards d'€, la labellisation du pôle de compétitivité par l’Etat marque une reconnaissance de l’importance de l’innovation dans ses spécialités. Infra2050 permettra d'accompagner des projets collaboratifs de recherche et d’innovation. D. Levy
• À Besançon, les étudiants en traitement de surface dévoilent leur trophée olympique

C’est l'une des spécificités du master « formulation et traitement de surface » (FTS) de l’Université de Franche-Comté : la réalisation d’un trophée en seconde année. En toute logique 2024, les 18 étudiants de la promotion ont décidé de placer ce travail applicatif sous le signe des Jeux olympiques de Paris. Combinant les savoir-faire acquis lors de la formation, le résultat a été exposé jeudi 14 février dans le hall de la Maison des étudiants sur le campus de la Bouloie à Besançon (Doubs). La cérémonie a donné l'occasion de mettre en lumière un master pluridisciplinaire visant à former des cadres dans le domaine de la chimie et de la réactivité des surfaces (surfaces de particules, substrats métalliques ou polymères). Les jeunes diplômés se destinent majoritairement à intégrer des PME industrielles opérant dans l'automobile, la micro-électronique, l’horlogerie, la bijouterie, la lunetterie, les peintures industrielles ou les ciments. E. Prompt
• Coup d’envoi des travaux routiers alsaciens de décongestion aux portes de Bâle

La Collectivité européenne d’Alsace donne cette semaine le coup d’envoi de travaux attendus de longue date pour soulager le trafic frontalier : la création de nouvelles voies sur l’A35 et la route départementale 105 qui la rejoint, à hauteur de Saint-Louis (Haut-Rhin) avant d’entrer dans la ville suisse de Bâle. Ce trajet est emprunté en particulier par des milliers de frontaliers et les poids lourds de transit international, ce qui génère un trafic journalier de pointe à 54.000 véhicules, aujourd’hui régulièrement en saturation. Le projet de sa résorption, nommé 5A3F pour « Aménagement pour l’amélioration des accès autoroute-agglomération des 3 Frontières » se monte à 74,5 millions d’€ dont un quart financé par la Suisse. Il comprend la mise à 2x3 voies de la section de l’A35, la création ou la modification de bretelles d’accès et plusieurs ouvrages de franchissement, dont une passerelle pour piétons et cyclistes, ainsi que la transformation d’un tronçon de la RD105 en boulevard urbain. 5A3F porte en effet aussi l’objectif d’accompagner le développement urbain et économique du site quartier des Lys -Technoport, sur le territoire français de connexion entre Bâle et l’EuroAirport Bâle-Mulhouse. Sa réalisation va s’étaler jusqu’au printemps 2027. M.Noyer
Le grand rendez-vous biennal et mondial des montgolfières en Lorraine se met sur les rails pour se prolonger. Son créateur en 1989 Philippe Buron-Pilâtre, descendant du pionnier du voyage en ballon Pilâtre de Rozier, avait annoncé renoncer à son organisation, à l’issue de la dernière édition 2023. Il lui fallait trouver une solution de reprise, or celle-ci se dessine avec ABC Location. Cette société messine de matériel événementiel compte à sa tête Stéphane Bourguignon, également partie prenante du Moselle Open de tennis. Dénommée « Grand Est Mondial Air Ballons », la manifestation qui attire 500.000 personnes à chaque édition sur l’ancienne base militaire de Chambley (Meurthe-et-Moselle) bénéficie d’un important soutien de la région. Celle-ci a indiqué être prête à accompagner le repreneur. M. Noyer
• En Côte-d’Or, Chevigny-Saint-Sauveur se lance dans les zones d’accélération des énergies renouvelables

Jusqu’au 23 février, la Ville de Chevigny-Saint-Sauveur (Côte-d'Or) organise une consultation publique (*) sur les zones d’accélération des énergies renouvelables (ZAER) qu’elle a identifiées, avec une réunion publique ce jeudi 22 février, à 18h30 à l’Hôtel de Ville. La commune applique ainsi la loi APER (accélération de la production d'énergies renouvelables) de mars 2023, par l’identification de 20 zones de son territoire qui pourraient accueillir un projet. Elle est accompagnée depuis plusieurs mois par le cabinet parisien GreenFlex, en direction de cet objectif : « Devenir un laboratoire de transition énergétique le plus décarboné possible. Si nous suivons notre plan d’action, nous aurons largement dépassé ce que nous demande la loi à l’horizon 2030. Nous serons à -70% de consommation sur nos factures énergétiques », explique le maire, Guillaume Ruet. Panneaux photovoltaïques sur les 1.400 m2 de toiture du club de tennis, ombrières sur les 700 m2 de parking de la piscine municipale, création d’une chaufferie biomasse forment autant de projets qui seront étudiés lors de cette consultation.
La démarche rejoint la rénovation globale de deux des écoles publiques, Ez-Allouères et Buisson-Rond. Cette dernière va passer d’une « passoire thermique » à un bâtiment à énergie positive. « Elle va produire plus d’énergie qu’elle n’en consommera grâce au remplacement de la chaleur au gaz par un système de pompe à chaleur et l’installation de près de 700 m2 de panneaux photovoltaïques », poursuit le maire. Cette rénovation s’étalera jusqu’en janvier 2026 pour un montant des travaux de 8 millions d’€. « Avec les travaux de nos deux écoles, nous estimons que nous économiserons entre 80 et 90 % du coût de fonctionnement annuel en chauffage et en électricité », se félicite Guillaume Ruet. D.Levy
• Les tournages en Bourgogne-Franche-Comté, un potentiel de plusieurs millions d’€

La collaboration qui s’engage entre le Bureau d’accueil des tournages (BAT) et BFC Tourisme doit pouvoir conforter la réalisation de films de cinéma dans la région. Celle-ci représente un « puissant moteur économique », selon l’agence régionale du tourisme. L’activité peut représenter plusieurs millions d’€, sur la base du ratio rapporté par BFC Tourisme de 3,40 € de dépenses des équipes de tournage pour 1 € versé. Or, le conseil régional alloue 1,9 million d’€ à son fonds d’aide pour la production audiovisuelle et cinématographique. Le BAT et BFC Tourisme s’engagent à travailler ensemble pour promouvoir la Bourgogne-Franche-Comté parmi les territoires étiquetés « terres de cinéma », faciliter la préparation et le tournage et valoriser les destinations. « Selon une étude début 2024 du Centre national du cinéma, plus de deux-tiers des touristes étrangers ont eu envie de visiter la France après avoir regardé un film ou une série », une proportion située également à « un quart » pour les Français. La Bourgogne-Franche-Comté a accueilli 48 tournages l’an dernier, d’une dizaine de jours en moyenne, soit 501 jours cumulés. M. Noyer





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