En Côte-d'Or, TFF prend le contrôle complet de Tonnellerie Remond. Les recrutements de cadres ont marqué le pas en 2025 en Bourgogne-Franche-Comté. Le Franc-Comtois Odyssée Technologies améliore sa rentabilité. Le Ceser du Grand Est questionne l’efficacité dans le transfrontalier. Des effectifs en repli dans le Grand Est, note l'Urssaf. .
Bourgogne
TFF prend le contrôle complet de Tonnellerie Remond
TFF Group annonce la prise de contrôle complète de sa consoeur Tonnellerie Remond dont il avait acquis 55 % en mars 2022. Il a finalisé au 31 mars dernier le rachat des 45 % restants auprès de Catherine Desbois-Mouchel, actionnaire de référence depuis 37 ans à la suite de la famille Remond fondatrice en 1954. TFF indique intégrer ainsi complètement « une référence incontestée dans la fabrication de fûts de chêne français dédiés à l’élevage des vins » dont le un profil « artisanal » renforcera cette dimension dans son offre. Remond est basée à Ladoix-Serrigny (Côte d’Or). TFF (Tonnellerie François Frères) est établi dans le même département, à Saint-Romain. Le groupe se déploie à l’échelle internationale, comme leader mondial revendiqué des produits d’élevage de vins et d’alcools, avec un effectif de 1.575 courant 2025. Sur les trois premiers trimestres de son exercice qui sera clôturé le 30 avril, il a réalisé un chiffre d’affaires de 243,4 millions d’euros en baisse de 22,6 % par rapport à la même période précédente. En 2024/25, le chiffre d’affaires a totalisé 425,4 millions d’euros pour un Ebitda (*) de 81 millions d’euros. M.Noyer
Bourgogne-Franche-Comté
Les recrutements de cadres ont marqué le pas dans la région en 2025

Le nombre de recrutements de cadres a diminué de 1 % entre 2024 et 2025 en Bourgogne-Franche-Comté. Il s’est établi à 5.810 l’an dernier, loin du pic à 6.220 relevé en 2023. La baisse est moins marquée qu’au plan national (- 3 %), où là aussi 2023 avait constitué une année record. Si l’on prend en compte les promotions au statut cadre et les sorties, le solde régional d’emplois pour cette catégorie demeure positif, à 1.230 postes, en retrait toutefois par rapport aux + 1.740de 2024. Dans le bilan de l’emploi cadre dressé par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec) le 2 avril dernier, les données structurelles n’évoluent pas. La Bourgogne-Franche-Comté forme l’une des régions françaises les plus modestes dans ce domaine, en représentant 2 % des emplois cadres du pays. Elle reste marquée par une prévalence de l’industrie pour de tels postes d’encadrement (30 % près du double de la part au niveau national) et dans les métiers du marketing et du commercial (23 % contre 16 % France entière), ainsi que par une faiblesse dans les fonctions à haute valeur ajoutée comme celles occupées dans l’informatique, le conseil ou l’audit (29 % contre 46 % au national).
« Pour 2026, la prudence est de mise, souligne Hervé Reynier, délégué régional de l’Apec. Dans un contexte défavorable caractérisé par une situation géopolitique anxiogène, de fortes contraintes sur les dépenses publiques, une nouvelle crise énergétique et un renforcement de l’épargne de précaution qui vont impacter l’investissement, la consommation et donc l’emploi, le nombre de recrutements dans la région devrait toutefois rester stable. » Au niveau national, l’Apec anticipe par contre une reprise des embauches, de + 4%. Celles-ci devraient alors refranchir la barre symbolique des 300.000 cette année. P.Bouillot
Odyssée Technologies améliore sa rentabilité
Odyssée Technologies confirme la solidité de son modèle en 2025. Le spécialiste français de la mécanique de précision dont l’unité Gresset & Associés à Nods (Doubs) constitue le fief et le berceau, a dégagé un chiffre d’affaires quasi stable, à 20,8 millions d’euros (-0,6%). Le montant est proche du plus haut historique, dans un environnement marqué par des perturbations conjoncturelles : ralentissement aux États-Unis, difficultés d’approvisionnement, tensions sur le recrutement. La rentabilité opérationnelle s’améliore, avec un Ebitda (*) en hausse de 4,3% à 3,0 millions d’euros, soit 14 % des produits d’exploitation (+0,1 point). Le résultat net reste stable à + 1,5 million d’euros, malgré un léger recul du bénéfice d’exploitation.
Le groupe d’environ 175 salariés coté en Bourse affiche par ailleurs une structure financière robuste, avec une trésorerie nette positive de 700.000 euros et un endettement en baisse. Aucun dividende ne sera proposé, afin de privilégier le financement de la croissance. Porté par un carnet de commandes élevé et la dynamique des marchés de l’aéronautique et de la défense, Odyssée Technologies anticipe un retour à une croissance d’environ 10 % en 2026. Cette relance sera soutenue par des investissements industriels et une montée en capacité de production. A.Morel
Grand Est
Le Ceser questionne l’efficacité dans le transfrontalier

Repenser l’organisation de proximité de la coopération transfrontalière a figuré au menu de la dernière séance plénière du Ceser (Conseil économique, social et environnemental régional) du Grand Est, le 2 avril dernier. L’instance de représentation régionale de la société civile souhaite interroger l’ « efficacité » des organismes, nombreux et parfois redondants, l’expression « qui se marchent sur les pieds » ayant même été employée. « Quelque 50 structures à compétence transfrontalière coexistent à l’échelle du Grand Est sans qu’un cadre global de leur fonctionnement ait été établi. Elles font preuve de leur efficacité à leur échelle locale, mais elles se télescopent parfois », observe Patrice Harster, président de la commission Transfrontalier-Europe du Ceser et ancien directeur général de l’Eurodistrict Pamina actif dans le nord de l’Alsace et chez ses voisins allemands.
L’intégration dans ces Eurodistricts, au nombre de cinq dans la région, de structures spécialisées « situées sur les mêmes territoires, dans le même bâtiment et parfois avec le même président » comme les Infobest (antennes d’information aux travailleurs et populations frontaliers) ferait sens, cite en exemple Patrice Harster, qui en appelle à la « bonne gestion » des fonds publics et à un certain « courage politique »…plutôt côté français qu’allemand où il observe une « rigidité à toucher aux structures. » Les sujets de l’économie « de proximité » en milieu rural, de la qualité de l’eau ou encore de la transition foncière et de la recherche-formation-innovation au service de la « renaissance industrielle » ont également été débattus en plenière la semaine dernière. M.Noyer
Grand Est
Des effectifs en repli, note l'Urssaf
La contraction de l’emploi observée depuis plusieurs mois dans le Grand Est s’est confirmée en fin d’année dernière, observe l’Urssaf dans ses dernières statistiques. Les effectifs ont reculé de 0,6 % durant le quatrième trimestre dans la région, soit 8.290 « destructions nettes » d’emplois. Le commerce s’aligne sur la moyenne régionale, tandis que plusieurs secteurs subissent des diminutions plus conséquentes : - 1 % pour la construction et – 1,7 % pour l’industrie. Seul l’hébergement-restauration s’affiche en augmentation, de 0,9 %. Tous les départements perdent des postes, y compris l’habituellement dynamique Bas-Rhin (-0,1 %), tandis que les territoires ruraux continuent de souffrir : - 1 % dans les Vosges sur le trimestre, et – 0,5 % en Meuse par exemple.
(*) résultat opérationnel avant provisions et amortissements

































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