Le groupe Ducerf modernise et rationalise son activité d’écorçage du bois en Saône-et-Loire. Le pôle régional PMT souffle ses 20 bougies à Besançon. Schiller Médical transfère son développement de Wissembourg à Haguenau pour 20 millions d’euros. L’UIMM continue de miser sur la formation. En Alsace, l’enfouissement des déchets toxiques de Stocamine confirmé par la justice. Le pont de Cézy se remet en route dans l’Yonne.

 

Bourgogne

• Le groupe Ducerf modernise et rationalise son activité d’écorçage du bois  

Le groupe Ducerf a inauguré, ce 17 juin, la ligne d’écorçage automatisée, qu'il a en fait nstallée depuis le début de l’année dans sa scierie de Vendenesse-lès-Charolles (Saône-et-Loire), pour un investissement de 2,7 millions d’euros. Elle prend en charge des grumes de taille plus importante (1,10 mètres de diamètre contre 80 centimètres auparavant) et permet de fluidifier la production. Elle améliore aussi de façon considérable la qualité d’écorçage pour optimiser au maximum l’utilisation de la matière, notamment avec l’intégration d’un rogneur de pâte permettant d’obtenir des bois plus droits et plus cylindriques. Cette optimisation permet de limiter les pertes en scierie. « Nous estimons le gain de productivité autour de 10 % (…) L’ancienne ligne d’écorçage avait plus de 20 ans. Il était temps d’investir dans un outil plus performant, capable d’accompagner notre montée en charge et les attentes du marché », précise Jean-Marie Ducerf, directeur délégué du groupe. Pour accompagner cette ligne, la capacité de stockage a été décuplée.  

Le groupe de 160 salariés  au chiffre d’affaire de 38 millions en 2024, travaille essentiellement le chêne en première et deuxième transformation. Cet investissement fait partie intégrante d’un plan global de modernisation industrielle de son activité, un vaste projet qui s’établit à 50 millions d’euros, une somme jamais atteinte par l’entreprise familiale créée en 1885. Pour son président Edouard Ducerf, par ailleurs président de Fibois Bourgogne-Franche-Comté, « les scieries de chênes, contrairement aux résineux, ne se sont pas modernisées aussi rapidement .». Il compte bien rattraper ce retard. S.Dolidze

 

A3TS

 

Bourgogne-Franche-Comté

• Le pôle PMT souffle ses 20 bougies à Besançon

PMT 20 ans
Le pôle de compétitivité a réuni ses invités à la Maison du temps. © Yoan Jeudy

Historiquement « pôle des microtechniques », le PMT a célébré son vingtième anniversaire, le 13 juin au musée du Temps à Besançon. L’événement a permis de rappeler le rôle clé qu’ont joué, en 2004-2005, Étienne Boyer et Gérard Fleury, qui furent les chevilles ouvrières de la réponse apportée par les industriels francs-comtois à l’appel à projets de l’État visant à labelliser des pôles de compétitivité, chargés du rapprochement et la coopération des entreprises, des laboratoires publics et privés et des centres d’enseignement supérieur (universités et grandes écoles). S’appuyant sur un budget annuel d’environ 2 millions d’euros, le PMT compte aujourd’hui 270 adhérents. Depuis sa création, il a accompagné plus de 400 projets collaboratifsSon terrain de jeu s’est également élargi à l’ex-région Bourgogne, le pôle ayant une adresse à Besançon (au sein de Temis) et une à Dijon (au sein de la maison régionale de l’innovation). Son PMT Propulseur accélère le développement de jeunes entreprises : en 2024, il a soutenu  24 start-ups, qui ont opéré plus de 8 millions d’euros de levées de fonds.

Depuis sa dernière labellisation, le PMT a repensé sa stratégie, pour l'articuler autour de filières stratégiques : la santé, l’aéronautique, le spatial et la défense. Dans le domaine de la santé en particulier, PMT Santé joue le rôle de chef de file de la filière en Bourgogne-Franche-Comté. À ce titre, il a tout récemment coorganisé l’étape régionale du tour de France de l’Agence de l’innovation en santé (le 18 juin à Dijon), et il monte entre autres une journée dédiée à la robotique chirurgicale (le 26 juin à Chalon-sur-Saône) avant les Innovative Therapies Days, du 7 au 10 octobre à Besançon. P. Bouillot

Alsace
• Schiller Medical transfère son développement de Wissembourg à Haguenau pour 20 millions d’euros

Le fabricant de défibrillateurs cardiaques Schiller Medical a décidé de déménager son site du nord de l’Alsace de Wissembourg à Haguenau, pour y disposer des conditions de sa forte croissance d’activités. L’entreprise, filiale du groupe suisse de matériel médical Schiller (cardiologie, réanimation, diagnostics…) était contrainte en possibilité d’extension sur son terrain actuel. Elle a choisi de se déplacer quelque 30 km plus au sud, dans la zone d’activités de l’Aérodrome de Haguenau, une localisation plus proche de Strasbourg et plus centrale par rapport au domicile de ses salariés, expose sa direction. Elle y  trouvera le foncier de 2,5 hectares nécessaire pour absorber un doublement d’activités attendu dans les dix ans. Schiller Medical France indique avoir déjà multiplié par deux son chiffre d’affaires (43 millions d’euros en 2024) en cinq ans, dans le contexte de l’obligation faite à tout établissement recevant du public (ERP) de s’équiper d’un défibrillateur. La société va investir 20 millions d’euros en faveur de ce nouveau site dont l’ouverture est prévue en 2027. Il compte aussi poursuivre la croissance de l’effectif nord-alsacien passé de 92 salariés en 2020 à 131 l’an dernier et à 140 aujourd’hui. M.Noyer 

Alsace

• L’UIMM continue de miser sur la formation 

UIMM Eckbolsheum centre de formation
Le centre de formation d'Eckbolsheim (Bas-Rhin) est doté d'équipements de pointe de robotique et d'industrie 4.0 © Adrien Berthet

 

Malgré la période de ralentissement économique et le manque de visibilité, l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Alsace, reste optimiste sur le long terme. « Nous continuons à investir sur les outils de formation, car le sujet constituera la clé de la compétition future », assure Fabrice Urban, le président de la représentation de la métallurgie. Ainsi, l’UIMM Alsace a réalisé des travaux d’extension (800 m2 additionnels) et de modernisation de son centre de formation à Eckbolsheim (Bas-Rhin). Inauguré en mai dernier, ce site entre désormais dans l’ère de l’industrie du futur et il proposera dès la rentrée des formations en cybersécurité industrielle - une première dans le Grand Est -, en robotique et automatisation, informatique industrielle, digitalisation des processus, jumeau numérique et simulation. Plus de 2,2 millions d’euros ont été investis, financés à 39 % par le CFAI Alsace (Centre de formation d'apprentis de l'industrie), à 36 % par l’OPCO2I (opérateur de compétences interindustriel) et à 25 % par la Région Grand Est.

L’association prévoit également de déménager le centre de formation de Colmar à une nouvelle adresse. Les travaux de construction démarreront début 2026 pour une ouverture prévue à la rentrée 2028, avec de nouveaux outils techniques plus polyvalents. Le montant précis de l'investissement n'est pas connu à ce jour mais il dépassera probablement les 5 millions d'euros. L’UIMM Alsace compte quatre centres de formation : à Eckbolsheim, Reichshoffen, Colmar, et Mulhouse. Chaque année, entre 3.000 et 4.000 personnes y sont formées, avec des taux de réussite et d’insertion de 90 %.  Le secteur cherche également à féminiser davantage les effectifs. J.Giorgi

 

indu fut

 Alsace  

• L’enfouissement des déchets toxiques de Stocamine  confirmé par la justice  

La probabilité que les déchets toxiques sortent un jour de Stocamine s’éloigne un peu plus. Le 17 juin, le tribunal administratif de Strasbourg a validé l’option du confinement des 42.000 tonnes enfouies depuis un quart de siècle à 500 mètres sous terre à Wittelsheim (Haut-Rhin), soit le scénario défendu par l’exploitant les anciennes mines de potasse MDPA. Il a rejeté le recours contre l’arrêté préfectoral autorisant cette solution, qui avait été déposé par plusieurs requérants dont l’association Alsace Nature et la Collectivité européenne d’Alsace. Ceux-ci estiment trop important le risque d’une pollution, à long terme, de la nappe phréatique pour laisser les substances (cadmium et métaux lourds, déchets amiantés…) dans le sous-sol alsacien. Ils demandent leur déstockage pour leur transport et traitement dans d’anciennes mines en Allemagne. Le juge administratif n’a pas dressé une couronne de lauriers au confinement, mais il a estimé que l’état des galeries ne permettait plus d’effectuer en sécurité de telles opérations de sortie. Alsace Nature et la CEA ont fat appel de la décision. Les travaux de confinement qui avaient été suspendus dans l'attente du jugement de  fond vont ainsi reprendre. Le centre Stocamine ouvert en 1999 n'est plus en activité depuis son incendie survenu seulement trois ans plus tard. M.Noyer  

 

BF

 

Bourgogne

• Le pont de Cézy se remet en route dans l’Yonne

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L'ouvrage suspendu datant de 1845 enjambe l'Yonne. © CD Yonne

 

Le pont de Cézy (Yonne) a été rouvert à la circulation en juin par le conseil départemental, après la cérémonie d’inauguration de sa restauration le 5 juin. L’ouvrage construit en 1845 a fait l’objet de travaux d’un montant de 4,8 millions d’euros TTC pendant 18 mois (entreprises Bouygues Travaux Publics - VSL et Roth) afin de retrouver sa splendeur et ses fonctionnalités. Il constitue l’un des derniers témoignages d’un pont métallique suspendu, et l'ultime dans le département. Les interventions ont consisté à remplacer ses 142 suspentes, à installer des câbles neufs de suspension, à procéder à la réfection du tablier métallique, conforter les pylônes et culées et appliquer un traitement contre la corrosion. L’ouvrage de 120 mètres de long, qui n'avait plus fait l'objet de travaux majeurs depuis l'immédiate après-guerre, constitue un point essentiel de franchissement de la rivière Yonne dans le département. M.Noyer

 

 

 

 

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