Stellantis arrête son travail de nuit à Mulhouse, 600 emplois d’intérim supprimés. Le fournisseur automobile Flabeg de 122 salariés en sursis dans le Bas-Rhin. Une formation d’ingénieur pour le nucléaire, priorité 2024 du Grand Chalon. Les caves coopératives Bestheim et Wolfberger se rapprochent en Alsace. Les créations d’entreprise progressent en Bourgogne-Franche-Comté. Les deux écoles du lait de Franche-Comté ont fusionné.
• Stellantis arrête son travail de nuit à Mulhouse, 600 emplois d’intérim supprimés
Coup d’arrêt chez Stellantis à Mulhouse. L’usine automobile haut-rhinoise mettra fin, le 4 mars prochain, à la demi-équipe de nuit qu'elle avait installée fin août 2022. La mesure, justifiée notamment par la baisse du marché européen, entraînera la suppression de 600 emplois d’intérim, selon les syndicats. « Le chiffrage est encore en cours », indique de son côté la direction, qui confirme par contre l’annonce intervenue ce mercredi en réunion extraordinaire de CSE, ainsi que la date d’effet.
« Adaptation de l’organisation de la production à l’évolution à la baisse des marchés » selon la direction, la décision ramènera la cadence quotidienne du site de 1.030 à 830 véhicules : des Peugeot 308 berline et break en motorisation thermique, hybride rechargeable et électrique, des Peugeot 408 et 508 et DS 7 thermiques et hybrides. Au recul tendanciel du marché européen, s’ajoutent « la situation géopolitique, la baisse ou l’arrêt des aides financières en Europe notamment en Allemagne pour les véhicules électriques et hybrides, ainsi qu’une concurrence tarifaire agressive », énumère la section la CFE-CGC.
La fin de ce travail de nuit « ne remet pas en cause les embauches en CDI (contrats à durée indéterminée), au nombre de 112, qui sont programmées sur le site cette année », a souligné le porte-parole de Stellantis Mulhouse. Le site ramènera son nombre d’intérimaires à un millier, pour un effectif de 4.300 salariés permanents. M.Noyer
• Le fournisseur automobile Flabeg de 122 salariés en sursis dans le Bas-Rhin

Le redressement judiciaire de l’entreprise Flabeg France a été prononcé mardi par le tribunal de Saverne. Sa décision constitue un moindre mal aux yeux des 122 salariés de ce fabricant de miroirs pour rétroviseurs et pare-soleil automobiles à Sarrewerden (Bas-Rhin), dans la mesure où la direction avait plaidé la liquidation immédiate. Elle se fonde sur sa note de conjoncture produite en décembre dernier faisant état, rapporte la CFTC de l'usine, d’une « situation catastrophique » induite notamment par la perte du principal client. « Nous contestons cette vision, ainsi que la méthode qui consiste à produire en dernière minute ces documents, sans vraie possibilité de les faire analyser », réagit Denis Robitzer, délégué CFTC. Selon le syndicaliste, la diminution d’activité aurait en fait été « ficelée à l’avance » et des clients en auraient été prévenus « depuis six mois, contrairement à nous. » Des transferts de charges de travail s’effectuent au bénéfice de l’usine en Hongrie du groupe allemand Flabeg, selon les représentants du personnel. L’usine de Sarrewerden est « rentable », soutiennent-ils, mais le bénéfice pendant trois ans de mesures de chômage partiel liées à la crise sanitaire a reporté « une restructuration qui aurait sans doute dû se faire », concède Denis Robitzer. M.Noyer
• Une formation d’ingénieur pour le nucléaire, priorité 2024 du Grand Chalon
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La poursuite de l’accompagnement par l’offre de formation de la dynamique locale du nucléaire constitue un axe prioritaire de la politique de développement économique du Grand Chalon, confie son président Sébastien Martin. « Le besoin se situe au niveau des formations supérieures, celles d’ingénieurs. Nous travaillons activement avec des écoles à la création d’un titre d’ingénieur pour les métiers nécessaires au nucléaire et aux autres industries », annonce-t-il à Traces Ecrites News. Les compétences acquises seront en effet « suffisamment transversales » pour bénéficier à d’autres filières. Mais le nucléaire en aura largement besoin lui-même. Sébastien Martin comptabilise « 400 recrutements par an en 2024 puis en 2025 » programmés sur les sites Framatome de Chalon-sur-Saône et Saint-Marcel (Saône-et-Loire). Sachant qu’ « au niveau des formations de techniciens, nous sommes outillés », juge l'élu.
Au niveau de l’offre foncière économique, celle-ci est consommée en bonne partie par les nombreux projets en cours (usines Vicky Foods et Atlantic devant entrer en service fin 2024, et Iten en 2026), toutefois « il ne faut pas pratiquer la fuite en avant », selon le président du Grand Chalon. SaôneOr conserve plus de 10 ha disponibles, et la friche reconvertie Nordeon-Philips en ajoute sept. Des opportunités pourront s’ouvrir également au niveau de la zone portuaire fin 2026, avec le renouvellement de la concession détenue par la CCI Côte-d'Or - Saône-et-Loire. M. Noyer
• Les caves coopératives Bestheim et Wolfberger se rapprochent en Alsace

Deux poids lourds du vignoble alsaciens, les caves de Bestheim à Bennwihr et Wolfberger à Eguisheim, ont annoncé un projet de fusion qui sera soumis à l’approbation de leurs adhérents en 2025. A elles deux, elles représentent plus de 600 vignerons coopérateurs et quatre marques stratégiques : Wolfberger, Bestheim, Willm et Lucien Albrecht.
« Le système coopératif a été conçu pour permettre l’accomplissement de chacun à travers le succès d’une structure commune. Actuellement, le marché se reconfigure et nous sommes déterminés à déployer tous les moyens disponibles pour accompagner les exploitations de nos adhérents. Ensemble, nous voulons bâtir un projet économique, environnemental et social ambitieux » affirme Pierre-Olivier Baffrey, président de Bestheim. De son côté, Hervé Schwendenmann, président de Wolfberger, évoque « des investissements importants et indispensables pour se projeter dans un futur toujours plus exigeant à tous les niveaux. . Avec plus de 12 millions de bouteilles, dont 6 millions de crémant commercialisées en 2023, Bestheim est le premier metteur en marché de vins d’Alsace. En 2023, Wolfberger représente un chiffre d’affaires de 60 millions d’€ dans plus de 50 pays. J. Giorgi
La bonne tenue de la création d’entreprise en Bourgogne-Franche-Comté ressort de la note de conjoncture sur l’activité économique régionale du troisième trimestre 2023, publiée par l’Insee en début d’année 2024. Un total de 8.300 créations a été enregistré, en hausse de 8,4% par rapport au trimestre précédent, et supérieure aux + 6,3% de moyenne nationale. Les domaines les plus dynamiques se situent dans les secteurs du commerce, des transports, de l’hébergement et de la restauration avec 540 créations supplémentaires, soit +28,9 %.
Toutefois, ce bilan doit être nuancé par le nombre annuel de défaillances d’entreprises (+6,6% par rapport à juin 2023 et +31,7% par rapport à septembre 2022). Les données tendent à rejoindre les résultats de 2019. L’emploi salarié reste globalement constant dans la région avec 994.700 créations au cours du troisième trimestre, malgré une légère diminution du secteur privé. Les disparités sont particulièrement fortes aux niveaux départementaux avec la Haute-Saône et le Territoire-de-Belfort qui connaissent respectivement des évolutions négatives de - 0,6% et - 0,4%. Par ailleurs, la Bourgogne-Franche-Comté se classe cinquième région la moins touchée par le chômage, malgré une légère hausse de 0,2% au troisième trimestre aboutissant à taux qui représente 6,5% de la population active. S. Dolidze
• Les deux écoles du lait de Franche-Comté ont fusionné
Préparée depuis plusieurs mois, la fusion des Écoles nationales d’industrie laitière (ENIL) de Besançon- Mamirolle (Doubs) et Poligny (Jura) est effective depuis le 9 janvier dernier, date du premier conseil d’administration de la nouvelle entité. Celle-ci a été nommée Enilea : École nationale de l’innovation, des laboratoires, de l’eau et de l’alimentation. Distants d’une soixantaine de kilomètres, les deux sites francs-comtois, qui accueillent près de 1.500 apprenants en formation initiale et continue, partageaient déjà une direction commune depuis une trentaine d’années.
Cette étape supplémentaire dans leur rapprochement doit permettre d’« additionner les ressources des deux campus pour conforter leur complémentarité et montrer la diversité des pratiques », précise un communiqué. Autrefois surtout connues pour leur spécialité « transformation laitière », ces établissements publics dépendant du ministère de l’Agriculture ont diversifié leur offre. Enilea propose aujourd’hui une trentaine de cursus, du CAP à la licence professionnelle, dans trois grands domaines : agroalimentaire, eau et environnement, laboratoire et analyses. De nouvelles formations sont annoncées à la rentrée prochaine. E. Prompt















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