Le Pôle Véhicule du Futur carbure à l’hydrogène contre la Covid-19. Direct Market lève 1,7 million d’€ pour faciliter l’approvisionnement en produits locaux. Les Constructeurs Réunis (LCR) créent une agence dans l’Aube en synergie avec Dijon. Se former à l’allemand, de plus en plus nécessaire en Alsace selon la MEF-Mulhouse-Sud-Alsace. Marie-Claude Briet-Clemont, présidente du Ceser Grand Est. François Lory, président Capital Grand Est.


• Le Pôle Véhicule du Futur carbure contre la Covid-19


La crise sanitaire a pesé sur l’industrie automobile l’an dernier… mais pas sur le pôle Véhicule du Futur (PVF), du moins sur le plan quantitatif. Ce pôle de compétitivité a connu une « année de records » relate son président Marc Becker, avec 51 projets financés sur son territoire d’intervention, la Bourgogne-Franche-Comté et le Grand Est, dont 23 de R&D qui captent 60 millions d’€ de financements et 28 au titre du plan de relance automobile. Ce dernier « a clairement joué un rôle booster », poursuit le président.
Le nombre d’adhérents a augmenté de 10 %. Il atteint le chiffre de 435, dont 382 entreprises qui sont à 58 % des PME. Leurs sollicitations auprès du pôle ont été intenses au début de la crise sanitaire, « sur la mise en place de l’activité partielle puis des plans de reprise d’activité ou les relations avec les partenaires sociaux. Les événements ont cimenté le réseau, les retours d’expérience d’équipementiers dans les premiers foyers de la pandémie (la Chine) ont été précieux », relèvent Marc Becker et la directrice du pôle Brigitte Ducruez-Bernard.
Parmi les nombreuses thématiques (industrie du futur, innovation digitale, compétition automobile…) l’hydrogène a occupé le devant de la scène, dans le contexte en particulier de sa montée en puissance en Bourgogne-Franche-Comté. Dans le Grand Est, le process de construction d’une filière hydrogène (programme DINAMySE) se poursuit, les potentiels se situant notamment dans la mobilité pour véhicules lourds et la contribution à la décarbonation de l’industrie selon le pôle.
PVF a également lancé depuis l’automne sa plate-forme digitale « 4hfactory.tech » de présentation et formation aux métiers de l’industrie automobile pour ses volets technologiques, environnementaux et humains selon l’objectif de montrer que les nouveaux univers de l’intelligence artificielle ne déshumanisent le travail, au contraire. M.N.

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De gauche à droite  : Marc Becker, président du Pôle Véhicule du Futur, Bruno Grandjean, directeur général adjoint qui succèdera à Brigitte Ducruez-Bernard à la direction générale en juillet, et Ludovic Party, le directeur de PerfoEst. © Traces Ecrites

 

 

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• Direct Market lève 1,7 million d’€ pour faciliter l’approvisionnement en produits locaux

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Marc Dorel (à gauche) et Sébastien Pelka, co-fondateurs de Direct Market.


Marketplace dédiée aux produits locaux pour les professionnels (commerçants, restauration, collectivités et agriculteurs), Direct Market à Strasbourg, vient de lever 1,7 million d’€ auprès de LeadBlock Partners, Alsace Business Angels, Finck Ventures et Bpifrance. En plus de lui permettre de répondre à une forte demande en France, l’objectif de cette levée est de déployer la solution en Europe. Des opportunités s’ouvrent déjà en Italie, au Portugal, en Suisse, au Benelux.
D’autre part, afin de renforcer la transparence et la traçabilité des produits, Direct Market prévoit d’intégrer prochainement la technologie de la blockchain. Cette levée de fonds va également permettre de créer 20 emplois salariés à très court terme, dans les bureaux de Strasbourg et de Rungis.
Créée en 2018, Direct Market facilite et simplifie la relation entre commerçants et producteurs grâce à des shops de commande sur-mesure et géolocalisés. La start-up enlève les produits auprès des exploitations, prépare les commandes, les livre à chaque magasin et gère facturation et paiement. Si l’offre a démarré avec des produits primeurs, elle s’élargit actuellement au marché de la crémerie, la fraîche découpe (légumes découpés et lavés prêts à cuisiner), la 4e et 5e gamme (produits emballés, sous-vide), l’épicerie et les liquides. J.G.


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• Les Constructeurs Réunis (LCR) créent une agence dans l’Aube en synergie avec Dijon

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L’un des projets de grande taille réalisé par LCR en 2020, la plate-forme du logisticien All Solutions à Strasbourg-Holtzheim.© LCR/ Ligne Bleue


Pas entravé dans son développement par la crise sanitaire, LCR (Les Constructeurs Réunis), le promoteur et contractant général spécialisé en immobilier d’entreprise, a pu multiplier les nouveaux projets dans ses dix agences en France, dont Strasbourg, Metz, Nancy et Mulhouse dans le Grand Est, et Dijon et Besançon en Bourgogne-Franche-Comté.
La liste des références récentes comprend les extensions de la biotech Polyplus Transfection (8.700 m2 de laboratoires & bureaux en deux tranches) et l’implantation d’Axians (Vinci Energies, 800 m2 de bureaux) à Illkirch, la plate-forme du logisticien local All Solutions à Strasbourg-Holtzheim (25.000 m2), les nouveaux bureaux de 600 m2 de l’expert-comptable HLB-Cofimé à Mulhouse, le nouveau site du grossiste en produits d’hygiène Javel-Berbizier à Besançon, le centre de formation CFAI de l’UIMM à Saint-Dié-des-Vosges, l’agence du grossiste en matériaux Hursin Tubes à Hauconcourt (Moselle), la nouvelle implantation de SDEL Lorraine (Actemium) à Chavigny (Meurthe-et-Moselle) et les sociétés d’expertise-comptable Rocard et LDS à Fontaine-les-Dijon.
La carte des implantations de LCR va s’étoffer dans les prochaines semaines d’une création d’agence à Troyes (Aube). Celle-ci fonctionnera en synergie avec Dijon, selon un rayon géographique  respectant la « règle de proximité » de LCR : ne pas traiter d’affaire à plus de 150 kilomètres de distance. Au total, le groupe indépendant a réalisé au 31 mars dernier un chiffre d’affaires de l’ordre de 150 millions d’€, supérieur aux 113 millions du précédent exercice, avec 140 salariés. « Notre taille nous permet de répondre à la demande de grands comptes, mais nous continuons de cibler les surfaces plus petites, jusqu’à quelques centaines de m2, en accordant à leurs utilisateurs TPE et PME la même attention, le même professionnalisme et la même réactivité », souligne le président, Patrick Jean. M.N.


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Se former à l’allemand, de plus en plus nécessaire en Sud-Alsace

La formation à la langue allemande a tout lieu de se relancer avec le desserrement des contraintes sanitaires, estime la Maison de l’emploi et de la formation (MEF) Mulhouse-Sud-Alsace. Le sujet n’a rien perdu de sa nécessité, pour travailler en Allemagne ou en Suisse… et même de ce côté-ci du Rhin  : la MEF et ses partenaires de l’accompagnement à l’emploi relèvent que 50 % des offres d’emploi en Sud-Alsace demandent une certaine maîtrise de l’allemand.
Parmi les offres de formation en langues, celle du Greta Sud-Alsace se déploie en présentiel, en distanciel ou en mix des deux, sur 140 heures. Elle a cumulé un peu plus de mille stagiaires depuis 2018 dont 70 % pour l’allemand. Jeune diplômée ingénieur chimie qui suit la formation en ce moment, Laëtitia Dentzer y recherche un « plus » pour décrocher un poste dans son univers « où c’est d’abord l’anglais qui est la langue de travail, mais remonter mon niveau d’allemand d’A2 à B1, l’objectif de la formation, faciliterait à coup sûr mon intégration », témoigne-t-elle.
De son côté, la structure Novatris qui œuvre à l’interculturalité au sein de l’université de Haute-Alsace a développé le parcours original « Tandem » : par duos, les stagiaires se forment à la langue de l’autre sans le formalisme d’un cours, grâce à leurs échanges au quotidien. Quarante binômes franco-allemands ont été constitués par Novatris pour cette année universitaire. M.N.



• Marie-Claude Briet-Clemont, présidente du Ceser Grand Est

 

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© Pascal BODEZ / Région Grand Est


Venue du monde agricole et du syndicalisme, l’auboise Marie-Claude Briet-Clemont a été élue le 26 mai présidente du Ceser du Grand Est, dont elle était vice-présidente jusqu’alors. Elle engage son mandat sous le signe du développement durable, en promettant de « reformuler nos 100 propositions de refondation au regard » des 17 objectifs universels du développement durable. Elle entend œuvrer à un Ceser « utile », « visible et lisible », qui sache « passer du dire ensemble au faire ensemble », et soit plus ouvert aux coopérations avec ses homologues voisins français, dont la Bourgogne-Franche-Comté, et transfrontaliers.
La gouvernance jusqu’alors organisée autour de six vice-présidents va s’élargir aux présidents de commissions et des fonctions de référents Ceser auprès des différentes commissions du conseil régional vont être instituées afin d’interagir davantage avec l’assemblée des élus, qui sera renouvelée par les élections des 20 et 27 juin prochains. M.N.

 

B 4.0

 

• François Lory, président  Capital Grand Est


loryLe nouveau président du directoire de la société régionale de capital investissement a une expérience de plus de 20 ans dans les domaines de la banque d'investissement, des fusions-acquisitions et du capital-investissement, au sein de grands groupes, Omnes et CM-CIC. François Lory est diplômé de l’EM Grenoble, d’un MBA de l’université du Kentucky et de la SFAF.
« La période s’annonce complexe pour la plupart des entreprises et nous sommes activement mobilisés pour leur apporter un soutien financier et stratégique, et accompagner les ambitions de développement portées par leurs équipes de management », indique t-il dans un communiqué.

Depuis 2012, Capital Grand Est,  société régionale de capital investissement indépendante a accompagné plus de 60 entreprises des régions Grand Est et Bourgogne-Franche Comté.  Elle dispose de près de 200 millions d’€ d’actifs sous gestion qui lui permettent de conforter le capital d’entreprises de toute taille, et notamment des jeunes start-up innovantes. C.P.

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