Le centre de tri de Saône-et-Loire change de dimension. Liquidation pour les gazons synthétiques recyclés de Re-Match en Alsace. Un concours transfrontalier de l’économie verte « Green Tech ». Les habitants de Montbéliard invités à investir dans leur réseau de chaleur. Deux chefs d’entreprise bourguignons récompensés aux Victoires des autodidactes. Pour sa 4ème édition, Art in Situ voit toujours plus grand.
Bourgogne
• Le centre de tri de Saône-et-Loire change de dimension
Le nouveau centre de tri des déchets des habitants du sud de la Saône-et-Loire a été inauguré le 4 avril par les syndicats de traitement qui se sont regroupés pour le faire naître : le Smet 71, le Smevom et le Sytraival. Ces porteurs présentent leur démarche collective comme l’approche pertinente pour doter le territoire d’un outil suffisamment important en taille et d’un niveau technologique adéquat pour répondre aux multiples nouveaux enjeux du tri en vue d’un recyclage efficace ensuite, notamment le traitement des emballages plastiques issu de l'« extension des consignes de tri ». Ainsi, Tricea, le nom du site à Torcy, atteint une capacité de 30.000 tonnes par an pour le tri de 12 matières soit 4 filières de plastiques, quatre de cartons, deux d’aluminium et une respectivement de papiers et d’acier. L’investissement pour sa réalisation s’est élevé à 24,5 millions d’euros, avec les aides (2,6 millions d’euros au cumul) de l’Ademe, de la région Bourgogne-Franche-Comté et de l’éco-organisme des emballages ménagers Citeo. Assistés de la société Elcimaï, les trois syndicats ont choisi comme prestataires E3R (Bourgogne Recyclage) pour l’exploitation et les autres Bourguignons Néos pour la fourniture des équipements et SNCTP pour les travaux d’aménagement. M. Noyer
Alsace
• Liquidation pour les gazons synthétiques recyclés de Re-Match à Erstein

La société Re-Match France qui portait un projet européen de recyclage de gazons synthétiques à Erstein (Bas-Rhin) a été placée en liquidation judiciaire ce 14 avril, cinq mois après sa mise en redressement par le tribunal judiciaire de Strasbourg. Elle avait été créée en 2023 pour la mise en œuvre de brevets de sa société-mère danoise, or le groupe Re-Match s’est retrouvé en difficulté faute de réunir les investisseurs nécessaires à son développement. Sa filiale française, détenue majoritairement par des investisseurs français dont son président Eric Levresse, a été entraînée dans cette chute. Re-Match France avait démarré en mars 2024 son unité de production à Erstein, moyennant un investissement de 20 millions d’euros. Elle visait un effectif de 40 salariés pour la commercialisation de sables et de granulés plastiques issus de son procédé de séparation des composants des pelouses de terrains synthétiques à partir de la collecte celles-ci en Europe de l’ouest selon un objectif de 60.000 tonnes. A sa liquidation, elle emploie 25 personnes. M. Noyer
Un concours transfrontalier de l’économie verte « Green Tech »
Les PME de Lorraine peuvent déposer jusqu’au 15 mai leur candidature à un nouveau concours transfrontalier, les trophées GreenTech Solutions Awards. Ceux-ci constituent un volet du projet de coopération Interreg « Greater Green + » engagé l’an dernier à l’échelle de la Grande Région qui rassemble le Grand Est, la Wallonie, le Luxembourg, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat. L’agence régionale d’innovation Grand Est Développement le pilote. Le concours vise la mise en lumière de fournisseurs de solutions innovantes de la Grande Région au service de la transition écologique et de l’économie circulaire, parmi les cinq thèmes de « Greater Green + » : énergies propres, construction et rénovation durables, technologies de recyclage, eau et environnement, bioéconomie. Les trophées seront remis le 25 septembre prochain. La distinction donnera une visibilité aux lauréats, elle n’attribuera pas directement de subvention. En revanche, cette mise en valeur doit leur donner un accès maximal à d’autres financements. M. Noyer
Franche-Comté
• Les habitants de Montbéliard invités à investir dans leur réseau de chaleur

À Montbéliard (Doubs), le réseau de chauffage urbain, alimenté par l’unité de valorisation énergétique des déchets de Pays de Montbéliard Agglomération, est en cours d’extension sur 7 kilomètres pour atteindre 18 kilomètres. Ce projet, d’un montant de 35 millions d’euros, dont 11 millions d’euros de subventions (Ademe et dispositif CEE les certifcats d'économie d'énergie), est porté par Dalkia, filiale d’EDF à qui la Ville a délégué l’exploitation du réseau. Il comprend la construction d’une nouvelle chaufferie biomasse (plaquettes forestières) de 10 MW de puissance. Ces travaux permettront de porter à 97 % la part d’énergies renouvelables, contre 63 % à l’heure actuelle.
Dans ce cadre, une campagne de financement participatif a été ouverte le 9 avril sur la plateforme Enerfip afin de collecter 400.000 euros d’ici le 4 juin. En contrepartie d’un investissement compris entre 50 et 5.000 euros, les épargnants pourront bénéficier d’un rendement attractif sur trois ans, avec un taux d’intérêt fixe de 7,2 % bruts par an. Cette levée de fonds est réservée aux habitants de la commune de Montbéliard, pendant les deux premières semaines. À partir du 23 avril, elle s’ouvrira progressivement à ceux de l’agglomération, du département du Doubs puis de la région Bourgogne-Franche-Comté. Les fonds collectés seront affectés à la construction d’un espace de stockage d’énergie de 200 m3 et à l’installation de 324 m2 panneaux photovoltaïques sur la toiture de la nouvelle installation. E. Prompt
Bourgogne-Franche-Comté
• Deux chefs d’entreprise bourguignons récompensés aux Victoires des autodidactes

Jean-Jacques Pineau, fondateur et dirigeant du groupe Le Bœuf tricolore, est le grand gagnant des Victoires des autodidactes 2025 pour la Bourgogne-Franche-Comté. Après s’être vu remettre son prix par la présidente de région Marie-Guite Dufay, le 26 mars à Dijon, il va tenter sa chance pour la compétition nationale, le 14 mai prochain à Paris. Les Victoires des autodidactes récompensent depuis 1989 des créateurs ou dirigeants d’entreprise n’ayant pas suivi d’études supérieures, et dont l’entreprise réalise un chiffre d’affaires d’au moins 10 millions d’euros et connaît une croissance.
Le concours régional organisé par l'association Place financière Bourgogne-Franche-Comté a ainsi salué cette année le parcours et la réussite de M. Pineau, boucher de son métier et titulaire d’un simple CAP, fondateur en 2003 de « La Ferme de Bourgogne », à Auxerre (Yonne). Son offre consiste à valoriser les producteurs locaux de viande. Il l'a déployée dans un réseau de 25 boucheries implantées dans plusieurs régions françaises.
Le jury a également décerné la Victoire de l’audace à Thierry Vuillaume, fondateur et dirigeant de 1055, un groupe de complexes de loisirs regroupant bar-restaurant, bowling, salle de réalité virtuelle, espace de jeux enfants, trampoline… Son concept se développe en Bourgogne-Franche-Comté ainsi qu’en Auvergne-Rhône-Alpes à partir de Lons-le-Saunier (Jura), avec 11 centres prévus d’ici fin 2026. P.Bouillot
Bourgogne
• Pour sa 4ème édition, Art in Situ voit toujours plus grand

La quatrième édition du rendez-vous de l’art contemporain dans les domaines viticoles côte-d’oriens est lancée. « Art in Situ » réunit cette année 10 lieux (des domaines mais également un hôtel beaunois et un fabricant de cuves en acier), dont trois nouveaux venus, pour l'accueil de19 artistes, dont les 37 œuvres retenues seront présentées jusqu’en novembre. L’objectif est, plus que jamais, de créer la rencontre entre le monde artistique et celui du vin, rappellent les fondateurs du concept, Sébastianne Julin-Fourreau et Jean-Marc Bassand. Les participants reconnaissent volontiers que l’art contemporain contribue à renforcer l’image et l’attractivité de leurs établissements et du territoire des Climats inscrits depuis maintenant dix ans au Patrimoine mondial de l'Unesco : « Ce projet nous permet d’offrir une perspective inédite à nos visiteurs et de renforcer l’identité culturelle de nos caves », explique par exemple Jean-Michel Gallette, directeur œnotourisme des Caves Patriarche à Beaune, partenaires de la première heure.
S’il est difficile d’évaluer l’impact de ces présentations artistiques (et des animations organisées autour) vis-à-vis des visiteurs, le succès est indéniable auprès des artistes puisque 65 candidatures ont été reçues. Chaque site accueillant des œuvres contribue au financement de l’opération à hauteur de 3.000 à 10.000 euros. Le développement de l’opération doit se poursuivre ces prochaines années, avec toutefois le souhait de limiter le nombre de lieux d’exposition à une quinzaine. P. Bouillot







































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