La medtech franc-comtoise VistaCare Medical passe sous pavillon canadien. Un président représentant les agglomérations pour l’Adira alsacienne. Remise des trophées des packs d’or à Dijon. Un fonds pour financer la filière agroalimentaire de Bourgogne-Franche-Comté. Des ingénieurs cybersécurisants formés par alternance à Nancy. La SEM des réseaux de chaleur naît dans l’agglomération de Mulhouse.


• La medtech franc-comtoise VistaCare Medical passe sous pavillon canadien

Placée en redressement judiciaire début novembre après l’échec de son projet de fusion-absorption avec Quantun Genomics, la société franc-comtoise VistaCare Medical de traitement des plaies complexes a été reprise le 1er décembre par Yacine Amrani. Cet expert-comptable originaire de Strasbourg, désormais installé près de Montréal, a créé une entité au Canada pour racheter les actifs de la medtech fondée par son « ami » François Dufaÿ en 2010. Le nouveau PDG s’est associé à un autre Québécois, Stéphane Rainville. Aux côtés de François Dufaÿ qui reste en tant qu’« expert produit », deux Jurassiens font également partie de l’aventure : Alain-Stéphane Oberson, l’ancien dirigeant du transporteur éponyme devient vice-président exécutif, et Frédéric Fraichot, conseiller en développement d’entreprises, est nommé « responsable du comité d’audit et du comité de surveillance ».

Le repreneur annonce un changement de stratégie afin de relancer rapidement, et à moindre coût, la commercialisation du dispositif « VistaCare One » qui promet d’accélérer la cicatrisation des plaies difficiles. Seuls deux salariés sur neuf seront conservés, du fait de la suppression de la force de vente interne et de la suspension du développement de nouveaux produits. Dotée d’un budget prévisionnel d’1,5 million d’€ « sur les 18-24 prochains mois », la filiale française du nouveau VistaCare renonce également aux locaux du centre Bio Innovation de Besançon (Doubs) occupés depuis 2021 : elle sera basée à Champagnole (Jura) où sont déjà assemblés les appareils utilisés par une trentaine d’hôpitaux. « Nos axes de développement sont le déploiement en France et en Europe via des distributeurs de matériel hospitalier et le marché nord-américain », expose Yacine Amrani. Aux Etats-Unis, la certification des autorités sanitaires (la Food and Drug Administration) est attendue d’ici mi-2024. E. Prompt 

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• Un président représentant les agglomérations pour l’Adira alsacienne

Laurent Riche
Laurent Riche, le nouveau président de l'agence de développement économique, est le vice-président délégué à cette thématique
de M2A (Mulhouse Alsace Agglomération) © M2A

L’agence de développement économique alsacienne Adira (35 salariés) met en œuvre sa nouvelle gouvernance inscrite dans les réformes territoriales et les textes locaux : depuis la semaine dernière, sa présidence échoit à un représentant des agglomérations, en l’occurrence Laurent Riche de la communauté d’agglomération mulhousienne M2A où il occupe la vice-présidence à l’économie. Il succède pour un mandat de deux ans à Frédéric Bierry le président de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), dans le double contexte de la fin de compétence directe dans le développement économique des départements (dont la CEA émane) et des « Accords de Matignon » de 2018.
 
Pour l’Adira, ce « deal » préalable à la création de la CEA prévoit une participation accrue des divers territoires locaux à son fonctionnement, en premier lieu les agglomérations de Haguenau (Bas-Rhin), Colmar, Mulhouse et Saint-Louis (Haut-Rhin). Le monde économique renforce aussi sa présence dans la gouvernance (CCI, port de Strasbourg, Crédit mutuel, fédérations du BTP, Cetim, UIMM, syndicat CFCT). Il entre au bureau exécutif avec un siège pour l’UIMM, occupé par son ancien président Alsace et Grand Est, Bruno Russo. Les vice-présidents qui secondent Laurent Riche sont Pia Imbs, présidente de l’Eurométropole de Strasbourg, Catherine Graef-Eckert (CEA) et Claude Sturni (région Grand Est). M. Noyer
 
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• Remise des trophées des packs d’or à Dijon 

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Parmi une douzaine de candidats, les prix sont allés aux sociétés JFD Packaging et JPA Emballages. © PIBFC

L’association Package In Bourgogne Franche-Comté (PIBFC) organisait, le 7 décembre dernier, la remise des prix des Packs d’Or 2023, un concours visant à récompenser les meilleures innovations des entreprises régionales de la filière emballage.
 
Le trophée a été remis à JFD Packaging à Dijon (Côte-d'Or) pour un emballage tout carton de e-commerce, destiné à Agrobiothers, une entreprise française de vente de produits pour animaux. JPA Emballages, situé à Noidans-les-Vesoul (Haute-Saône) a reçu, quant à lui, le prix du jury. La PME spécialisée dans le carton ondulé et les emballages sur-mesure, a été distinguée pour un principe d’emballage pour gros volumes : une demi-caisse à fond automatique se met en forme spontanément et sans efforts, un peu à la façon d’une tente Quechua, au lieu de devoir s'y reprendre en plusieurs fois ou à plusieurs personnes, avec des risques de troubles musculo-squelettiques. Dix autres candidats avaient postulé un prix, sous les yeux avisés d’un jury composé de 5 personnes représentant Dim, l’agence économique régionale, Sidel, Intégral Food et l’Institut Agro Dijon. S.Dolidze
 

 expo mulhouse

 

• Un fonds pour financer la filière agroalimentaire de Bourgogne-Franche-Comté

agrodoubs
Vue de l'usine Agrodoubs à Flagey (Doubs). Le nouvel outil régional d'investissement vise une première promotion de 5 à 8 entreprises soutenues sur des montants unitaires de 150.000 à 500.000 € © Traces Ecrites


La Région Bourgogne-Franche-Comté a annoncé la création d’un fonds d’investissements dédié aux industriels agroalimentaires. BFC Participations, présidé par Alain Cannard (ancien dirigeant de Monts de Joux et de Monts & Terroirs) est doté de 3,5 millions d’€ qui seront investis sous la forme de prises de participation minoritaires au capital d’entreprises à un moment-clé de leur vie : restructuration, cap de croissance, transmission, projets de transition numérique ou environnementale, déploiement d’une stratégie RSE (responsabilité sociétale de l’entreprise)…

Seules les opérations relatives à l’acquisition de foncier agricole sont exclues du périmètre d’intervention. BFC Participations conditionnera son entrée au capital à la présence, à ses côtés, d’autres fonds d’investissement, nationaux ou régionaux, l’objectif étant de produire un effet de levier sur les financements en capital ou en prêts bancaires. La première vague d'engagements vise cinq à huit entreprises de la région sur des tickets de 150.000 à 500.000 €. En Bourgogne-Franche-Comté, l’industrie agroalimentaire représente 3.330 établissements, 18.000 emplois et un chiffre d’affaires d’environ 5 milliards d’€ par an, selon les chiffres du pôle Vitagora. P.Bouillot

 

Des ingénieurs cybersécurisants formés par alternance à Nancy

L’école d’ingénieurs Telecom Nancy (informatique et sciences du numérique, membre de l’université de Lorraine), annonce
l’ouverture, à la rentrée 2024, d’une formation spécialisée en cybersécurité, qui présentera la particularité d'être la première en France à adopter le nouveau statut Fisea pour Formation Initiale sous Statut d’Etudiants puis Apprenti. La première année se déroulera à temps plein à l’école avant deux années suivantes en alternance en entreprise.

Douze places sont ouvertes pour la première promotion, un chiffre appelé à doubler à 24 « à moyen terme », pour des candidatures à déposer entre le 1er février et le 12 mars prochains. Les candidats doivent faire valoir deux années en classe préparatoire aux grandes écoles ou à la prépa des Instituts nationaux polytechniques (INP) ou un bac + 2 ou +3 (BUT, licence, BTS). La formation s’appuiera, outre les enseignements classiques, sur une plateforme d’entraînement à la cybersécurité. M.Noyer

 

• La SEM des réseaux de chaleur naît dans l’agglomération de Mulhouse

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L'usine d'engrais LAT Nitrogen (ex-Borealis) à Ottmarsheim fait partie de potentiels fournisseurs et bénéficiaires du futur
réseau de chaleur étendu de l'agglomération mulhousienne © LAT Nitrogen


La naissance de la société d’économie mixte M2A Energies a été officialisée la semaine dernière. Son capital initial de 4 millions d’€ se répartit en deux-tiers pour la communauté d’agglomération M2A (Mulhouse Alsace Agglomération) et un tiers pour RCU-A (Réseaux de Chaleur Urbains d’Alsace), l’opérateur privé qui exploite le réseau de chaleur partant de Rixheim en périphérie de Mulhouse. Ce thème est dominant dans les objectifs de la nouvelle société.

 

dijon bourgogne events

 

Sa vocation principale consiste à concrétiser le double objectif d’extension affiché par M2A : création d'un réseau « centre agglomération » qui prolongera dans le coeur de Mulhouse les infrastructures qui se déploient à ses portes, et construction des quelque 30 km devant permettre d’alimenter et de s’approvisionner auprès des nombreuses entreprises énergivores de la « bande rhénane » (la plateforme Alsachimie et ses partenaires de Chalampé, le fabricant d’engrais LAT Nitrogen, anciennement Borealis, le verrier Euroglas…) et de desservir l’usine automobile Stellantis. Les investissements sont chiffrés à 130 millions d’€ pour aboutir à une capacité de 200 gigawattsheure/an dès 2026. Le capital de la Sem est ouvert à d’autres actionnaires publics potentiels : région Grand Est, Collectivité européenne d’Alsace, Banque des territoires… M. Noyer

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