La fédération de PME basée à Chalon-sur-Saône a constitué en début d’année un organisme de formation dûment habilité à organiser des cursus d’enseignement professionnels. Elle le destine avant tout à son propre personnel pour faire converger vers le même niveau de maîtrise les salariés de ses nombreuses filiales dans des métiers-clés comme celui de soudeur. Ces sessions se déroulent de façon décentralisée, dans les locaux des différentes entreprises.
Dix soudeurs de sociétés du groupe Galilé ont donné le coup d’envoi, durant le premier trimestre, de l’école de formation interne de l’ensemble de 35 PME d’équipement industriel (chiffre d’affaires prévu de 200 millions d’€ en 2023) piloté depuis Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) par la famille Michoux.
Galilé concrétise ainsi une volonté de longue date de constituer son propre organisme afin d'assurer le maintien et, mieux encore, la montée en compétences de ses opérateurs. Le sujet a été élevé au rang de priorité l’an dernier, avec la constitution d’un groupe de travail qui a débouché, d’abord fin 2022 sur la création d’une société dédiée sous forme de Sasu (société par actions simplifiée unipersonnelle à actionnaire unique, à savoir Galilé), puis février 2023 sur la certification nationale Qualiopi. Celle-ci confère à la structure le statut officiel d’organisme de formation, habilité à mener des cursus.
Ces parcours de formation concernent donc en premier lieu le métier de soudeur, connu pour être en tension. Le jeune organisme en organise les sessions par petits groupes de 3 à 4 personnes, qui peuvent ainsi être encadrées au mieux par des formateurs internes, collaborateurs experts du métier et dûment formés eux-mêmes, au préalable, à leur nouvelle mission pédagogique.
Les premiers rendez-vous ne se sont pas déroulés pas au siège à Chalon-sur-Saône, mais dans les locaux de filiales : Stein Energy à Cernay (Haut-Rhin), Brown Fintube à Thonon-les-Bains (Haute-Savoie) et RD Technologies à Veynes (Hautes-Alpes). Il n’y a là rien de fortuit : « Le but consiste à faire monter en compétences le personnel là où il se trouve, pour parvenir à un niveau homogène de maîtrise des métiers à l’échelle du groupe », expose Stéphane Paumelle, responsable formation de la nouvelle structure Galilé Formation.
A ce titre, le choix de Stein Energy et Brown Fintube parmi les premiers bénéficiaires ne relève pas davantage du hasard. Les deux sociétés font partie de celles les plus récemment rachetées par Galilé, à l’été 2022, alors qu’elles se trouvaient en redressement judiciaire, d’où le besoin d’une forme de remise à niveau de son personnel après une période nécessairement perturbée pour lui. Stein enchaîne d’ailleurs, en ce mois d’avril, avec une formation au brasage, métier connexe à celui de soudeur.
S’approprier l’intelligence artificielle

Cette première brique de Galilé Formation en appelle d’autres, selon la vision des dirigeants du groupe. Dans le métier de soudeur d’abord qui représente près de 10 % de son effectif total de 1.000 salariés. Dans d’autres ensuite, de profil proche, comme l’automatisme et la robotique ou encore la manutention. Mais aussi dans l’intelligence artificielle. Galilé investit résolument ce domaine à présent, par ce vecteur de la formation et d’autres comme la conférence que sa jeune fondation (lancée l’an dernier) a consacré à la thématique en décembre dernier. « Nous avons besoin de nous approprier cette nouvelle approche, tremplin vers les nouvelles étapes de l’industrie 4.0 constitutive du cœur de notre offre », souligne Eric Michoux, le président du groupe.
« Sur ce sujet-là, nous pouvons concevoir d’ouvrir notre école à des bénéficiaires extérieurs », poursuit le président. Pour le reste, en effet, sans fermer complètement la porte, Galilé identifie son nouvel outil de formation comme d’abord et avant tout d’usage interne, « pour la conservation et la pérennisation des savoir-faire », appuie Stéphane Paumelle, « et pour créer du lien entre les filiales », ajoute Eric Michoux. En parallèle de la mise en place de l’école, ces métiers ont été répertoriés dans une « cartographie précise » qui donne ainsi à Galilé une vision bien complète des points d’amélioration.
Cette posture vient confirmer que « notre école n’a l’intention de faire de concurrence à personne. Elle n’a pas vocation à délivrer des formations diplômantes », souligne Stéphane Paumelle. Pas d’empiètement donc à imaginer – ou à craindre – avec les structures d’enseignement de l’UIMM et leur outil de formation continue les AFPI (associations de formation professionnelle de l’industrie). Dans lesquelles les experts métiers de Galilé interviennent eux-mêmes pour des enseignements professionnels.









































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