Une dépollution complémentaire en vue pour la décharge chimique de Bonfol. Envie modernise son tri des déchets électroniques à Strasbourg. L'Audace d'entreprendre. L’emploi recule dans l’industrie et la construction en Alsace. Des innovations pour les 40 ans du fabricant de matériel forestier AMR en Alsace. BSB Dijon et Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne plus proches que jamais. Pierre-Henri Deballon, nouveau président du DFCO.


Jura suisse

 Une dépollution complémentaire en vue pour la décharge chimique de Bonfol

La dépollution de la décharge de la chimie suisse à Bonfol, aux portes de l'Alsace et de la Franche-Comté dans le canton du Jura, devrait connaître un prolongement. Si elle a été réalisée jusqu’en 2017, il reste des terrains à la frange du site qui vont requérir un « assainissement complémentaire », indiquent les autorités cantonales, qui précisent que ce scénario était prévu à la suite des investigations au moment de la fin de la dépollution. Il s’agit de trois zones sableuses, dont les polluants en sous-sol, « principalement la benzidine » (utilisée notamment dans les colorants et solvants, Ndlr) en seront sorties pour un traitement ailleurs, une telle excavation ayant été considérée comme « la méthode la plus efficace ». Elle portera sur 11.000 m3 de matériaux et représentera un coût de 8 millions de francs suisses. Celui-ci sera supporté, comme pour la « grande » dépollution d'un montant de 290 millions de CHF, par la fédération de la chimie bâloise la BCI (Basler Chemie Industrie). Celle-ci doit à présent produire un document détaillé qui fixera le calendrier des travaux, l’Office de l’environnement du canton tablant sur leur démarrage au premier trimestre 2025 pour une durée de 9 à 12 mois. Les associations environnementales avaient découvert en 2000 la décharge où la chimie bâloise avait amassé 115.000 tonnes de déchets divers à l'abri des regards indiscrets, dans les années 1960 et 70. M.Noyer 


pvf

 
Alsace

 Envie modernise son tri des déchets électroniques à Strasbourg

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Le site de Geispolsheim au sud de Strasbourg traite environ 10.000 tonnes annuelles. © Envie Strasbourg


La société Envie s’est engagée dans un programme d’investissement de 5 millions d’euros en faveur de son site de tri et traitement de déchets d’équipements électriques et électroniques (D3E) à Geispolsheim au sud de Strasbourg. Cette enveloppe se répartit jusqu’en 2027 entre la rénovation et l’agrandissement des locaux sociaux, la transformation de la chaîne de tri et l’extension de la logistique de ce centre qui gère environ 10.000 tonnes annuelles. « Nous allons ainsi apporter un cadre de travail mieux approprié à nos équipes sur place qui ne cessent de croître pour dépasser les 100 personnes », souligne Bruno Lallemand, président d’Envie Strasbourg. La structure compte un effectif total de 200 salariés dont une majorité de personnes en insertion, conformément à la vocation d’origine, née d’ailleurs à Strasbourg en 1984 avant d’essaimer dans toute la France. « La conciliation de cette action d’accès ou de retour à l’emploi avec l'atteinte de la performance économique se confirme », indique Bruno Lallemand. Envie Strasbourg a réalisé un chiffre d’affaires de 12 millions d’euros l’an dernier sur ses différents sites : traitement des D3E, reconditionnement de matériel médical et réparation/revente d’électroménager, son activité historique et la plus connue. M.Noyer

(6) SALON BE 5.0 2024


Bourgogne

Rendez-vous le 1er octobre pour Audace d’entreprendre

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David Butet, commissaire général de « L’Audace d’entreprendre », Jean-Philippe Girard, fondateur et Jean-Michel Cadet, porteur d’Eosis, fondateur de germes d’entrepreneurs en herbe. © Déborah Levy


Découvrir, créer, reprendre, rebondir avec l’Audace d’entreprendre, tels sont les 4 thèmes du grand événement lancé jeudi 27 juin au golf de Norges par Jean-Philippe Girard et David Butet. Cette première qui aura lieu à Dijon le 1er octobre devrait attirer entre 3.000 et 4.000 personnes au Zénith de Dijon de 10 à 70 ans. « Depuis que nous avons lancé l’idée, tout le monde propose et enrichit ce projet. Dijon sera la première étape et nous avons déjà lancé le concept à Paris, Lille, Bordeaux et Orléans. A Dijon, 40 réseaux d’accompagnement nous ont rejoint pour plus de 130 contenus différents dans un village expérientiel de 1.800 m2 que sera le Zénith », explique David Butet, commissaire général. Pour Jean-Philippe Girard, montagnard dans l’âme, qui a créé l'entreprise dijonnaise Eurogerm, de plus de 120 millions d'euros de chiffre d’affaires et 520 salariés « L’Audace d’Entreprendre » et « La réussite en France » sont désormais son fer de lance. Tous les parcours sur place, au Zénith, seront différents en fonction de chaque personne qui va se présenter au rendez-vous. Il y aura aussi des jeux, des conférences, des tables rondes, des ateliers participatifs. Élèves de primaire, collégiens, lycéens, entrepreneurs ou porteurs d’idées, vous êtes tous invités à avoir « L’audace d’entreprendre », le 1er octobre, à Dijon. D.Levy

 

Alsace
• L’emploi recule dans l’industrie et la construction

L’érosion de la croissance des effectifs que l’Urssaf constatait depuis plus de deux ans dans le Grand Est s’est transformée en une baisse : au premier trimestre 2024, l’emploi régional a diminué de 0,3 %, soit la perte nette de 3.770 postes de travail, par rapport à la même période en 2023. Le recul se répartit de façon homogène entre les trois anciennes régions : - 0,4 % en Champagne-Ardenne et - 0,2 % en Lorraine comme en Alsace. Sur ce territoire alsacien, la diminution est le fait du Haut-Rhin qui perd 0,8 % de postes alors que le Bas-Rhin demeure en légère croissance.

Les contrastes d’évolution s’observent au niveau des secteurs, de façon assez prononcée en Alsace. L’hébergement-restauration enregistre un bond significatif de 5,6 % en un an, tandis que le commerce progresse légèrement de 0,3 % et les autres services de 0,7 %. En revanche, le pilier de l’industrie (121.710 salariés soit 1/5è du total) subit un recul de 0,8 % et la construction paie les conséquences du marasme de ses marchés avec un - 2 % au niveau de ses effectifs. « Le secteur qui souffre le plus est celui de l’intérim », note l’Urssaf Alsace : les effectifs temporaires ont chuté de 13,7 % sur un an au premier trimestre, soit 3.800 de moins. Signe d’une conjoncture devenue bien plus fragile. Le taux de chômage alsacien a également augmenté : à fin 2023, il atteint 6,5 % dans le Bas-Rhin et 7,2 % du Haut-Rhin, soit une hausse de 0,4 point dans les deux départements. M.Noyer

 

Bourgogne

• BSB Dijon et Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne plus proches que jamais 

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De gauche à droite : Stephan Bourcieu, directeur de BSB, Laurent Haro, directeur général adjoint du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne, Emmanuel Vey, directeur général du Crédit agricole de Champagne-Bourgogne. © Déborah Levy 


« Donner aux étudiants les moyens de développer leurs projets et de tester leurs produits dans les conditions réelles et idéales d’un accélérateur, aider les jeunes talents à éclore » : 
Emmanuel Vey, directeur général du Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne a exposé en ses termes quelques objectifs du partenariat qu'il a signé fin juin avec Stephan Bourcieu, directeur de la BSB (Burgundy School of Business). Ce rapprochement vise à créer du lien entre l’incubateur BSB et l’accélérateur le Village by CA et d’encourager les jeunes qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat en restant dans l’écosystème régional. Le Village by CA de Dijon accompagnera les projets des jeunes qui auront été retenus par le biais d’un comité de sélection. Cette année, un mécénat a également été conclu entre la Fondation Agir en Champagne-Bourgogne et la Fondation BSB pour soutenir les jeunes entrepreneurs sur le territoire : entreprendre à la fois par la création d’entreprise et par son engagement associatif et sociétal. « Je rêve d’étudiants qui démarrent à la BSB puis iraient au Village by CA avant d'intégrer Dijon Bourgogne Invest ! », s’enthousiasme Stephan Bourcieu. Par ailleurs un soutien du CACB est apporté à la mise en place et au développement du fonds des associations de BSB : il propose des financements pour accompagner les associations étudiantes de BSB ayant un projet d’intérêt général. Le premier appel à projet « Nos Assos ont du talent » se lancera à la rentrée 2024-2025. D.Levy

 MEDEF TPE PME V2


Alsace

 Des innovations pour les 40 ans du fabricant de matériel forestier AMR 

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La PME de 75 salariés a exposé dans ses locaux d'Elsenheim (Bas-Rhin) ses matériels pour la filière bois et forêt à l'occasion de son anniversaire. © AMR


Spécialisée dans la conception et la fabrication de fendeuses de bûches et de scies pour la production de bois de chauffage, AMR à Elsenheim (Bas-Rhin), a fêté ses 40 ans début juin. L’occasion de démontrer son dynamisme et ses dernières innovations. Après quatre ans de croissance spectaculaire durant lesquels le chiffre d'affaires a presque doublé, passant de 15 millions d'euros en 2019 à 29 millions l'exercice dernier, l'activité de cette année devrait rester stable. L’entreprise de 75 salariés poursuit ses investissements en 2024 : elle est devenue propriétaire des murs de l’usine d’Elsenheim (pour un montant non communiqué) et a agrandi son parking de 2.500 m2 pour permettre aux camions de mieux circuler. Présente dans une quinzaine de pays, surtout en Europe et en Allemagne, AMR souhaite encore progresser à l’export, qui représente 65% de son chiffre d’affaires. Pour célébrer son quarantième anniversaire, la PME alsacienne a fabriqué une édition spéciale limitée en noir et dorée de ses deux machines bestseller : les scies circulaires à tambour Quatromat et Triomat. J.Giorgi

 

G construction

 


Bourgogne

 Pierre-Henri Deballon, nouveau président du DFCO

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Olivier Delcourt, ex-président et Pierre-Henri Deballon, nouveau président. © Déborah Levy


Olivier Delcourt et Pierre-Henri Deballon appellent cela une passation. Le premier quitte le club en tant que président et le second le rachète et en devient le nouveau et troisième président et ce pour plusieurs millions d’euros (du même montant que le capital social). C'est donc une page qui se tourne dans l'histoire du DFCO ! Ce mardi 2 juillet en conférence de presse, les deux hommes qui discutaient depuis un an ont donc annoncé ce rachat validé lundi par la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion). « On parle de rachat mais pour moi c’est plus une passation. J’estime que le club appartient à Dijon, aux supporters, à tous et je m’en sens responsable, » indique Pierre-Henri Deballon. Lui qui avoue y penser depuis quelques temps, estime que désormais c’est « le bon timing », qu’il en avait besoin pour s’aérer de Weezevent, entreprise de la French Tech Next 40/120 dont il est le co-fondateur et qui pèse 350 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 160 salariés. Pierre-Henri Deballon se laisse trois ans pour remonter au palmarès - le club est actuellement en nationale 3 - et faire en sorte que le club soit viable. Il a dans l’idée de créer des animations une heure avant et une heure après les matchs. « Ce club est une danseuse pour moi qui en rêvait depuis longtemps. Je voulais renvoyer la balle à Dijon qui m’a aidé à mes débuts pour me faire plaisir et surtout faire plaisir aux gens. Je veux qu’on soit fiers et que les joueurs se battent sur le terrain ! » D.Levy

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