Le métallurgiste lorrain Ascométal en redressement judiciaire après l'échec d'un plan de reprise. L'école informatique Holberton s’installe à Dijon. BFC Multi Modal et Rhenus s’allient pour le transport fluvial le long de la Saône. R-GDS ouvre à Strasbourg la station d’hydrogène de référence du Grand Est, équipée par McPhy. « Design fiction », un rendez-vous avec l’AER Bourgogne-Franche-Comté à Besançon. Albupad, nouvelle start-up de la délivrance de médicaments à Strasbourg.
• Le métallurgiste lorrain Ascométal en redressement judiciaire après l'échec d'un plan de reprise
Pour la troisième fois en dix ans, le groupe Ascometal basé à Hagondange (Moselle) est placé en redressement judiciaire. Le tribunal de Strasbourg a accédé à la demande du sidérurgiste lorrain le 27 mars dernier suite à l’échec du plan de reprise de ses usines d’Hagondange (Moselle), Custines (Meurthe-et-Moselle) et Saint-Etienne (Loire), ainsi que du centre de recherche-et-développement d’Hagondange. Cette décision fait suite à la décision de Swiss Steel, son actionnaire majoritaire, de mettre fin aux négociations exclusives entamées en décembre 2023 avec son homologue italien Acciaierie Venete. « Acciaierie Venete comprend que cette décision provient de l’incapacité d’Ascometal France Holding à satisfaire seule les conditions nécessaires à la vente », a indiqué le groupe italien dans un communiqué. Swiss Steel (anciennement Schmolz + Bickenbach) n’aurait pas été en mesure de soutenir sa filiale française de 1.300 salariés, reprise en 2018. Le groupe suisse de 8.800 salariés est lui-même en difficulté avec un plan de restructuration en cours et un chiffre d’affaires en recul de 20% en 2023. Les repreneurs ont jusqu’à fin mai pour manifester leur intérêt pour les quatre entités, ainsi que pour celles qui ne figuraient pas dans la négociation avec Acciaierie Venete : les sites de production de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) et des Dunes (Nord). P. Bohlinger
• L'école informatique Holberton School s’installe à Dijon

L'école ouvrira à Dijon son dixième établissement en France. © Holberton School
Holberton School, l’école informatique du groupe Actual, ouvre à Dijon son dixième établissement en France où elle formera aux métiers de la programmation : développeur web full-stick, Front-End, Back-end, cybersécurité... Comme le souligne son président Julien Cyr, « le développement des campus d’Holberton School dans les territoires suit une stratégie de proximité des candidats et des entreprises. Être présent au niveau local permet de mieux répondre aux attentes des acteurs économiques et d’adapter la formation en fonction des besoins spécifiques à l’échelle régionale. » Créée par des Français dans la Silicon Valley, la méthode d’enseignement d’Holberton School est novatrice et basée sur l’expérience. Accessible à tous sans pré-requis - il n’y a pas de professeurs - elle propose à ses étudiants de réaliser un projet, individuellement et collectivement. Jour après jour, les exercices gagnent en difficulté, permettant aux élèves de progresser en cherchant des solutions. La première formation débutera le 3 juin sur le thème « les fondations du développement informatique », pour un coût de 6.975 €. L’organisme vise une dizaine de candidats à cette date et organisera trois sessions de rentrée par an : en juin, en octobre et en février. S.Dolidze
BFC Multi Modal, la société exploitante du port de Pagny (Côte-d'Or), cède son activité de commission de transport fluvial au groupe de transport-logistique Rhenus, l’un de ses actionnaires. Deux collaborateurs du service Aproport de la CCI Côte-d’Or - Saône-et-Loire, actionnaire majoritaire de BFC Multi Modal (*), intègrent en conséquence la nouvelle agence d’affrètement de Rhenus Partnership. « Nous échangeons nos carnets d’adresses pour le développement commun du transport fluvial et multimodal. Nous apportons à Rhenus l’opportunité qu'il visait d'une implantation sur l'axe Saône-Rhône, tandis que lui-même amène l’atout de la propriété des bateaux », commente Vera Baeke, présidente de la commission multimodal-logistique de la CCI.
L’opération est vue par la CCI comme une occasion de mettre en œuvre la stratégie commune « 1 port - 3 quais » de hub multimodal entre Pagny et les ports de Chalon-sur-Saône et Mâcon dont elle assure également la gestion (avec renouvellement à l’échéance 2026 à Chalon). Le trio a représenté en 2023 un total de 2,7 millions de marchandises traitées (18 % par la voie d’eau, 24 % par la voie ferrée et 58 % par la route), soit 312 bateaux chargés et déchargés, 1.059 trains manœuvrés, quelque 83.000 conteneurs manutentionnés, pour un chiffre d’affaires cumulé de 8 millions d’euros. M. Noyer
(*) détenu par ailleurs par les CCI du Jura et de l’Ain, le Grand port maritime de Marseille, la SAS Finaixy, 5A Développement, les coopératives agricoles d’Alliance BFC et le groupe de transport-logistique MGE.
• R-GDS ouvre à Strasbourg la station d’hydrogène de référence du Grand Est, équipée par McPhy

Le distributeur de gaz R-GDS a ouvert mi-mars une station d’avitaillement en hydrogène annoncée comme la plus importante du Grand Est : elle pourra délivrer jusqu’à 700 kilos d’hydrogène par jour pour la recharge de véhicules légers (au nombre 150 avec une telle capacité), de bus (30), de véhicules utilitaires légers ou de poids lourds. L’infrastructure se compose de deux bornes pour des recharges à 350 ou 700 bars. Elle a été équipée par McPhy, la société qui va démarrer son usine de production d’électrolyseurs à Belfort-Fontaine. Elle est portée par la filiale R-Hynoca de R-GDS. Pour l’investissement d’un total de 4 millions d’euros, celle-ci a reçu une subvention européenne de 500.000 euros à travers le programme H2ME2 de développement de la mobilité d’hydrogène dans l’UE. M.Noyer
• « Design fiction », un rendez-vous avec l’AER Bourgogne-Franche-Comté à Besançon
Dans le prolongement de sa manifestation annuelle autour de l’innovation « Créer Demain », l’Agence économique régionale (AER) Bourgogne-Franche-Comté a organisé, jeudi 28 mars au Kursaal de Besançon (Doubs), un atelier de « design fiction » animé par Martin Werlen et Joséphine Beaune de la coopérative de conseil Résiliences. Ces derniers ont soumis à une quinzaine de participants, entrepreneurs et acteurs de l’accompagnement, trois « scénarios du futur » pour 2035 : un grand virage écologique avec l’instauration d’un quota carbone individuel, la robotisation intégrale du travail signant la disparition de l’emploi salarié et une crise géopolitique entraînant la fin de la mondialisation. Comment évoluer pour s’adapter à tous ces changements ? Quel nouveau produit expérimenter ? Quelle organisation adopter ? Des groupes de travail ont planché sur la stratégie de trois entreprises volontaires : Utinam, manufacture horlogère à Besançon, Bongard-Bazot & Fils (travaux forestiers et scierie) à Saint-Péreuse (Nièvre) et la fondation partenariale FC’Innov créée par l’université de Franche-Comté. Participatif et créatif, l’exercice permet de sortir du cadre de réflexion habituel pour innover… sans attendre 2035 ! E. Prompt
• Albupad, nouvelle start-up de la délivrance de médicaments à Strasbourg

Albupad annonce sa naissance à Strasbourg, comme émanation (spin-off) de deux laboratoires de recherche publics en biomatériaux et molécules bioactives, dans le but de développer la technologie issue des recherches sur la matière dont son nom s’inspire : l’albumine. La jeune société propose un matériau innovant à partir de celle-ci, « 100 % naturel, biocompatible et biodégradable » pour une délivrance optimisée de médicaments aux patients souffrant de maladies chroniques ou de cancers. Le dispositif sera implanté dans le corps humain, pour une libération progressive du médicament. Les cinq personnes qui constituent Albupad en visent la fin des études in vivo cette année, pour des essais cliniques vers 2030 avec des laboratoires pharmaceutiques. Son émergence bénéficie de nombreux soutiens : la Satt Conectus moyennant plus de 600.000 euros notamment pour l’accompagnement du dépôt du brevet et de la validation scientifique de la technologie, la structure Carnot MICA de Mulhouse, la Ligue contre le cancer et l’association Alsace contre le cancer, Bpifrance et la région Grand Est pour un montant cumulé de 178.000 euros. Elle est hébergée par l’incubateur Semia - Quest for Health. M.Noyer












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