Fabricant électronique à Scherwiller (Bas-Rhin) soutenu par Sodiv, Estelec vient d’investir 700 000 € dans son outil de production et consacre de plus 830 000 € à une innovation dans l’éclairage à distance. La PME de 48 salariés prévoit une dizaine d’embauches cette année.
Fabricant électronique à Scherwiller (Bas-Rhin) soutenu par Sodiv, Estelec vient d’investir 700 000 € dans son outil de production et consacre de plus 830 000 € à une innovation dans l’éclairage à distance. La PME de 48 salariés prévoit une dizaine d’embauches cette année.

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE. L’année 2014 démarre sur un bon rythme pour Sodiv.

La société alsacienne de développement économique a déjà décidé 869 000 € de financement en huit opérations sur le premier trimestre.

De quoi espérer faire aussi bien, voire mieux que l'an dernier, resté au niveau record de 2012.

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L’an dernier, la société alsacienne de développement économique (Sodiv) a maintenu le nombre de ses dossiers accompagnés à leur niveau record de 2012, mais son montant moyen d’intervention a baissé, sous le seuil de 100 000 €.

Comme l’année précédente, ce sont 36 entreprises qui ont bénéficié de ses décaissements, alors que le total des concours est revenu à  3,365 millions d’€, soit 17 % de moins que l’année précédente.

Faut-il en tirer des conclusions inquiétantes pour le tissu alsacien de PME ? Non, répond Dominique Schilling, PDG de Sodiv.

« Notre bilan varie significativement selon qu’une année est marquée ou non par une convention de revitalisation (le dispositif par lequel l’Etat oblige un grand groupe à contribuer à recréer autant d’emplois sur un bassin que lui-même n’en a détruit par un plan social, NDLR). 2012 avait été intense sur ce point, 2013 beaucoup moins ».

De fait, les quelque 700 000 € d’écart d’une année à l’autre traduisent presque au centime près la baisse des prêts liés à ces conventions.

Vu leur facteur déclencheur, mieux vaut que ces conventions ne fleurissent pas à tout bout de champ…

Sodiv intervient à ce jour dans deux d’entre elles :  celle du groupe de textiles industriels Albany à Sélestat (Bas-Rhin) qui porte sur 126 emplois à créer (dont 20 à la charge de Sodiv) et celle du papetier UPM à Strasbourg (42 emplois pour la part Sodiv).

« Sur l’ensemble de 2014, nous devrions revenir autour d’1 million d’€ de prêts dans ce cadre », annonce Dominique Schilling.

Les prêts dits classiques, eux, ont légèrement augmenté l’an dernier, de 8 %, à 2,5 millions d’€.

Déjà financé par Sodiv au titre du laboratoire d’analyses agronomiques Sadef à Aspach-le-Bas (Haut-Rhin), Sylvain Michel l’est à nouveau pour sa nouvelle société Agrostation (expérimentation de produits phytosanitaires) sur le même site.
Déjà financé par Sodiv au titre du laboratoire d’analyses agronomiques Sadef à Aspach-le-Bas (Haut-Rhin), Sylvain Michel l’est à nouveau pour sa nouvelle société Agrostation (expérimentation de produits phytosanitaires) sur le même site.

Prêts participatifs, sans caution ni garantie

L’adjectif classique n’est pas le plus approprié, tant l’outil sort de l’ordinaire.

La SA accorde des prêts participatifs, un crédit sans caution ni garantie, qui renforce la structure financière de l’entreprise et est assimilé, à ce titre, à des quasi fonds propres.

Ce prêt a vocation à provoquer un effet de levier auprès des banques. Son montant unitaire varie de 50 000 à 150 000 €, à un taux fixe de 5 % sur 5 à 6 ans.

Dans le cas d’une convention de revitalisation, l’aide financière du groupe permet de baisser le taux aux environs de 2 %.

Le prêt participatif est l’héritage de la Sodiv première génération, à savoir la société créée dans les années 1980 pour la reconversion du bassin potassique sud-alsacien et qui avait été dotée de cet outil. A présent qu’elle intervient sur toute l’Alsace, elle l’a conservé comme rampe de lancement.

Le bilan 2013 en terme d’emplois doit lui aussi être lu avec un minimum de subtilité.

Reprise d’Alsace Meubles

Le total a baissé de 37 unités pour arriver à 436 emplois. Mais les créations ont légèrement augmenté en un an  : 292 contre 280. Ce sont les emplois "consolidés", qui reculent de 193 à 144.

Ce qui veut dire que Sodiv a moins du jouer le pompier sauveteur-secouriste des emplois d’entreprises en difficulté.

L’année 2014 démarre avec quelques dossiers importants à l’échelle de la société de développement. Par un prêt participatif de 250 000 €, elle a financé la reprise d’Alsace Meubles à Masevaux (Haut-Rhin) par le groupe familial bas-rhinois Weber, ce qui sauve 35 emplois dans un chef-lieu de vallée.

L’entreprise qui était en redressement judiciaire va se relancer sous le nom We Bed, avec l’objectif de retrouver la rentabilité dès 2015.

Parmi les autres dossiers haut-rhinois de début d’exercice, et au chapitre cette fois-ci des créations et développements, Sodiv accompagne l’expansion de Confarma France à Hombourg.

Cette société de services d’analyses pour laboratoires de 66 salariés prévoit 17 embauches, dans la continuité d’un doublement de ses effectifs depuis trois ans.

A Aspach-le-Bas, la nouvelle société Agrostation d’expérimentation de produits phytosanitaires sera également soutenue.

Dominique Schilling, P-DG de Sodiv.
Dominique Schilling, P-DG de Sodiv.

Son dirigeant, Sylvain Michel, est un « client » de longue date de Sodiv à travers son autre structure Sadef, un laboratoire d’analyses agronomiques implanté sur le même site.

Le capital d’un peu plus de 10 millions d’€ de Sodiv se répartit pour l’essentiel entre la Région Alsace (45 %), le groupe EDF via une filiale de participations (20 %), la Caisse des dépôts (14 %), le conseil général du Haut-Rhin (9 %) et la Caisse d’épargne (6 %).

Photos : Christian Robischon.

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