Catherine Petitjean succède à Jean-Philippe Girard à la présidence de Dijon Bourgogne Invest. Le Franc-Comtois Vétoquinol pose sa logistique à Strasbourg. Les CCI vent debout contre le projet de loi de finances. TotalEnergies apporte sa pierre à la réflexion sur la transition énergétique en Bourgogne-Franche-Comté. Le centre commercial La Vigie de Strasbourg fait peau neuve. Guillaume Pauli, délégué Grand Est du Leem. Séverine Crouvezier, présidente du Syndicat textile de l’Est. Stéphane Monceaux, directeur général de Demathieu Bard. Claire-Lise Heulot, directrice générale du Crédit agricole Centre Loire. Damien Faurois, directeur d’Alstom Ornans.

 

• Catherine Petitjean succède à Jean-Philippe Girard à la présidence de Dijon Bourgogne Invest

Membre fondatrice de Dijon Bourgogne Invest (DBI), l’agence de développement économique de la métropole dijonnaise, Catherine Petitjean, présidente du fabricant de pain d’épices Mulot et Petitjean, en prend la présidence. Elle succède à Jean-Philippe Girard, l’ancien patron d’Eurogerm, spécialiste international des adjuvants à panification. Proche de la majorité présidentielle, Jean-Philippe Girard est appelé à « prendre les rênes d’une importante mission nationale autour des enjeux de l’entrepreneuriat et de la croissance des entreprises », annonce DBI.  A la tête de DBI de l'agence depuis sa fondation début 2022, il dresse un bilan positif de son action : « au cours du 1er semestre 2023, Dijon Bourgogne Invest a obtenu 11 prises de décision d’implantation représentant 253 emplois créés à trois ans », déclare-t-il.

C’est une cheffe d’entreprise familiale qui prend sa suite. Catherine Petitjean, très investie dans la vie économique régionale, entend bien sûr « faire connaître les atouts de Dijon en France et à l’international », mais également « conforter l’ancrage des entreprises déjà installées ». Elle préside la SA familiale Mulot et Petitjean, épaulée depuis quelques années par l’une de ses filles, Marie en qualité de directrice générale. Mulot et Petitjean emploie 44 salariés et réalise 6,730 millions d’€ de chiffre d’affaires annuel en 2022. Elle a également présidé l’Alliance7, fédération de neuf professions de l’épicerie et de la nutrition spécialisée, représentant plus de 400 entreprises et 54.000 salariés, de 2016 à 2020. L’agence métropolitaine de développement économique DBI s’appuie sur un budget annuel de 1,2 million d’€ et emploie 6 personnes. La gouvernance est assurée par une assemblée générale de 59 adhérents et un bureau exécutif de 18 membres dont 15 chefs d’entreprise. A.Morel

 

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• Le Franc-Comtois Vétoquinol pose sa logistique à Strasbourg 

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La plateforme Rhenus à Strasbourg où Vétoquinol installe sa logistique s'étend sur 20.600 m2 en trois types de celulles, en fonction des températures de stockage. © Rhenus


Le groupe de santé animale Vétoquinol basé à Lure (Haute-Saône) a officialisé le regroupement de ses capacités logistiques au port de Strasbourg (Bas-Rhin), sur la plateforme de Rhenus Logistics, ainsi que la perspective en avait été dessinée lors de l’inauguration de ce site en avril dernier. « Afin d’industrialiser la distribution de nos produits en France et en Europe, nous avons décidé de l’externaliser », explique Dominique Dervaux, directeur général délégué de Vetoquinol qui emploie 2.520 personnes (à fin 2022) pour un chiffre d’affaires de 540 millions d’€ l’an dernier. L’entrepôt Rhenus, un parmi d’autres du groupe allemand dans la région de Strasbourg où il se déploie sur 100.000 m2 cumulés, s’étend sur 20.600 m2 de cellules sous température dirigée (+ 15 à + 25 °C), en « froid positif » (+ 2 à + 8°C) ou à - 18°C. Les produits vétérinaires de Vétoquinol se soumettent à une réglementation stricte impliquant le respect de la chaîne du froid, explique Rhenus. Les laboratoires pharmaceutiques Merck de Molsheim et Lilly à Fegersheim (Bas-Rhin) comptent parmi les autres utilisateurs de l’infrastructure. M. Noyer. 

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• Les CCI vent debout contre le projet de loi de finances

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Jean-Luc Heimburger, président de la CCI Alsace Eurométropole, prend la tête de la fronde contre les nouvelles ponctions budgétaires sur les chambres consulaires. © Bartosch-Salmanski

 
Le projet de loi de finances 2024 ne fait pas le bonheur des chambres de commerce et d’industrie. D’après leurs calculs, il va aboutir à réduire leurs ressources de 20 %, soit au cumul national 100 millions d’€ perdus sur quatre ans. Elles y voient un nouveau coup de canif porté à leur mission d’accompagnement des entreprises dans la proximité et estiment avoir déjà « donné » en terme de contribution à l’effort budgétaire. Pour la CCI Alsace Eurométropole par exemple, qui suit 100.000 entreprises et établissements dont 4.000 créateurs chaque année, la taxe affectée à ses missions de service public (création et transmission d’entreprise, apprentissage…) est passée en dix ans de 39,2 millions d’€  à 8,6 millions. « Nous comprenons d’autant moins cette volonté d’affaiblir notre réseau que nous avons été en première ligne pendant le Covid pour soutenir l’économie et que nous sommes toujours un relais essentiel de France 2030 », dénonce son président Jean-Luc Heimburger. « Au niveau national, nous avons créé au moins 2,5 milliards d’€ de valeur en 2022 par rapport à une ressource affectée de 525 millions d’€ », ajoute-t-il, en référence à une enquête Opinion Way. M.Noyer 

 

TotalEnergies apporte sa pierre à la réflexion sur la transition énergétique en Bourgogne-Franche-Comté

Un cahier de 36 pages pour contribuer à faire avancer le sujet de la transition énergétique en Bourgogne-Franche-Comté : le directeur régional de TotalEnergies a présenté, ce mercredi à Dijon, le fruit d’un travail conduit avec 27 acteurs – entreprises, fédérations professionnelles, collectivités locales – lors de réunions d’échange organisées, façon « think tank », entre mars 2022 et juin 2023. « Nous sommes confrontés à un défi sans précédent, souligne Vincent Gaffard : réduire nos rejets de gaz à effet de serre de 40 à 55 % d’ici à 2030 par rapport au niveau de 1990 et porter la part des renouvelables à 33 % de notre mix énergétique avant de viser la neutralité carbone à l’horizon 2050. » 

La réussite de l’implantation d’un parc éolien en Côte-d’Or, le développement d’une solution innovante d’agrivoltaïsme dans le Châtillonnais, ou encore la création d’une station de recharge haute puissance de voitures électriques près de Mâcon sont cités, dans le document, comme des exemples inspirants de la mobilisation des acteurs. Cet ouvrage se termine sur une série de propositions. Les participants à la réunion de présentation ont souligné la nécessité d’impliquer un cercle plus large d’acteurs – notamment les associations de défense de l’environnement, les services de l’État ou les parlementaires – dans cette réflexion qui a été baptisée « Territoires des énergies et au-delà ! » et est appelée à se poursuivre. P. Bouillot


• Le centre commercial La Vigie de Strasbourg fait peau neuve

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Le centre agrandi abrite 22 enseignes dans un cadre qui a été rendu plus vert. ©Altarea Commerce


Propriétaire depuis 2006 de La Vigie, Altarea Commerce a inauguré, mercredi 11 octobre, l’extension et la requalification du centre commercial à Geispolsheim, au sud de Strasbourg. La filiale du groupe immobilier Altarea a investi 35 millions d’€ dans ce projet entamé il y a quatre ans : 21 millions d’€ pour une extension de 10.000 m2 et 14 millions d’€ pour les surfaces existantes. Elle porte ainsi le total à 22.000 m2 en 22 enseignes. Le centre créé en 1984 avait besoin d’un important « lifting » et d'un renouvellement de son offre et de son modèle, comme la plupart des zones commerciales d’entrées d’agglomérations. Outre de nombreux aménagements voulus respectueux de l’environnement (plantation d’arbres et haies, infiltration des eaux pluviales, corridor biologique, bornes de recharge de véhicules électriques, panneaux photovoltaïques...), les investissements comptent améliorer l’accès, en attendant une accessibilité en modes doux (transports en commun, vélo, piétons…) que l’Eurométropole de Strasbourg va orchestrer par son propre projet de 15 millions d’€ en faveur de la multimodalité à La Vigie, à partir de 2024. M. Noyer

 

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Mouvements

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Guillaume Pauli (à gauche) avec Edouard Clément, responsable du réseau territorial du Leem. © Mathieu Noyer

• Guillaume Pauli, délégué Grand Est du Leem

L’organisation professionnelle de l’industrie pharmaceutique, le Leem, démarre sa déclinaison territoriale par le Grand Est. Guillaume Pauli est devenu en septembre délégué terriorial pour la région, premier poste de ce type appelé à se démultiplier ailleurs. Il a en charge l’animation de la filière qui emploie au total 7.000 salariés dans le Grand Est, dont un quart dans le Haut-Rhin à proximité de Bâle. Il travaille en synergie avec Edouard Clement, responsable du réseau territorial du Leem « Les entreprises du médicament » qui recense 281 adhérents en France. M.Noyer 

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© Syndicat textile de l'Est

• Séverine Crouvezier, première femme à la tête du syndicat textile de l’Est

A 46 ans, Séverine Crouvezier a pris la présidence du Syndicat textile de l’Est, à l’origine notamment du label « Vosges terre textile ». Elle succède à Paul de Montclos, figure emblématique de la filière vosgienne, PDG du fabricant de linge de maison Garnier-Thiébaut. Outre incarner la sixième génération de dirigeants familiaux aux manettes de Crouvezier Développement à Gérardmer (Vosges), cette ingénieure de formation s’est investie dans la révision du BREF européen textile (Best available techniques REFerence document), un document de 1 fin 2022 par l’Union européenne décrivant les meilleures techniques disponibles. Première femme à présider le Syndicat textile de l’Est, la cheffe d’entreprise exprime le souci de jouer collectif, en étant épaulée dans ses fonctions par un président délégué : Eddy Chevrier, directeur général du groupe Incopar (Tissus Gisèle, Tissage Mouline Thillot et Le Drap français). P.Bohlinger

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© Alstom

• Damien Faurois, directeur d’Alstom Ornans

Changement de directeur sur le site de moteurs Alstom d’Ornans (Doubs) de 300 salariés. Damien Faurois remplace Eric Tornare, arrivé il y a cinq ans et qui poursuit sa carrière à l’étranger au sein du constructeur ferroviaire. Son successeur a travaillé chez Hydro Aluminium avant de rejoindre Alstom en 2009, à Tarbes (Hautes-Pyrénées) puis Valenciennes (Nord) et au siège, à la tête de la plateforme des composants d’aménagement intérieur des matériels ferroviaires. M.Noyer 

 

 

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