Les tubes Valti de Côte-d'Or sortent du fonds Mutares. Une trentaine d'entreprises tech de l’Est font leur marché à Las Vegas. Le Belge Allinox reprend l’Alsacien Baumalu (ustensiles de cuisson). Le groupe lorrain d’intérim DLSI se renforce par croissance externe. Des créations d’emploi moins dynamiques dans le Grand Est. Population en baisse en Bourgogne-Franche-Comté et stable dans le Grand Est.
• Les tubes Valti de Côte-d'Or sortent du fonds Mutares
L’usine de tubes en acier Valti à Montbard (Côte-d’Or) est cédée à son dirigeant sur place par le fonds Mutares. L’investisseur allemand a officialisé la vente en fin de semaine dernière, un an et demi seulement après l’acquisition de la société auprès du groupe Vallourec dont son nom actuel s’inspire, en contraction de Vallourec Bearing Tubes. Le repreneur, pour un montant non communiqué, est François Martin, le président de la SAS Valti. Le producteur de tubes en acier de précision sans soudure a perdu des emplois, 35 en un an pour passer de 190 salariés en 2022 à 155 aujourd'hui. Son chiffre d’affaires, situé à 63 millions d’€ en 2022, est réalisé principalement auprès des fabricants de roulements (segment pour lequel elle revendique une part de 25 % du marché en Europe), des industriels du pétrole et du gaz et de l’ingénierie mécanique.
• Une trentaine d'entreprises tech de l’Est font leur marché à Las Vegas
Le Consumer Electronics Show (CES), rendez-vous mondial des nouvelles technologies à Las Vegas, voit arriver une belle délégation de l’Est, pour son édition 2024 qui se déroule de ce mardi à vendredi 12 janvier. Le stand de la région Bourgogne-Franche-Comté rassemble 20 sociétés, outre SilMach, dans le contexte de sa labellisation capitale French Tech, début 2023. Ces participants sont : Sdiscovery, Abeye, Allybokus, Beem Solaire, Blue Frog, Clhynn, DLM Soft, HLP Services, HLP Studio, Inobyz, Inocel le porteur du projet d’usine de pile à combustibles à Belfort, Luxor, Metaformapro, On Health TV, Onlineformapro, Orgamy, Phigi, Starenco, Visipère, et donc SilMach. Le Grand Est, quant à lui, délègue neuf entreprises sous la houlette du conseil régional et de CCI International Grand Est : Ewattch, Green Tech Innovations, Imki, Jared, Jumbo Mana, My Monny, Physioflow, Sorius et Ta-Da.
• Le Belge Allinox reprend l’Alsacien Baumalu (ustensiles de cuisson)
Le groupe familial belge Allinox d’articles métalliques ménagers a bouclé en fin d’année dernière le rachat de Baumalu. Cette PME basée à Baldenheim (Bas-Rhin) fabrique des ustensiles de cuisson avec un effectif de 35 salariés pour un chiffre d’affaires annuel de 10 millions d’€, comprenant également la distribution de matériel de cuisine. « Baumalu restera une entité indépendante au sein du groupe. La conduite opérationnelle continuera d'être assurée par son ancien propriétaire Bruno Martin assisté par Huguette Gérard, à ses côtés depuis 2017 », indique le repreneur. La nouvelle filiale « aux synergies évidentes » avec sa maison-mère selon le président d’Allinox Filip Demulle, est située à proximité du siège français d’Allinox de Sélestat.
Le groupe DLSI annonce la « poursuite de son développement » avec l’acquisition de deux sociétés en Alsace-Lorraine, son propre fief : ML Intérim et Prestim, basées à Colmar (Haut-Rhin), Saint-Avold et Sarreguemines (Moselle) et créées respectivement en 1994 et 2007. Ces deux sociétés, au cumul, ont réalisé un chiffre d’affaires de 19 millions d’€ en 2023, réparti principalement dans l’industrie (70 %), la logistique (17 %) et le secteur médical (10 %)?. Elles affichent une « rentabilité de 8 à 9 % » en 2021 et 2022.
Le groupe DLSI fédère un réseau de plus de 70 agences comprenant des implantations dans les pays limitrophes Luxembourg, Suisse et Allemagne. Il a réalisé en 2022 un chiffre d’affaires de 196,7 millions d’€. Coté en bourse, il annoncera mi-février son chiffre d’affaires de l’exercice 2023 qui vient de se clore.
• Des créations d’emploi moins dynamiques dans le Grand Est
La création de postes se ralentit dans le Grand Est, selon les chiffres compilés par l’Urssaf au troisième trimestre 2023. Leur augmentation sur un an se limite à +0,1 % ( 1.420 postes de plus, en net) soit donc une quasi-stagnation après une croissance régulière et plus soutenue pendant deux ans. Les hausses proviennent de l’hébergement-restauration et de la catégorie des autres services (+ 2,2 % et + 0,9 % respectivement), ce qui représente 7.680 créations nettes en un an. En revanche, l’industrie se situe en léger recul de 0,2% (510 postes perdus), la diminution étant plus marquée pour la construction ( - 1,5 %, soit - 1.790 emplois) alors que l’intérim chute de 7,3 %. Par départements, la croissance la plus signficative émane de la Meurthe-et-Moselle ( + 0,8 %), l’Alsace se maintient à 0,4 % et la plus forte baisse est enregistrée dans les Vosges, à - 0,6 %.
• Population en baisse en Bourgogne-Franche-Comté et stable dans le Grand Est

Au rythme lent mais constant de 0,1 % par an, la Bourgogne-Franche-Comté a perdu des habitants entre 2015 et 2021, soit 20.750 en valeur absolue. L’Insee délivre cette conclusion à l’occasion de son point démographique de fin d’année. La population de la région s’établit à 2,8 millions d’habitants. La tendance à la métropolisation est confirmée par la croissance des agglomérations de Dijon (+ 4.232 habitants en six ans) et Besançon (+ 2.522), qui tirent celles de la Côte-d’Or et du Doubs. A l’inverse, les autres départements affichent des reculs, les plus marqués sont enregistrés dans la Nièvre ( - 9.330 habitants) et l’Yonne (- 7 .518) et, en proportion, dans le Territoire de Belfort.
Dans le Grand Est, la période de six ans mesurée a été marquée par une quasi-stabilité : 2.200 habitants de plus portant la population à 5,56 millions. Là encore, les contrastes entre secteurs sont observées. Hausse dans le Bas-Rhin (+ 0,5 %) sous l’impulsion de Strasbourg, stabilité dans l'Aube, la Moselle et le Haut-Rhin, et baisses ailleurs, jusqu'à - 0,8 % en Meuse et Haute-Marne..











































.png)

.jpg)












