Afyren augmente son capital de 23 millions d’euros pour optimiser sa bioraffinerie en Moselle. Terra Computer se réinstalle dans des bâtiments centenaires au nord de Strasbourg. Des trophées INPI pour la PME Cristel et la jeune pousse Sounduct. L’Imagerie d’Epinal devient propriété de la municipalité. L’ex-Polyclinique de Montbéliard dessine son avenir universitaire. La grande plateforme de compostage d'Aspach-Michelbach accueille ses premiers déchets verts.
Lorraine
Afyren augmente son capital de 23 millions d’euros pour optimiser sa bioraffinerie en Moselle
La technologie développée par Afyren en vue de fabriquer des ingrédients de la chimie verte à partir de résidus de l’industrie sucrière monte en puissance. La société innovante clermontoise vient de boucler une augmentation de capital de 23 millions d’euros destinée à optimiser et réaliser l’extension de sa bioraffinerie de Carling-Saint-Avold, en Moselle. Dans cette enveloppe, 20 millions d’euros sont apportés par l’industriel américain Kemin Industries qui devient le principal actionnaire d’Afyren et 3 millions par l’actionnaire stratégique Bpifrance. La bioraffinerie Afyren Neoxy, construite et exploitée en co-entreprise avec la banque publique d'investissement, a mobilisé 80 millions d’euros. Inaugurée en septembre 2022, elle a atteint le seuil de la production en continu l’été dernier. Les solutions développées par la greentech fondée en 2012 visent à répondre aux défis de la décarbonation dans un large éventail de secteurs allant de la nutrition humaine et animale aux arômes et parfums en passant par les lubrifiants et les fluides techniques. La société cotée emploie 130 personnes (pour un chiffre d’affaires de 2,8 millions d’euros en 2024) sur les sites de Lyon, Clermont-Ferrand et Carling Saint-Avold. P. Bohlinger
Alsace
Terra Computer se réinstalle dans des bâtiments centenaires au nord de Strasbourg

Quand le XXIème siècle rejoint le précédent : la société de matériel informatique pour professionnels Terra Computer s’installera en février prochain dans deux bâtiments centenaires à Hoerdt (Bas-Rhin) auquel elle redonne vie après 15 ans d’abandon, moyennant un investissement de 2,8 millions d’euros. L’entreprise a racheté ces anciens pavillons de l’établissement de santé Epsan aux façades en pierre et grès des Vosges, sur le vaste site ex-hospitalier de 65 hectares dont la société spécialisée Brownfields assure la reconversion. Elle-même occupera 1.200 m2 et louera à quatre autres occupants professionnels les 400 m2 complémentaires dont elle est devenue propriétaire. « Nous sommes parvenus à allier le charme de l’ancien à la conception d’un environnement de travail moderne », commente Ben Gayer, directeur général de Terra Computer.
Cette filiale depuis vingt ans du groupe allemand Wortmann (chiffre d’affaires d’1 milliard d’euros) de fabrication et distribution de matériel informatique déménage ainsi de quelques kilomètres dans la périphérie nord de Strasbourg ses équipes aujourd'hui situées à Vendenheim, tout en les étoffant. « Notre croissance d’activité, portée par l’installation de Windows 11 pour laquelle la France affiche un retard, doit nous amener à un effectif de 38 personnes fin 2026 contre 32 aujourd’hui », indique Ben Gayer. Avec son chiffre d’affaires de 65 millions d’euros, Terra Computer constitue la plus importante des quatre filiales (Autriche, Grande-Bretagne, Pays-Bas) hors Allemagne de Wortmann. Son activité jusqu’alors équilibrée entre équipement en PC fixes et portables penche de plus en plus vers ces derniers. M.Noyer
Est
Des trophées INPI pour la PME Cristel et la jeune pousse Sounduct

Deux des cinq lauréats 2025 des trophées INPI proviennent de l’Est. Le fabricant d’articles culinaires Cristel à Fesches-le-Châtel (Doubs) remporte la catégorie « Industrie » de la distinction annuelle de l’Institut national de la propriété industrielle. La PME familiale de 120 salariés (chiffre d’affaires de 30 millions d’euros) est récompensée pour sa stratégie systématique de propriété intellectuelle budgétée à 150.000 euros annuels et reposant sur 4 brevets, pour la protection de ses innovations face aux risques de copies. Ses produits haut de gamme, en inox, sont certifiés Origine France Garantie.
A Strasbourg, Sounduct reçoit le trophée « INPI-France 2030 » pour son activité porteuse d’avenir : une technologie de correction auditive qui se passe… de l’oreille, en transmettant le son par la vibration des os du crâne selon le principe de l’ « ostéophonie. » La start-up créée en 2021 vise un début de mise sur le marché au premier trimestre 2026. Son budget de R&D s’élève cette année à 530.000 euros. M.Noyer
L’Imagerie d’Epinal devient propriété de la municipalité
Emblème d’Epinal (Vosges), son Imagerie entre dans le giron public pour la première fois de son histoire débutée à la fin du XVIIIème siècle. Après de longues années de procédure, la mairie est parvenue à boucler son acquisition auprès du duo d’investisseurs Christine Lorimy et Pacôme Vexlard. Depuis leur arrivée en 2014, les craintes se sont accumulées d’un déclin inéluctable et d’une dispersion du précieux fonds. Le protocole de rachat validé par le conseil municipal fin novembre, pour effet au 1er janvier prochain, permet d’écarter un tel scénario. Un comité scientifique et technique doit l’accompagner dans ses choix pour un rebond de l’activité tombée à un niveau anecdotique et son insertion dans un « pôle image » incluant d’autres équipements et structures comme le musée de l’Image. Le statut juridique de la nouvelle entité porteuse (société, Sem, établissement public…) reste par ailleurs à définir. M. Noyer
Franche-Comté
L’ex-Polyclinique de Montbéliard dessine son avenir universitaire

La destinée d’un campus universitaire pour l’ancienne Polyclinique des Portes du Jura a été confirmée lors du dernier conseil communautaire de Pays de Montbéliard Agglomération (PMA). La partie centrale et principale des 10.000 m2 de bâtiments dans le quartier montbéliardais de la Petite-Hollande, et dont la communauté d’agglomération est propriétaire, va être louée et exploitée pour accueillir six entités : le laboratoire de recherche sur l’hydrogène FC Lab, le CNAM (Conservatoire national des Arts et métiers), le Greta Haute-Saône Nord Franche-Comté, le CC (club cycliste) d’Etupes, un lieu de vie étudiants du Crous et des locaux de l’université franc-comtoise Marie-et-Louis Pasteur. Une autre partie sera occupée par l’UTBM (Université de technologie de Belfort-Montbéliard) pour son pôle mobilité et un troisième bâtiment accueillera 36 logements du bailleur Néolia en vue d'héberger étudiants et jeunes actifs. L’entrée en service est prévue à la fin de l'été 2028, au terme d’un investissement de 13,5 millions d’euros TTC pour la partie PMA. La conception du projet a été attribuée à l’équipe d’architectes du cabinet parisien Jacques Ripault, déjà signataire du nouveau Conservatoire de musique et de danse dans la zone des Blancheries de la cité des Princes. M. Noyer
Alsace
La grande plateforme de compostage d'Aspach-Michelbach accueille ses premiers déchets verts

La nouvelle plateforme de compostage de déchets verts d’Aspach-Michelbach a été inaugurée ce 8 décembre. Avec sa capacité d’accueil annuelle de 23.000 tonnes, elle constitue la plus importante de France pilotée par une collectivité, en l’occurrence le SM4, syndicat mixte du « secteur 4 » de traitement des déchets de 135 communes et 154.000 habitants du Haut-Rhin. L’investissement s’est élevé à 23 millions d’euros, dont 4,5 millions d’euros d’aides de l’Ademe tirées du « Fonds vert. » Le SM4 a confié la conception, réalisation et exploitation à un groupement formé du groupe Paprec, d’Eiffage pour le génie civil et sa filiale alsacienne Clemessy pour l’électricité, de Logabat (architecture) et Hantsch (process). Un déconditionneur d’emballages plastiques permettra d’extraire 17.000 tonnes annuelles de ceux-ci. « Le compostage se pratique ici depuis 1985, il a bien changé depuis ses débuts limités à la fraction fermentescible des ordures ménagères, mais les équipements, eux, étaient restés fondamentalement les mêmes » a rappelé Matthieu Ermel, président du SM4, lors de l’inauguration marquée par le déversement symbolique des premières tonnes. M. Noyer





.png)








%20(002).jpg)







.jpg)










































