Dans les Vosges, Fromagerie de l’ermitage investit 10 millions d’euros pour abaisser l'eau et les pratiques agricoles. Dijon choisit le groupe GA pour faire pousser son Technov. Un manifeste des industriels pour la décarbonation du Grand Est. La tournerie-tabletterie du massif du Jura obtient son indication géographique. Le dispositif d’attractivité résidentielle a aidé l'installation de 375 personnes en un an en Bourgogne(-Franche-Comté.

Lorraine

Dans les Vosges, Fromagerie de l’ermitage investit 10 millions d’euros pour abaisser l'eau et les pratiques agricoles  

A Bulgnéville (Vosges), Fromagerie de l’ermitage vient d’annoncer un investissement de 10 millions d’euros sur la période 2025-2028 dans le cadre du contrat industriel « Eau et climat » signé avec l’agence de l’eau Rhin-Meuse. La coopérative vosgienne de 1.200 salariés (chiffre d’affaires de 536 millions d’euros en 2024) va bénéficier à ce titre de plus de 3 millions d’euros d’aides de l’établissement public. Ce soutien est destiné à accompagner les 32 projets du groupe laitier dans les activités industrielles et l’amélioration des pratiques agricoles de ses 1.000 producteurs adhérents répartis dans le Grand Est et en Franche-Comté. Fromagerie de l’ermitage va notamment poursuivre ses investissements visant à réduire les ratios de consommation d’eau par litre de lait transformé. En dix ans, l’entreprise a déjà divisé quasiment par trois ce chiffre. L’industriel compte également améliorer la qualité de ses rejets en modernisant ses moyens de traitement des effluents. Pour Xavier Morvan, directeur-général de l’agence de l’eau, la démarche de Fromagerie de l’ermitage « contribue pleinement au protocole d’engagement volontaire des acteurs publics et privés pour la restauration qualitative des aquifères du secteur de Vittel d’ici à 2027 ». L’entreprise est le second principal industriel consommateur d’eau du bassin derrière Nestlé Waters France (Vittel, Hépar, Contrex). Sa production de fromages à croûtes dites « lavées » est en effet gourmande dans la ressource naturelle en raison de plusieurs opérations de frottage durant l’affinage. P. Bohlinger

 

PE Mulhouse

 

Bourgogne

Dijon choisit le groupe GA pour faire pousser son Technov 

technov
La surface bâtie de l'immeuble a été portée des 3.600 m2 prévus initialement à 6.000 m2. © Studio Mustard

Le promoteur-constructeur GA Smart Building a été retenu par Dijon métropole et sa nouvelle Sem d’immobilier d’entreprise pour réaliser le « Technov », le bâtiment voulu « totem » du numérique. Il est ainsi chargé de mener à bien le chantier programmé de fin 2026 à fin 2027 pour un investissement de l’ordre de 13 millions d’euros, et destiné à livrer 6.000 m2 répartis sur six niveaux (un rez-de-chaussée et cinq étapes). La métropole vise d’y réunir en un lieu des offres de formation supérieure, des structures innovantes et des entreprises actives dans la transformation numérique. La dimension a été revue à la hausse par rapport à une projection initiale de 3.600 m2, de sorte à optimiser l’utilisation de foncier économique rare, à gonfler une offre neuve tertiaire elle aussi réduite, et de marquer la vocation de bâtiment « signal » au sein du parc d’activités Novarea, à côté entre autres de la Maison régionale de l’innovation. Signé des architectes dijonnais de Studio Mustard, le Technov constitue la première opération que pilote la nouvelle société d’économie mixte patrimoniale Dijon Bourgogne Business Building (D3B).  M.Noyer

Grand Est
Un manifeste des industriels pour la décarbonation

Quarante industriels et energéticiens du Grand Est forment le groupe initial de signature d’un manifeste pour la décarbonation de la région, lancé le 27 novembre à Reims à l’initiative de France Gaz, l’association nationale du gaz. Le texte appelle à promouvoir le développement de la récupération-utilisation de la chaleur fatale, celui de systèmes de captage-valorisation du C02 (le CCUS, carbone capture-stockage-utilisation) ainsi que les « gaz verts, notamment du biométhane, en remplacement progressif du gaz naturel dans les usages. » La consommation de gaz par les sites industriels a atteint 20 térawattsheures en 2023 dans la région, ceux-ci étant à l’origine de 25 % des émissions de gaz à effet de serre, une proportion assez proche du poids des transports (35 %). ArcelorMittal, le cimentier Vicat, Constellium (aluminium) ou encore le sucrier Crsital Union composent la première liste aux côtés de nombreux fournisseurs, distributeurs et transporteurs d’énergie.  

 

Franche-Comté

La tournerie-tabletterie obtient son indication géographique 

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L'homologation en France a été accordée par l'INPI, le 28 novembre. © Laurent Cheviet

L’indication géographique (IG) est désormais en poche pour la « tournerie-tabletterie du massif du Jura. » L’Institut national de la propriété industrielle (INPI) l’a homologuée sous cette appellation le 28 novembre, en conclusion de plusieurs années de préparation. L’IG, 25ème de France, « couvre les étapes de fabrication suivantes qui doivent être réalisées dans l’aire géographique définie : l'usinage du bois ainsi que les phases optionnelles de montage, marquage et finition dans l'ensemble des communes du Massif du Jura dans les départements du Doubs, du Jura, de l'Ain et du Territoire de Belfort », expose l’INPI, en précisant que  « les opérations de marquage, gravage, finition et montage peuvent être réalisées par des sous-traitants situés hors du périmètre de l'indication géographique. » L’association de professionnels locaux CreativeWood héritière du syndicat de filière assume le nécessaire rôle d’organisme de défense et de gestion. Il définira ses axes directeurs en janvier, en parallèle de l’attente de l’homologation à l’échelle européenne. .M.Noyer

 

BP 0425

 

Bourgogne-Franche-Comté

Le dispositif d’attractivité résidentielle a aidé l'installation de 375 personnes en un an  

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Le lancement de l'initiative « Venez vivre en Bourgogne Franche-Comté ».avait eu lieu en octobre 2024 à au domaine de l’Abbaye de Maizières (Saône-et-Loire). © Sabrina Dolidze

Fin 2024, la région Bourgogne Franche-Comté lançait sa première campagne d’attractivité résidentielle. Elle pouirsuivait l'objectif d'attirer de nouveaux habitants, face à une démographie décroissante. En un an, 375 personnes se sont installées sur le territoire, dont 110 enfants en scolarisation. Selon le bilan dressé le 27 novembre, elles représenteraient un montant potentiel de dépenses de 5,7 millions d’euros par an dans la région, « soit des emplois et des services créés ou conservés », estime Aurore Thibaud, co-fondatrice de Laou, entreprise spécialisée dans le développement de l’attractivité des territoires. « L’objectif d’attirer de nouveaux habitants est aussi d’avoir un impact sur le développement économique », assure celle qui accompagne la démarche « Venez vivre en Bourgogne Franche-Comté ».  

Pour mettre en œuvre ce dispositif, le conseil régional s’appuie sur les départements de l’Yonne, de la Nièvre, de la Saône-et-Loire et du Jura, ainsi que sur 31 intercommunalités. Mais la démarche repose surtout sur 21 chargés d’accueil, répartis sur le territoire. Ces personnes sont missionnées pour accompagner celles et ceux en quête d’information en vue d’un éventuel déménagement. Depuis octobre 2024, 1.260 « candidats » ont ainsi été accompagnés. Vecteur d'information et de sensibilisation, le site dédié a cumulé 155.000 visites, et les réseaux sociaux ont généré 18 millions de vues. Mais l’orientation des potentiels futurs habitants de la région vers les chargés d’accueil se fait également via des partenaires comme les offices de tourisme, ou les entreprises implantées sur les territoires. D’ici fin 2026, la Région espère attirer encore plus de 1 600 nouveaux Bourguignons-Franc-ComtoisC.Jourdan

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