Le groupe italien Acciaierie Venete se prépare à reprendre trois usines du lorrain Ascometal. Un Hackathon fructueux sur l’expérience client à l’école Esta à Belfort. La start-up jurassienne AFULudine cesse son activité. L’Urssaf de Franche-Comté aide les frontaliers du Haut-Rhin pour l’assurance-maladie. Une cartographie des cadres de Bourgogne-Franche-Comté.
• Le groupe italien Acciaierie Venete se prépare à reprendre trois usines du lorrain Ascometal
Les dirigeants de l’aciériste italien Acciaierie Venete se sont déplacés les 8 et 9 janvier au siège d’Ascometal à Hagondange (Moselle), afin de détailler aux représentants du personnel leur plan de reprise. Annoncé fin décembre, ce projet ne porte pas sur la totalité du groupe français de 1.300 salariés, propriété depuis 2018 du groupe Swiss Steel. Il concerne les usines d’Hagondange, de Custines (Meurthe-et-Moselle) et de Saint-Etienne (Loire), ainsi que le centre de recherche-et-développement d’Hagondange, soit un total de 715 salariés (apprentis et intérimaires inclus). Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et de Dunkerque (Nord) resteraient dans le périmètre de Swiss Steel (anciennement Schmolz + Bickenbach), groupe de 10.000 personnes en pleine restructuration.
Le groupe familial transalpin de 1.500 salariés (chiffre d’affaires de 1,9 milliard d'€ en 2022) indique avoir ciblé les sites d’Ascometal spécialisés dans les aciers pour l’automobile, un marché complémentaire à ses activités. Afin de relancer les usines françaises, le nouveau propriétaire prévoirait d’injecter 60 millions d’€, pour moitié dans l’augmentation des capitaux propres de ses nouvelles entités et pour moitié dans la remise à niveau de leurs outils industriels. L’accord final pourrait intervenir autour du 20 février précise un porte-parole d’Acciaierie Venete, « dans la mesure où le projet de reprise a reçu un accueil extrêmement favorable de la part des organisations représentatives des salariés. » P. Bohlinger
• Un Hackathon fructueux sur l’expérience client à l’école Esta à Belfort
Sous le nom CXI Challenge (pour Customer Xperience Innovation), l’école d’ingénnierie et commerce Esta de Belfort a organisé la semaine dernière un Hackathon de 48 heures pour ses 114 étudiants de cinquième et dernière année. Pour cette deuxième édition annuelle, elle s’est associée à la société Namkin, spécialiste de l’expérience client et du marketing industriel (39 salariés) basée à Troyes (Aube). Les étudiants se sont répartis en 15 groupes pour répondre à des sujets de « transformation de l’expérience client » proposés par 13 entreprises et structures comme les groupes Lisi et Fives, HLP ou Pommier (carrosserie industrielle) : digitalisation de la relation client, intelligence économique, modèle collaboratif entre client et fournisseur, refonte de l’expérience client, data et personnalisation, innovation dans le business model.
« L’initiative est particulièrement formatrice du fait de son caractère très opérationnel de réponse à un besoin d’entreprise, pour nos étudiants qui s’apprêtent à devenir des ingénieurs d’affaires en milieu industriel », souligne Laure Viellard, directrice de l’Esta. Chaque groupe a été composé sans affinités personnelles, ni de thématiques. « C’est l’occasion pour nous de découvrir de nouveaux secteurs d’activités et de savoir s’adapter à un sujet dont on découvre pour l’essentiel le contenu juste au démarrage du Challenge », ont apprécié le groupe de Yann Spitz, Zoltan Bavinckhove, Thomas Banderier, Amélie Althuser et Amanda Richard. M. Noyer
À Dole, dans le Jura, AFULudine ne fabriquera plus de lubrifiant écoresponsable. La start-up a été mise en liquidation judiciaire le 12 janvier. Créée en 2016 à Besançon, elle n’a pas réussi à devenir rentable, malgré le potentiel très prometteur de son innovation née dans les laboratoires de l’Université de Franche-Comté. Sa solution à base d’eau et d’alcool était destinée à remplacer les lubrifiants huileux et polluants, pour des usages industriels et domestiques.
Confrontée à d’importants coûts de structure, AFULudine cherchait un repreneur depuis plus d’un an. « On savait que tout seul, ce serait compliqué », résume la présidente Fanny Tolo. Cette dernière, actionnaire via le fonds familial franc-comtois Zébu Investissement, a succédé en 2022 à Fabrice Lallemand, co-fondateur de la jeune pousse. Quelques acteurs de la pétrochimie se seraient montrés intéressés. Mais l’implantation du site de production dans un bâtiment peu adaptéet une dette d’1 million d’€ les auraient dissuadés de franchir le pas. Ces derniers temps, l’entreprise n’employait plus que quatre salariés, contre une vingtaine par le passé, pour un chiffre d’affaires de 350.000 € en 2023. E. Prompt
• L’Urssaf de Franche-Comté aide les frontaliers du Haut-Rhin pour l’assurance-maladie
Par une convention signée en décembre 2023 avec l’Association d’Aide aux Frontaliers (ADF), l’Urssaf de Franche-Comté s’engage à améliorer l’accompagnement dans leurs démarches des travailleurs frontaliers en Suisse qui résident dans le Haut-Rhin et ont fait le choix de s’affilier à la Sécurité sociale pour leurs cotisations maladie, soit la majorité d’entre eux. 24.000 actifs sont concernés. L’intervention de la délégation franc-comtoise résulte du fait qu’elle a été chargée d’un tel suivi pour tous les frontaliers en Suisse partout en France, hors ceux de Rhône-Alpes. « Le partenariat fait de l’ADF un relais efficace de nos prestations auprès de ses adhérents, afin de les rendre plus visibles, compréhensibles et accessibles », souligne Olivier Blanc, responsable du Service des travailleurs frontaliers en Suisse de l’Urssaf Franche-Comté. Celui-ci met aussi à disposition de l’association ses statistiques sur le travail frontalier et elle va proposer aux collaborateurs de l'ADF des formations sur ses missions. En cas de difficulté de dossier, une personne référente sera désignée de chaque côté. Une telle convention fonctionne déjà avec l’Amicale des Frontaliers en Franche-Comté, depuis 2022. M. Noyer
• Une cartographie des cadres de Bourgogne-Franche-Comté

L’Apec (Association pour l’emploi des cadres) vient éditer le « portrait statistique » des cadres de Bourgogne-Franche-Comté, basée sur les chiffres de 2022. Les 112.570 cadres de la région représentent 11 % de l’emploi, la part la plus faible en France métropolitaine. Ils se situent pour moitié en Côte-d’Or (27 %) ou dans le Doubs (21 %). De façon attendue, le poids de l’industrie dans leur effectif est nettement supérieur dans la région (31 %) à la moyenne française (17 %), il peut se corréler avec une certaine sur-représentation dans les fonctions achats, qualité et logistique (14 % du total contre 9 % en France) alors que l’informatique est sous-représentée (6 % au lieu de 16 %). Ils sont à 43 % diplômés bac + 5 et plus, une proportion qui diminue avec l’âge, passant de 64 % pour les moins de 35 ans à 31 % chez les plus de 55 ans. D’un âge médian de 46 ans, ils sont rémunérés en moyenne de 43.000 € bruts pour les plus jeunes à 55.000 € pour les plus âgés. M.Noyer















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