Vicky Foods accélère dans le Grand Chalon avec 25 millions supplémentaires. En Alsace et Lorraine Suez a investi 15 millions d’euros dans le pré-traitement des déchets alimentaires. La fondation Galilé lance son premier appel à projets en intelligence artificielle. La Région Grand Est mobilise un milliard d’euros pour les industries sur cinq ans. Coopération renforcée entre les Urssaf et la fédération du bâtiment en Bourgogne-Franche-Comté. Une convention pour renforcer l’attractivité des métiers industriels et de l’énergie en Franche-Comté
Bourgogne
Vicky Foods accélère dans le Grand Chalon avec 25 millions supplémentaires
Le groupe agroalimentaire espagnol Vicky Foods poursuit le développement de son implantation française. L’entreprise investira 25 millions d’euros dans une troisième ligne de production sur son site de Fragnes-la-Loyère (Saône-et-Loire). Elle sera dédiée aux produits emballés de pâtisserie, « en réponse à une demande croissante du marché, tout en garantissant les plus hauts standards de qualité, de sécurité alimentaire et d'innovation. Conçue avec une technologie de pointe, elle nous permettra de produire une large gamme de pâtisseries et de produits de boulangerie, à forte valeur ajoutée », détaille Alberto Garcia Romero, responsable marketing chez Vicky Foods. Cette nouvelle phase d’investissement s’inscrit dans le plan industriel initial du groupe, qui avait conçu son usine bourguignonne selon un déploiement progressif. Inauguré fin 2025 après un premier programme de 100 millions d’euros, le site d'une centaine de salariés, premier dans l'Hexagone du groupe espagnol (4.200 salariés, chiffre d'affaires de 761 millions d'euros en 2025), s’étend sur 23.000 m² dans la zone d’activités de Saôneor. Il produit actuellement des pains de mie et pains à burger destinés au marché français. La ligne supplémentaires doit également accroître à terme les capacités d’approvisionnement de plusieurs pays européens, notamment l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni. Aucun calendrier précis n'a été précisé à ce stade quant à sa mise en service. Sur place, les investissements pourraient se poursuivre.« Vicky Foods continue d'évaluer de nouvelles opportunités de développement à court et moyen terme pour son usine de Chalon-sur-Saône », déclare le responsable marketing. A.Morel
Grand Est
En Alsace et Lorraine Suez a investi 15 millions d’euros dans le pré-traitement des déchets alimentaires

L’obligation de tri à la source des déchets alimentaires, généralisée le 1er janvier 2024 , implique la structuration d’une filière de traitement. Le groupe Suez veut prendre la tête du peloton des opérateurs et a fait de l’Est ses fers de lance. Deux unités se distinguent. A Strasbourg, le biodéconditionneur qui a été présenté le 10 juin après plusieurs mois de fonctionnement, permet la préparation de 25.000 tonnes annuelles provenant à parité des collectivités locales du Bas-Rhin et d’une soixantaine d’industriels et autres établissements de restauration collective Le cylindre qui forme le cœur de son procédé à base de pression d’eau sépare les emballages et évacue les différents éléments indésirables de sorte à conserver les déchets, les faire passer dans une tour d’hygiénisation à 70 degrés et les envoyer en méthanisation, principalement dans l’installation dédiée de la société Lingenheld à Oberschaeffolsheim, en périphérie ouest de la métropole. Un investissement de 3 millions d’euros a été consacré à cette modernisation du site « Valorest ».
Le 16 juin, la branche organique de Suez a inauguré l’unité de pré-traitement homologue de Fameck (Moselle) résultant d’un investissement de 5,7 millions d’euros. Dans cet équipement d’une capacité de 27.000 tonnes par an, les volumes proviennent pour les deux-tiers des entreprises, pour un tiers des collectivités, sur un bassin englobant la vallée de la Fensch, la région de Thionville, jusqu’au sud de Metz. Après séparation des emballages dans le déconditionneur, la « soupe organique » obtenue est portée comme à Strasbourg à une température de 70°C dans un hygiénisateur, en vue de sa valorisation énergétique. Le substrat liquide est ensuite revendu aux unités de méthanisation du territoire, tandis que les déchets d’emballage sont séchés afin de servir de combustible à des réseaux de chaleur urbain notamment. Suez Organique compte deux autres unités de ce type à Toul (Meurthe-et-Moselle, 11.500 tonnes/an de capacité) où une rénovation récente a eu lieu, et à Chemaudin près de Besançon (Doubs, 5.000 tonnes) où de tels travaux sont prévus. « Nous avons investi en deux ans 15 millions d’euros au cumul de ces sites de l'Est », a précisé à Strasbourg Gérard Téboul, directeur général de l’activité organique de Suez. M.Noyer et P.Bohlinger
La fondation Galilé lance son premier appel à projets en intelligence artificielle
La fondation Galilé lancera, le 26 juin à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), son premier appel à projets destiné à des porteurs dans le domaine de l’intelligence artificielle. Elle poursuit l'objectif d’identifier « trois à cinq acteurs, qui seront accompagnés pendant 10 mois en ayant notamment accès au mentoring de cadres du groupe Galilé », précise Axelle Lemaître, la responsable de la fondation. Les heureux élus bénéficieront de sessions de formation, assurées par des entrepreneurs du groupe et des coachs. Les candidatures seront reçues pendant l’été, la sélection sera révélée en septembre et le programme lancé dans la foulée. Le 26 juin, le lancement de l’appel à projets se déroulera au siège chalonnais du groupe, lors du rendez-vous inaugural d’un cycle de conférences consacrées à « l’intelligence industrielle », qui donnera la parole à Olivier Babeau, économiste, essayiste et président de l’Institut Sapiens, sur le thème : « L’industrie française va-t-elle subir l’intelligence artificielle ou en faire une arme ? ».
Le groupe Galilé fédère 37 PME industrielles implantées dans toute la France, soit un chiffre d'affaires cumulé de 250 millions d’euros et un effectif de 1.100 collaborateurs, actives dans des secteurs aussi variés que le nucléaire, la transition énergétique ou la manutention. En Bourgogne-Franche-Comté par exemple, Galilé possède les sociétés Escofier (Chalon-sur-Saône), CLM Industrie (Dijon), Provea (Venarey-les-Laumes) ou encore Siem Services (Mâcon). La fondation a vocation à promouvoir et à soutenir l’industrie française. Elle a été créée en 2019 mais prend véritablement son envol cette année avec l'appel à projets et l'imminent cycle de conférences. P.Bouillot
Grand Est
La Région mobilise un milliard d’euros pour les industries d’ici 4 à 5 ans

La Région Grand Est a lancé, le 11 juin, son Pacte pour l’Industrie, constitué de 73 mesures pour accélérer la réindustrialisation, renforcer la compétitivité des entreprises et préparer les emplois de demain. « 90 % de ces mesures sont issues des acteurs de terrain : filières industrielles, partenaires sociaux, groupes parlementaires », précise Franck Leroy, le président du conseil régional. Le Pacte se base sur trois piliers : renforcer la compétitivité des entreprises, améliorer l’attractivité des territoires et faire de l’industrie une fierté régionale, par la promotion de ses métiers. « Nous avons dressé le bilan de dix ans de développement économique et avons identifié ce qui fonctionnait et ce qui devait être modifié. Nous devons notamment nous améliorer sur l’attractivité en lien avec la compétitivité de nos industries », explique Mathieu Vermel, directeur général adjoint en charge de l’attractivité à la Région Grand Est. La collectivité a prévu de consacrer un budget d’un milliard d’euros pour financer l’ensemble des mesures de ce Pacte dans un délai de quatre à cinq ans.Les mesures phares comprennent la création d’un fonds souverain régional pour accompagner les projets stratégiques, le renforcement des prêts participatifs pour les PME industrielles, le financement des investissements énergétiques des industriels, la création d’un accélérateur d'industrialisation pour les start-ups, l'installation d'une coopérative régionale des « ressources critiques. » J.Giorgi
Bourgogne-Franche-Comté
Coopération renforcée entre les Urssaf et la fédération du bâtiment
Les deux Urssaf Bourgogne et Franche-Comté et la fédération régionale du bâtiment renforcent leur coopération au moyen d’une convention, signée le 29 mai. Le texte prévoit des actions pédagogiques réciproques pour « la meilleure connaissances des rôles et missions » respectifs des deux signataires, ainsi que la diffusion des informations sur les offres de service et outils en ligne des Urssaf. Des actions conjointes de communication sont prévues, ainsi que la mise à disposition de la FFB Bourgogne-Franche-Comté des données Urssaf sur l’emploi salarié (effectifs, masse salariale, salaire moyen…) et sur les impayés de cotisations sociales, pour l’analyse de situation par la fédération et sa veille sur la santé économique du secteur du bâtiment dans la région. M.Noyer
Franche-Comté
Une convention pour renforcer l’attractivité des métiers industriels et de l’énergie

Le 12 juin, l’UIMM Franche-Comté et EDF ont signé une convention par laquelle les deux acteurs s’engagent à mener diverses actions, dans le but de « renforcer l’attractivité des métiers industriels et de l’énergie », de « soutenir la formation des jeunes » et de « répondre aux besoins croissants en compétences liées à la transition énergétique. » Ces engagements passent notamment par des mesures de sensibilisation auprès de publics variés – collégiens et lycéens, demandeurs d’emploi, personnes en réinsertion – à travers la participation à des séances de la Fresque du Climat, des visites d’entreprises, ou le déploiement d’outils pédagogiques en ligne comme Forindustrie, créée par des industriels, l’Education Nationale et France Travail. La convention prévoit également l’association de l’UIMM au projet RICET (« Routes interactives de la construction et de l’énergie pour la transition »), porté par EDF, qui cherche à faire découvrir les métiers de la construction durable et de l’énergie bas carbone grâce à des parcours immersifs. Les deux partenaires étudieront également la mise en place d’un dispositif de bourses pour les jeunes en formation à l’Ecole de Production de Belfort et l'énergéticien prévoit de faire de certains salariés des « ambassadeurs métiers », qui interviendront auprès différents pôles de formation de la région, dont celui de l'Union des industries et métiers de la métallurgie. C.Jourdan


















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