La région Bourgogne-Franche-Comté prépare un budget sous contrainte et dans le brouillard national. Le marché-gare de Strasbourg reste sous gestion locale. Les caves alsaciennes Bestheim et Wolfberger ne fusionneront pas. Un bon cru de la Foire de Dijon avec 170.000 visiteurs. Vingt-six suppressions de poste chez le verrier O-I dans les Vosges. Dans le Doubs, Verdustria inaugure ses réunions avec l’IA.
Bourgogne-Franche-Comté
La région prépare un budget sous contrainte et dans le brouillard national
Alors que le gouvernement peine à préciser les contours de son budget, objet d’une confuse bataille parlementaire, la Région Bourgogne-Franche-Comté se prépare ce 14 novembre en séance plénière à un débat d’orientation budgétaire (DOB) rempli d'incertitudes. Plus de 92 % des recettes régionales dépendent en effet directement des dotations de l’État, « Nous sommes face à un effort financier déraisonnable demandé aux régions », déplore le président du conseil régional Jérôme Durain, pour son premier exercice sous cette fonction. « En Bourgogne-Franche-Comté, cela fera mal en 2026 comme cela a fait mal en 2025. » Selon lui, la collectivité devra réaliser près de 55 millions d’euros d’économies pour maintenir un budget soutenable, tout en absorbant la perte de 100 millions d’euros cumulée sur deux exercices. « Nous avons la chance d’avoir une région bien gérée, mais il faudra accepter une dégradation de nos ratios pour encaisser le choc », a-t-il ajouté. Autrement dit, la dette va grimper.
Le vice-président aux finances, Nicolas Soret, souligne la complexité de l’exercice : « Là où Bayrou imposait un effort singulier en 2025 et 2026, Lecornu le demande jusqu’en 2028, c’est intenable », renchérit-il. La collectvité régionale, qui affichait encore 250 millions d’euros de capacité d’autofinancement en 2024, voit sa marge de manœuvre divisée par deux. Le plan pluriannuel d’investissement, soumis à trop de points d'interrogation, est repoussé à avril. Au-delà des chiffres, les élus dénoncent un désengagement progressif de l’État, notamment dans les transports. « Sur la ligne de train Clamecy-Corbigny, l’État évoque 60 millions d’euros pour la maintenir et la rénover quand il en faudrait huit fois plus. ». En dépit ce contexte, Jérôme Durain veut « éviter d’ajouter la confusion régionale à la confusion nationale ». La Région votera donc son budget dans les temps, malgré le flou persistant sur ses recettes. Un exercice entre art divinatoire et équilibrisme. A.Morel
Alsace
Le marché-gare de Strasbourg reste sous gestion locale

L’Eurométropole de Strasbourg a attribué, le 7 novembre, la gestion du Marché d’intérêt national (MIN) – le « marché-gare ». - de l’agglomération à la Samins qui l’exploite depuis son ouverture en 1962. La nouvelle délégation de service public limite sa durée à 20 ans ainsi que le recommandait la Cour des comptes. La collectivité a ainsi fait le choix d’une solution locale – une société d’économie mixte dont elle détient une partie du capital – face à la candidature concurrente du marché parisien de Rungis. La Samins s’est associée à la SEM d’aménagement strasbourgeoise Sers qui entre à 5 % dans son capital. Elle va lancer un plan d’investissement de 44 millions d’euros sur la durée du contrat, comprenant la modernisation des 36.000 m2 de bâtiments, l’intégration de 10 % d’énergies renouvelables (photovoltaïque, biogaz, chaleur fatale…), le développement d’une offre de logistique urbaine décarbonée du dernier kilomètre, la création d’un « carreau des producteurs locaux » et d’un « pole d’alimentation solidaire », ou encore la végétalisation de 3,6 des 15 ha du site à Cronenbourg. Le MIN distribue 150.000 tonnes d’aliments chaque année dans la métropole strasbourgeoise. M. Noyer
Les caves Bestheim et Wolfberger ne fusionneront pas
Les caves viticoles coopératives Bestheim et Wolfberger ont annoncé le 30 octobre la fin du processus de fusion engagé depuis janvier 2024. Les deux conseils d’administration ont décidé de ne pas soumettre leur projet aux assemblées générales extraordinaires comme initialement prévu. « Pour un projet important comme celui-ci, il faut une gouvernance forte. Or, une frange du sociétariat n’était pas alignée sur ce projet », explique Pierre-Olivier Baffrey, président de Bestheim. Au sein des coopératives, il suffit de réunir un tiers des suffrages pour qu’une décision soit retoquée. Les deux présidents n’ont pas voulu prendre ce risque.
« C’est un énorme gâchis car ce projet nous offrait une force de frappe conséquente, notamment à l’export. Dans la conjoncture économique actuelle qui est difficile, cela aurait fait du bien à toute la filière viticole alsacienne, pas seulement à nos deux entreprises », regrette Jean-Philippe Haag, président de Wolfberger. Selon lui, les problèmes de trésorerie rencontrés par Wolfberger en 2024 expliquent aussi l’échec de la fusion. Aujourd’hui, la situation financière de la cave s’est améliorée. Wolberger compte 285 adhérents qui exploitent 1.250 hectares etun effectif de 123 salariés, elle a réalisé en 2024 un chiffre d’affaires de 60 millions d’euros. De son côté, Bestheim rassemble 300 adhérents sur 1.400 hectares, pour 70 salariés et un chiffre d'affaires de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires. Les deux présidents disent chercher à réaliser d’autres synergies potentielles. J.Giorgi
Bourgogne
Un bon cru de la Foire de Dijon avec 170.000 visiteurs

Un total de « près » de 170.000 visiteurs a été comptabilisé à la Foire internationale et gastronomique de Dijon à la clôture des dix jours de l’édition 2025, le 11 novembre. Ce public est allé à la rencontre de 420 exposants qui ont occupé le Parc des expositions pour y présenter leur savoir-faire en gastronomie, artisanat, offres d’habitat et de bien-être. Le nombre d’entrées est resté stable par rapport au record de 2024, mais compte tenu d’une journée et d’une nocturne en mois, « la fréquentation moyenne quotidienne a progressé, de 10 % », souligne l’organisatrice la société publique locale Dijon Bourgogne Events. « Lévénement confirme une fois encore son statut de grand rendez-vous populaire, gourmand et économique de Bourgogne-Franche-Comté.(...) comme lieu privilégié d'échange entre le grand public et les professionnels dont 80 % lui sont fidèle s», commente la direction de la SPL. Cette édition a mis à l’honneur le Canada, le Vietnam, l’Italie et l’Amérique latine. Elle a été marquée par le lancement d’un concours « Complètement Toqués » qui a été ouvert aux cuisiniers amateurs comme aux jeunes professionnels et-aux chefs confirmés, ainsi que par l’organisation du premier championnat de France cde pizzas amateurs. M.Noyer
Lorraine
26 suppressions de poste chez le verrier O-I dans les Vosges

Le plan de sauvegarde de l’emploi (plan social) d’O-I France a été finalisé fin octobre. Le direction de la filiale française de ce groupe verrier américain a restructuré ses implantations hexagonales dans un contexte économique jugé défavorable, par la suppression de 316 postes. Parmi eux, 26 vont disparaître dans l’usine de bouteilles de Gironcourt (Vosges) qui fournit notamment la brasserie Kronenbourg d’Obernai (Bas-Rhin). La principale unité concernée est celle de Vergèze (gard) à côté de la source Perrier où 164 salariés vont perdre leur emploi. M.Noyer
Franche-Comté
Verdustria inaugure ses réunions avec l’IA

L’association Verdustria récemment constituée pour promouvoir le développement économique dans le secteur de Pays de Clerval entre Montbéliard et Besançon (Doubs) a tenu le 6 novembre sa première réunion dans le cadre de sa mission d’information et d’accompagnement-conseil aux chefs d’entreprise locaux. L’intelligence artificielle, pour sa capacité à « créer de valeur » en a formé le thème autour de l’intervention de Quentin Panissod. Le directeur IA de l’entreprise The Swarm Initiative et ancien responsable de l’incubation de l’IA dans le groupe de construction Vinci s’est efforcé de démystifier la notion. Organisée dans la nouvelle salle de spectacles Elisée de l’association Action Philippe Streit à Anteuil, cette réunion « était la première d'une série d'événements, ayant pour but d'apporter une réflexion sur des questions contemporaines liées à la transformation de l'économie et des entreprises.», souligne Verdustria. M. Noyer




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