45-8 Energy démarre son exploration de l’hélium dans la Nièvre. Le pôle de compétitivité des travaux publics infra2050 est officiellement opérationnel en Bourgogne-Franche-Comté. Le constructeur bois Hunsinger s'agrandit en Alsace. Une enquête sur les besoins numériques des entreprises en Bourgogne-Franche-Comté. Le collège modèle du biosourcé dans le Doubs ouvre à Bethoncourt.


Bourgogne

• 45-8 Energy démarre son exploration de l’hélium dans la Nièvre

La start-up de l’énergie 45-8 Energy annonce le démarrage de ses forages en vue de l’extraction d’hélium, sur le site dans la Nièvre dont elle a obtenu le permis en 2019. Le projet se localise à Saint-Parize-le-Châtel sur une faille géologique, au sein d'un périmètre de 250 km2 constituant sa concession des Fonts-Bouillants. La société, qui prospecte également le sous-sol du Doubs dans le même but va commencer par forer jusqu’à 100 mètres de profondeur dans la Nièvre en vue de constituer une installation-pilote. Son projet se situe donc au stade des études de faisabilité, sachant qu’elle estime pouvoir tirer du sous-sol nivernais un potentiel qui pourrait couvrir « jusqu’à 15 % » des besoins français en hélium. Basée à Metz, 45-8 Energy a constitué une équipe de 33 personnes et concrétisé plusieurs levées de fonds, pour un cumul de 31,5 millions d’euros à ce jour. M. Noyer

 

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Bourgogne-Franche-Comté

• Le pôle de compétitivité infra2050 est officiellement opérationnel 

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Une centaine de personnes (porteurs de projets, entrepreneurs et dirigeants d’entreprise, techniciens et partenaires) ont participé au lancement d’infra 2050, le 10 septembre à Dijon. © Déborah Levy


Après sa labellisation par l’Etat en 2023, le pôle de compétitivité des infrastructures et de l’aménagement des territoires, infra2050, a été officiellement lancé ce 10 septembre dernier dans les locaux de la région Bourgogne-Franche-Comté, à Dijon. Né de la complémentarité des clusters Ecorse TP de Bourgogne-Franche-Comté, Indura Infrastructures durables Rhône-Alpes et de l’IREX, (Institut pour la recherche appliquée et d’expérimentation en génie civil), infra2050 est soutenu par la Fédération nationale des travaux publics et Syntec Ingénierie. Ce service d’accompagnement des projets d’innovation de la filière construction et génie civil travaille en partenariat avec des porteurs de projet, à tout stade de leur avancement, de l’idée jusqu’à sa mise en circulation. L’obtention du label infra2050 permet d’accéder à des financements.

Une centaine de personnes (porteurs de projets, entrepreneurs et dirigeants d’entreprise, techniciens et partenaires) ont participé au lancement. Pour l’occasion quelques projets en cours de développement ont été présentés : les trois revêtements à faible impact environnemental sur 8 km de la voie verte « Doubs à vélo » portés par le conseil départemental du Doubs ; les capteurs sans énergie de SilMach à Besançon dans le cadre du projet Sircapass pour la maintenance prédictive des ponts ; en projet, le démonstrateur de Dijon Métropole, place Bossuet à Dijon pour lutter contre la surchauffe urbaine. Infra2050 monte des projets d’innovation collaboratifs pour accroitre la compétitivité de la filière construction et génie civil, et ce à l’échelle nationale, dans le but d’être catalyseur d’innovation pour un secteur des infrastructures qui représente en France, en 2023, 8.500 entreprises et 350.000 salariés. D.Levy.

 

Alsace
Hunsinger s’agrandit à Thal-Drulingen

Spécialiste de la construction de bâtiments à ossature bois, de l’isolation et de la menuiserie pour particuliers et professionnels, Hunsinger a inauguré sa deuxième usine dans la zone d’activités de Thal-Drulingen, près de Sarre-Union dans le Nord Alsace. Ce nouveau bâtiment de plus de 4.000 m2 est dédié à la production de menuiseries intérieures et d’éléments d’agencement. L’entreprise a investi plus de 4 millions d’euros pour construire et équiper cette usine, venant s'ajouter à celle spécialisée dans la charpente et l’ossature bois. Elle a bénéficié d’aides financières du dispositif Feder React-EU (Fonds européen de développement régional) et de la région Grand Est dans le cadre du programme Climaxion. Hunsinger emploie aujourd’hui 70 salariés. J.Giorgi

 

Bourgogne-Franche-Comté

• Une enquête sur les besoins numériques des entreprises

La cybersécurité, l’intelligence artificielle, facturation électronique… sont autant de problématiques rencontrées par toutes les entreprises, toutes filières confondues. Pour en savoir plus sur celles de Bourgogne-Franche-Comté, une enquête a été réalisée dans le cadre du Pacte Résilience, initié par le Medef Côte-d'Or, la CCI régionale, French Tech BFC, Numeum BFC, l'Agence économique régionale (AER(BFC), l'ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information) et le centre régional CSIRT (Computer Security Incidence Response Team). Ainsi plus de 60 branches ont été invitées à questionner leurs adhérents sur leurs pratiques numériques, soit plus d'une centaine d'entreprises interrogées.

Au sujet de la règlementation autour de la facturation électronique (obligatoire à partir 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire et du 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises et les micro-entreprises), seule une part minoritaire n'en a pas entendu parler. Mais 50% des entreprises estiment ne pas être prêtes quand elles se sentent concernées. 18% ne disposent pas de logiciel pour générer des factures, et pour celles qui en possède un, la majorité, 63%, ne savent pas s'il est conforme aux nouvelles normes. 60 % des répondants utilisent un logiciel type ERP, qui regroupe les différentes compétences analytiques d'une entreprise (stock, comptabilité, RH, gestion des ventes, fabrication, production). Quant à la sécurité, un quart des entreprises en Bourgogne Franche-Comtéont déjà été victimes d'une cyberattaque. D. Levy

 

G construction

 

 

Franche-Comté

• Le collège modèle du biosourcé dans le Doubs ouvre à Bethoncourt

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Le nouvel établissement de près de 400 élèves recourt très majoritairement au bois pour la constitution de sa structure. Le bardage alterne entre lames de bois et parements de zinc. © Département du Doubs


Inauguré ce 16 septembre deux semaines après avoir commencé à accueillir ses 392 élèves, le collège de Bethoncourt (Doubs) devient une référence régionale, et au-delà, du recours aux matériaux biosourcés générateurs de la décarbonation recherchée dans le monde de la construction. Il décroche le niveau E4 le plus performant en économies d'énergie du label E+C-, ainsi que le seuil C2 (sur 3 possibles) des émissions de C02. Pour y parvenir, il recourt quasi-exclusiment au bois pour la structure de ses 7.000 m2, par des poutres en lamelle-collé et un plancher en CLT (lamelle-croisé) mises en oeuvre par les PME franc-comtoises Simonin et ALD Constructions Bois. Ses concepteurs, CRR Architecture et le cabinet local Notarnicola, ont ajouté au programme l'isolation en paille, la fabrication en terre crue locale des briques et la pose de blocs de chanvre (entreprise Vieille Matériaux) pour d'autres isolations thermiques et acoustiques.

Le nouvel établissement, qui porte le nom du glaciologue Claude Lorius, a mobilisé un investissement total de 31 millions d'euros TDC (toutes dépenses confondues). Le conseil départemental du Doubs, maître d'ouvrage, a également inauguré en cette rentrée les restructurations des collèges de Villers-le-Lac et Frasne. Il est engagé dans un plan 2024-2028 de travaux pour un total d'investissement de 110 millions d'euros au bénéfice de sept établissements : Doubs, Hérimoncourt, Saint-Hippolyte, Sancey, Seloncourt, Pontarlier (collège Philippe Grenier) et Pouilley-les-Vignes. M. Noyer

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