La papeterie franc-comtoise Gemdoubs en redressement judiciaire, un « cap à passer. Avec Veellage Dijon, Proudreed lance un parc d’activités de 18.000 m² à Cap Nord. Le pôle des travaux publics Infra2050 entame sa régionalisation à Metz. L'Alsacien Komax veut accélérer sa croissance grâce à l’IA. Soprema inaugure son usine d’isolants de Beaune. A Besançon, Syl’Optic devient Audace et Vision.
Franche-Comté
La papeterie Gemdoubs en redressement judiciaire, un « cap à passer »
La papeterie Gemdoubs de Novillars (Doubs) est placée en redressement judiciaire depuis début janvier, avec une période d’observation de six mois renouvelables, jalonnée d’audiences intermédiaires dont la prochaine interviendra début mars. Ce jugement qui concerne 72 salariés permanents résulte d’une dégradation persistante des conditions économiques d’exercice, plus longue qu’à l’habitude, explique le directeur général, Laurent Grenier. « Les prix sur notre marché du papier d’emballage se trouvent au plus bas depuis deux ans. Nous sommes habitués à de tels cycles, mais pas sur une durée aussi longue, ce qui a entraîné des difficultés particulières de trésorerie », expose-t-il. Pour le dirigeant, il s’agit « d’un cap à passer », ce qui le rend confiant quant à la pérennité du site plus que centenaire. « Le marché est cyclique, ce qui signifie qu’il repartira à la hausse, tôt ou tard », souligne-t-il.
Dans l’immédiat, selon Laurent Grenier, Gemdoubs peut compter « sur le soutien de l’actionnaire », le groupe libanais Gemayel qui l’alimente en fonds propres, et sur « l’atout de l’énergie à demeure » avec la chaufferie en cogénération biomasse. La PME réagit également par une focalisation plus marquée sur des produits de haute valeur ajoutée, à meilleures marges. La nécessaire « réduction des coûts » devrait cibler en priorité des « économies de matière » et épargner les effectifs CDI. La production s’est maintenue en 2025 à ses volumes de référence, soit 90.000 tonnes. M.Noyer
Bourgogne
Avec Veellage Dijon, Proudreed lance un parc d’activités de 18.000 m² à Cap Nord

L’investisseur en immobilier d’entreprise Proudreed a posé, jeudi 5 février, la première pierre du Veellage Dijon, un nouveau parc d’activités implanté au cœur de la zone économique Cap Nord. Développé sur un ancien site d’Orange de près de trois hectares, le projet représente un investissement proche de 30 millions d’euros. Il prévoit la construction de 18.000 m² de surfaces dédiées aux petites et moyennes entreprises. Il comprendra cinq bâtiments divisés en 45 cellules, associant locaux d’activité et bureaux en mezzanine, pour des surfaces unitaires variant de 280 à 1.453 m². La première tranche de deux bâtiments cumule quelque 7.000 m2, avec la livraison de la première construction annoncée pour l’automne prochain. Les phases suivantes pourront être réalisées en mode clé en main selon les besoins des utilisateurs.
Présent en Côte-d’Or depuis près de vingt ans, Proudreed y a déjà développé près de 30.000 m² de surfaces d’immobilier d’entreprise, dont une partie a été revendue. Il exploite aujourd’hui environ 20.000 m² dans le département. Cette entité française du groupe britannique M Core renforce ainsi son ancrage local. « Ce type de parc d’activités répond à une demande forte des PME pour des locaux fonctionnels et bien situés », souligne son président, Christophe Le Corre, qui se déclare confiant quant à la commercialisation du site. A.Morel
Le pôle des travaux publics Infra2050 entame sa régionalisation à Metz
Pôle de compétitivité national des travaux publics dont les racines puisent en partie en Bourgogne-Franche-Comté, Infra2050 inaugure par le Grand Est une stratégie d’implantations régionales. Le 4 février à Metz (Moselle), il a lancé sa première antenne décentralisée ayant vocation à déployer son activité en Lorraine puis en Alsace et Champagne-Ardenne dans les prochains mois, grâce au recrutement d’un chargé de mission sur place. Labellisé comme pôle de compétitivité depuis mars 2023, sa vocation rejoint celle de ses homologues d’autres filières : susciter le rapprochement entre le monde de la recherche fondamentale et appliquée et celui des entreprises, « en premier lieu les PME qui n’ont pas les moyens de détecter seules les projets pertinents pour elles situés dans les laboratoires, et qui ont besoin d’être orientées vers le bon support de financement », explique Cédric Moscatelli, président d’Infra 2050.
Le Grand Est déclinera les quatre thèmes prioritaires d’Infra2050 : conception, construction et exploitation d’infrastructures bas carbone, adaptation des infrastructures à un usage décarboné, solutions pour la résilience des territoires (gestion de risques naturels, lutte contre les îlots de chaleur…) et numérisation. « Nous y ajoutons des sujets territoriaux à enjeux particuliers : l’innovation au service de la reconversion de nos nombreuses friches, et l’hydrogène sous l’aspect notamment de son transport par des canalisations », complète Thierry Ledrich, président de la Fédération régionale des travaux publics du Grand Est. Infra2050 regroupe 289 adhérents dont 155 PME ou ETI. Sa naissance a résulté du rapprochement de clusters de Rhône-Alpes et de la région parisienne avec Ecorse TP de Bourgogne-Franche-Comté. M. Noyer
Alsace
Komax veut accélérer sa croissance grâce à l’IA

Basé à Wittenheim (Haut-Rhin), Komax a intégré depuis décembre dernier la deuxième promotion de l'Accélérateur Industries Mécaniques, dispositif déployé par Bpifrance et Mecallians, la fédération nationale de la branche. Ce programme de 18 mois vise à mettre à disposition des PME de nouveaux outils afin d'accélérer leur développement et d'atteindre leur plein potentiel de croissance. Pour l’entreprise sud-alsacienne, le fil rouge sera l’intelligence artificielle : comment l’utiliser, comment automatiser certaines tâches en interne, non pas pour baisser les effectifs mais pour devenir plus efficace. « La participation à un tel programme nous force à prendre le temps et du recul pour adopter les bonnes décisions », affirme Laurent Musitelli, le directeur général de la société de 25 salariés. Spécialisé à l’origine dans la production d’extrudeuses monovis pour l’automobile, le textile et la construction, Komax a réorienté davantage son activité vers la câblerie, qui représente désormais 60 % de son chiffre d’affaires annuel situé à environ 10 millions d’euros. « Nous voulons poursuivre notre développement sur ce marché pendant les dix prochaines années », annonce le dirigeant. J.Giorgi
Bourgogne
Soprema inaugure son usine d’isolants de Beaune
Le groupe de produits d’étanchéité et d’isolation Soprema a procédé, ce 5 février, à l’inauguration de sa nouvelle unité d’ouate de cellulose à Beaune (Côte-d’Or), dont la production a démarré de fait en fin d’année dernière. Depuis la ville bourguignonne, il fabriquera 25.000 tonnes annuelles, « l’équivalent de l’isolation de 160 maisons chaque jour », compare Christophe Bourgouin, le directeur du site de 14.700 m2 couverts. L’usine devient ainsi la plus importante en France du groupe alsacien en ouate de cellulose, devant celle de Cestas (Gironde) fabricante de 20.000 tonnes/an. L’investissement s’est élevé à 30 millions d’euros à Beaune pour un effectif prévu de 30 personnes à la fin de cette année, à partir de 10 au démarrage. L’implantation dans le cœur du vignoble de Bourgogne s’explique par la disponibilité de la matière première inédite : les chutes de glassine, le papier de support de l’adhésif des étiquettes de vin. Par sa transformation, Soprema (chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros) développe une alternative au papier-journal usagé, en déclin. M.Noyer
Franche-Comté
A Besançon, Syl’Optic devient Audace et Vision

Rue Moncey à Besançon (Doubs), une nouvelle enseigne a été installée en lieu et place de Syl’Optic. La boutique de lunettes avait été baptisée ainsi en 2012, lors de sa reprise par Sylvie Jeannin, qui a passé la main à l’une de ses employées en 2022. Pour imprimer sa propre identité, la nouvelle dirigeante, Anne Pujol, a décidé, en ce début d’année, de lui donner un nouveau nom. En choisissant « Audace et Vision », elle souhaite allier « l’authenticité des matières et du relationnel humain, la créativité des montures que je propose dans la lignée de mes prédécesseurs avec de la couleur et de l’originalité, ainsi que mon engagement à travailler avec des marques responsables, des matériaux naturels et des fabrications Made in France voire Made in Jura dès que possible », détaille-t-elle dans un communiqué. Les rayons de sa boutique laissent en effet la part belle aux marques françaises, comme In’Bô (Vosges), Anacolé (Ain), Maryll (Jura), ou européennes, comme l’Espagnole Nina Mûr. « Près de 500 paires sont disponibles sur place », précise Anne Pujol, qui se déplace toutefois aussi à domicile à proximité. C.Jourdan











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