Le Lorrain Alizé rachète le site de vente en ligne La Puzzlerie et sa marque Marie-Chantal. Les métiers du nucléaire renforcent leur place à l’UTBM. En Bourgogne-Franche-Comté, les PME tardent à s’engager dans la transition énergétique. Les Confitures du Climont réunissent production et dégustation pour 3 millions d’euros en Alsace. Une nouvelle chaire de recherche en économie et droit de l’énergie à l’Université Marie et Louis Pasteur. Dans le Grand Est, des investissements en masse à venir pour doper le fret ferroviaire.

 

Lorraine

Alizé rachète le site de vente en ligne La Puzzlerie et sa marque Marie-Chantal  

Le fabricant lorrain de puzzles Alizé Group vient d’annoncer l’acquisition du site français de vente en ligne La Puzzlerie à la barre du tribunal de commerce. Le repreneur basé à Behren-lès-Forbach (Moselle)  élargit ainsi ses capacités de distribution et fait entrer dans son giron la marque premium Marie-Chantal à l’humour décalé pour un public adulte. Celle-ci vient compléter sa propre gamme (Bluebird, Art by Bluebird, Grafika, Pieces & peace, Alipson Puzzle et Jig & Puz). L’entreprise de 48 salariés (chiffre d’affaires de 7,1 millions d’euros en 2024) espère écouler 1 million de boîtes en 2026 via ses différents canaux (plateforme en ligne et distributeurs professionnels), après 750.000 en 2025. Son actionnaire majoritaire, le fonds UI Investissement, a injecté 6,9 millions d’euros depuis son arrivée au capital en juin 2022, avec l’objectif de poursuivre la relocalisation de la production dans l’Hexagone. Ce « made in France » génère aujourd’hui 60% du chiffre d’affaires d’Alizé, le restant provenant du négoce. P. Bohlinger  

 

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Franche-Comté

Les métiers du nucléaire renforcent leur place à l’UTBM 

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Un des métiers du nucléaire : le remplacement des générateurs de vapeur dans les centrales. © EDF

Le nucléaire qui a le vent en poupe s’invite aussi davantage que dans un passé récent dans l’enseignement supérieur. Ainsi, l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard (UTBM) augmente le temps qui lui est consacré dans ses formations, en s’appuyant sur l’ « Université des métiers du nucléaire », un réseau national d’intervenants professionnels. Les deux entités ont signé une convention en ce sens le 9 octobre. Elle aboutit à introduire une unité d’enseignement de 26 heures en quatrième année dans la spécialité « énergie » de l’école nord-franc-comtoise, à compter de mars prochain. Divers professionnels interviendront dans ce cadre auprès des futurs ingénieurs qui accéderont aussi de manière facilitée à des ressources documentaires. « Le contenu insistera sur l’organisation de la filière et ses réalités économiques, dans la mesure où le cursus comprend déjà les dimensions technologiques de cette énergie », précise Damien Paire, directeur des relations avec les entreprises à l’UTBM. L’Université de technologie de Belfort-Montbéliard devient ainsi « le premier établissement d’enseignement supérieur de Bourgogne-Franche-Comté à nouer un tel partenariat avec l’Université des métiers du nucléaire », complète-t-il. M.Noyer        

Bourgogne-Franche-Comté
Les PME tardent à s’engager dans la transition énergétique selon une étude Crédit agricole-CSA

Au cours d’une série de rencontres avec leurs clients entreprises organisées en octobre, les quatre caisses régionales du Crédit agricole couvrant le territoire de Bourgogne-Franche-Comté (Champagne Bourgogne, Franche-Comté, Centre Est et Centre Loire) ont révélé les conclusions du second baromètre de la transition énergétique des entreprises, une étude menée par l’institut CSA auprès de 500 établissements de la région. Si la note globale  de 50/100 n’a pas évolué par rapport à la première édition de 2024, les conclusions pointent le chemin restant à parcourir : plus de la moitié des entreprises (53 %) n’ont réalisé ni audit énergétique ni bilan carbone au cours des trois dernières années et plus des deux tiers (68 %) n’ont pas de plan d’action sur le sujet. De surcroît, l’indice de maturité des PME de moins de 50 salariés reste stable, à 46/100, alors que les grandes entreprises ont progressé (66/100 contre 61). Le secteur tertiaire est également à la traîne, à 43/100.
Quand elles agissent, les entreprises se mobilisent d’abord sur des actions de gestion de leur énergie, avec comme objectifs prioritaires de réduire leurs factures et de répondre aux contraintes réglementaires. Selon CSA, la conjoncture tendue et la baisse du coût des énergies expliquent cette situation en forme de statu quo voire de légère dégradation. Le Crédit agricole a installé des interlocuteurs spécialisés dans ses différentes caisses et noué des partenariats avec des experts afin d’accompagner ses  entreprises clientes dans leurs audits et projets. P.Bouillot

 

Alsace

Les Confitures du Climont réunissent production et dégustation pour 3 millions d’euros 

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Les 1.121 m2 créés à Maisonsgoutte (Bas-Rhin) hébergent un musée de la confiture inédit en France et des espaces de dégustation et vente. © Confitures du Climont

 Conjuguer « production, transmission et dégustation » a motivé les Confitures du Climont à consacrer un investissement de 3 millions d’euros à l’installation dans un nouveau site, à Maisonsgoutte (Bas-Rhin). Inauguré en octobre, il répartit ses 1.121 m2 entre les lignes de transformation des fruits, un musée de la confiture inédit en France et des espaces de dégustation et vente. La société familiale (11 salariés pour un chiffre d’affaires d’1 million d’euros) entend ainsi créer un nouveau point d’attraction dans le Val de Villé au pied des Vosges, tout en se dotant d’un équipement vecteur de développement pour son activité, qui représente la transformation de 50 tonnes de fruits chaque année dans 150.000 pots de confiture. « Ce projet constitue une étape décisive pour notre avenir », confirme Perrine Hilberger, la dirigeante, fille du fondateur en 1987 l’ancien instituteur Fabrice Krencker. M. Noyer

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Franche-Comté

Une nouvelle chaire de recherche « économie et droit de l’énergie » à l’Université Marie et Louis Pasteur  

La fondation de l’Université Marie et Louis Pasteur, FC’Innov, installe sa première chaire de recherche : REEL.i, pour « Renewable Energy, Economics and Law for Industry », qui cible ainsi l’économie et le droit de l’énergie. La chaire vise à développer des liens entre monde économique et monde académique, autour de trois axes prioritaires : communautés d’énergie et réseaux ; valorisation du stockage d’énergie ; garanties d’origine et prix du carbone. Un premier mécène, la société lyonnaise Origo, s’y associe, permettant le financement d’un poste de doctorant et de stages de recherche, entre autres. L'initiative s’articule plus particulièrement autour du réseau de chercheurs en économie et droit de l’énergie EDEN.i déjà bien actif en Bourgogne-Franche-Comté. FC’Innov s’est dotée d’un pôle mécénat en janvier 2024 et a créé une première chaire en  juin dernier sur les « technologies pour la santé. » REEL.i s’inscrit dans les axes d’actions de la transition environnementale et de l’égalité des chances de la fondation. C. Jourdan

Grand Est

Des investissements en masse à venir pour doper le fret ferroviaire 

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Train de fret en gare de Saverne (Bas-Rhin). © Mathieu Noyer

Plus de 200 millions d’euros d’investissements viendront soutenir la stratégie du fret et de la logistique 2025-2030 que la région Grand Est a adoptée en séance plénière le 16 octobre, en la ciblant en priorité sur le chemin de fer. La collectivité entend susciter la régénération de 12 lignes ferroviaires capillaires évaluée à 96,7 millions d’euros de travaux, en prenant en charge un peu plus du tiers de la somme. Une enveloppe complémentaire de 22 millions d’euros doit moderniser d’autres liaisons et étudier la réouverture de sections comme celle de Rambervillers à Bruyères dans les Vosges. Un soutien de 20 millions d’euros est prévu au développement des raccordements ferroviaires des entreprises dans les ITE (installations terminales embranchées) et 73,5 millions d’euros (dont 16,5 de la collectivité régionale) sont inscrits au contrat de plan au bénéfice de huit terminaux multimodaux. Les aménagements de friches autour des lignes, le déploiement de stations au gaz bioGNV, la création et l’extension de formations figurent également au rang des mesures prévues dans le but de consolider la position de force du Grand Est s’agissant du fret ferroviaire : 5 millions de tonnes transportées par 4.200 trains se substituant à 200.000 camions, et une part de 15 % dans le réseau capillaire national. Mais comme ailleurs, la part du train de marchandises reste faible par rapport à la route. M.Noyer

 

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