Dijon élargit le Territoire d’industrie de Bourgogne. L’Allemand EC Bioénergies investit 29 millions d’euros pour fabriquer des pellets dans le Jura. L’informaticien alsacien OCI s’étend dans l’Ouest par croissance externe. La tonnellerie bourguignonne TTF achète dans le Cognac. Catherine Petitjean, présidente des pains d’épices Mulot et Petitjean, officier de la légion d’honneur.
• Dijon élargit le Territoire d’industrie de Bourgogne
« Bourgogne Industrie » a été porté sur les fonts baptismaux ce jeudi 2 novembre. L’appellation résulte de l’élargissement à l’agglomération dijonnaise du « Territoire d’industrie », ainsi labellisé par l’Etat, qui couvrait depuis 2021 les quatre collectivités de Saône-et-Loire Creusot-Montceau (communauté urbaine), Grand Autunois, Grand Charolais et Entre Aroux, Loire et Somme (communautés de communes). Celles-ci sont rejointes par Dijon Métropole pour former un bassin de 445.000 habitants et 26.000 emplois industriels, en vue du renouvellement en cours de la labellisation pour la période 2023-2027.
Energie, sidérurgie, métallurgie, transport, bois, ou encore automobile, piliers économiques de Saône-et-Loire, sont ainsi rejoints par des filières comme la santé et l’agroalimentaire puissantes à Dijon et environs. Le Grand Châlon, par contre, n’a pas souhaité s’agréger, « une distance respectable » selon David Marti, président de la communauté urbaine Creusot-Montceau. « Bourgogne Industrie » va articuler ses actions autour des quatre axes de la décarbonation de l’industrie (énergies renouvelables, bâtiments durables), et de la recherche et innovation, de l’attractivité des métiers et de la « mobilisation foncière pour la réindustrialisation des territoires », entre création de nouvelles disponibilités et réoccupation de friches pour respecter les préceptes du zéro artificialisation nette (ZAN). M. Noyer
• L’Allemand EC Bioénergies investit 29 millions d’€ pour fabriquer des pellets dans le Jura
Fermée depuis 2019, l’ancienne usine du groupe autrichien Danzer (ex Jura Placages) à Souvans, entre Dole et Arbois (Jura), est reprise par EC Bioénergies. Cette société allemande de 175 salariés (chiffre d’affaires non communiqué) produit et commercialise des granulés de bois. Elle annonce engager 29 millions d’€ dans l’acquisition de la friche industrielle de 15 hectares de foncier et 30.000 m2 de bâtiments et dans sa reconversion en une unité de fabrication de pellets. Trente-cinq emplois devraient être créés. « Nous sommes déjà présents sur le marché français avec des produits importés d’Allemagne », explique Sylvain Gully, responsable du projet.
Prévue au premier trimestre 2025, la mise en route de cette usine « permettra de réduire notre empreinte écologique », ajoute-t-il. L’objectif de production annuelle – 80.000 tonnes – correspond au niveau actuel des ventes de l'entreprise dans l’Hexagone. EC Bioénergies a prévu de s’approvisionner « dans un rayon de 70 km » autour de Souvans et d’utiliser 70 % de bois de trituration. « En règle générale, les granulateurs privilégient les produits connexes de scierie », indique Sylvain Gully. Autre particularité : pour s’adapter aux ressources locales, le bois de feuillus sera majoritairement mis en œuvre (à 60 %) alors que les pellets issus de résineux dominent le marché.
EC Bioénergies est une filiale du groupe allemand JRS spécialisé dans la transformation des fibres végétales. Ce dernier compte 90 sites dans le monde dont celui de La Roche-en-Brenil, près de Saulieu (Côte-d’Or) qui produit principalement de la litière pour chats. E. Prompt
Le groupe informatique OCI dont le siège se situe en périphérie de Strasbourg (Bas-Rhin) à Reichstett - 900 salariés et un chiffre d’affaires 2022 de 151 millions d’€ - annonce le rachat d’Iliane. Présentée par son nouveau propriétaire comme un « acteur majeur des services numériques dans l’Ouest de la France et en Haute-Savoie », cette société compte un effectif de 180 personnes et un portefeuille de 3.500 clients, pour des prestations réalisées à partir de 10 agences notamment en cybersécurité et en infrastructures hybrides. La direction d'OCI explique concrétiser ainsi son objectif d’atteindre une « taille critique d'ESN » (entreprise de services du numérique) à l’échelle française, dans un contexte où « les éditeurs et constructeurs ont fait le choix de réduire le nombre de distributeurs et où le marché se concentre. » Les activités d’OCI se répartissent en différents pôles d’expertises sur le cloud, la cybersécurité, les réseaux, les applicatifs de gestion, le web et le travail collaboratif. M. Noyer
• La tonnellerie bourguignonne TFF achète dans le Cognac

Nouvelle croissance externe pour TFF (Tonnellerie François Frères). L’entreprise de Saint-Romain (Côte-d’Or) annonce l’acquisition de la société Biossent dans la région du Cognac, à l’occasion de la publication des résultats du premier trimestre de son exercice 2023/2024. Cette PME de 13 salariés (chiffre d’affaires annuel de 4 millions d’€) est spécialisée dans le broyage, le thermo-traitement et l’extraction du chêne utilisé pour la production d’extraits pour les vins et spiritueux.
Elle est basée à Angeac-Champagne (Charente). TFF Group « renforce ainsi son positionnement sur le secteur dynamique des produits de boisage pour l’œnologie et élargit son offre », indique-t-il. L’an dernier, le groupe bourguignon avait déjà étendu son périmètre en Charente-Maritime voisine par sa prise de participation majoritaire dans Goulard & Fils, son fournisseur en chêne sur place. Au premier trimestre, TFF Group a réalisé un chiffre d’affaires de 125,6 millions d’€, en croissance de 18 %, après 440 millions d’€ lors du dernier exercice clos le 30 avril 2023 (+ 45 %) pour un bénéfice net de 54 millions d’€ (+ 49 %). M. Noyer
• Catherine Petitjean, présidente des pains d’épices Mulot et Petitjean, officier de la légion d’honneur
C’est en famille avec trois générations réunies, que Catherine Petitjean, présidente de la fabrique dijonnaise de pain d’épices Mulot et Petitjean, a reçu l’insigne d’officier de la légion d’honneur, vendredi 3 novembre des mains du maire de Dijon, François Rebsamen. L’entreprise plus que bicentenaire est toujours restée familiale depuis que les maisons Boittier et Mulot et Petitjean se sont unies par alliance en 1796. Présidente à partir de 1998 à la suite de son père Albert, Catherine Petitjean passe la main à la neuvième génération.
De ses quatre filles, c’est la cadette Marie, 28 ans, qui est « tombée dans la marmite ». Nommée il y a deux ans directrice générale, il lui revient d’écrire la suite de la saga, sous l’oeil attentif de sa maman. Chef d’entreprise « rigoureuse et exigeante » et « gardienne du patrimoine local », selon le maire de Dijon, Catherine Petitjean peut revendiquer d’avoir réussi à faire apprécier cette spécialité locale en plusieurs points du monde, jusqu’à Hong-Kong.
Bientôt elle s’envolera au Japon pour faire connaître les pains de santé, de grosses pièces de 3 à 6 kg vendues à la découpe ainsi que les nonnettes, petits gâteaux ronds fourrés à la confiture dont 2 millions d'exemplaires sortent de la fabrique chaque année. En un quart de siècle, Catherine Petitjean a agrandi deux fois l'entreprise et ouvert un musée du pain d’épices. En octobre dernier, elle a été élue présidente de Dijon Bourgogne Invest, l’agence de développement économique de la métropole dijonnaise. Une fonction qui « me sort de ma zone de confort », dit-elle. Et qui s’ajoute à ses douze représentations des métiers de son secteur, dont une vice-présidence à l’Association Nationale des Industries Alimentaires (Ania). C.P.
• Biorecyclage des plastiques en Lorraine : Carbios obtient son autorisation
Basée à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), la société innovante Carbios concrétise à Longlaville (Meurthe-et-Moselle), à la frontière avec le Luxembourg et la Belgique, son projet de de bio-recyclage des plastiques PET (polyéthylène téréphtalate). Le 28 octobre dernier, l’entreprise a annoncé avoir obtenu l’autorisation d’exploiter ainsi que le permis de construire une usine d’une capacité de traitement de 50.000 tonnes de déchets PET par an. Elle sera mise en service à l’horizon 2025 sur le site du partenaire thaïlandais de Carbios, la société Indorama Ventures qui produit déjà du PET vierge localement. La technologie de bio-recyclage des plastiques par voie enzymatique vise à traiter des déchets complexes (barquettes de PET multicouches) que les moyens conventionnels ne peuvent pas recycler, en alternative aux monomères vierges d’origine fossile. Le projet de 240 millions d’€ d’investissement devrait générer 150 emplois directs et indirects. Il a été rendu possible via une augmentation de capital d’environ 141 millions d’€ réalisée en juillet dernier par la société clermontoise cotée sur Euronext Growth. « L’'obtention des autorisations est conforme au calendrier annoncé pour ce projet de grande importance pour une économie circulaire du plastique », commente Emmanuel Ladent, directeur général de Carbios. P. Bohlinger





















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